samedi 6 avril 2013

Offshore Leaks

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300000 fraudeurs débusqués



La vie risque de devenir plus compliquée pour les fraudeurs fiscaux ?



Après l’affaire du compte suisse de Jérôme Cahuzac, voici qu’une enquête journalistique mondiale, qui s’est baptisée «Offshore Leaks», a mis hier sur la place publique le nom de centaines de personnalités de toutes nationalités disposant de comptes bancaires ou de sociétés offshore dans des paradis fiscaux.



Dans cette liste figure un proche de François Hollande, Jean-Jacques Augier, comme l’a révélé le Monde. Le quotidien, choisi pour exploiter les données concernant la France, a pu identifier une centaine de personnalités françaises actives dans les paradis fiscaux et va dévoiler les noms «d’une dizaine d’entre eux».



A l’origine de ces révélations, il y a l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ), une organisation basée à Washington.



Un de ses membres s’est procuré un disque dur contenant 2,5 millions de mails et des informations sur 122 000 sociétés offshore (la plupart basés aux îles Vierges britanniques et à Singapour), ainsi que sur 12 000 intermédiaires. Il s’agit du plus important stock d’informations venues de l’intérieur sur les paradis fiscaux jamais obtenu par des médias.



L’ICIJ a ensuite contacté une quarantaine d’organes de presse internationaux (la BBC, le Guardian, le Washington Post…), qui ont eu accès à ces données confidentielles et ont pu enquêter.



Ces médias partenaires de l’ICIJ ont ainsi révélé qu’on trouve dans les listings des fraudeurs en tous genres : dentistes américains, «villageois grecs issus des classes moyennes», diamantaires belges, dirigeants étrangers, milliardaires et marchands d’armes. 
 
Mais aussi des responsables politiques. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev aurait ainsi quatre sociétés offshore aux îles Vierges à son nom ou à celui de son épouse et de ses filles. 
L’ancien ministre des Finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav, aurait monté une société dans cette île par le biais d’un compte en Suisse. 
 
Figurent aussi dans la liste la célèbre collectionneuse d’art espagnole Carmen Thyssen-Bornemisza, la fille aînée de l’ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, et Olga Chouvalov, la femme d’Igor Chouvalov, un homme d’affaires proche de Vladimir Poutine.



Suite à ces révélations, la Grèce a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les comptes d’une centaine de sociétés offshore inconnues de ses services fiscaux, dont l’existence a été révélée par l’ICIJ.


Qui a founit a l'Etat Grec les 300 noms des sociétés ?
Moscovici a-t-il lui aussi une liste ?



Il y aurait 35 millions de Compte au monde ...



Ce n'est pas si simple d'ouvrir un compte.
La légalité sera en fonction des sommes versées et le coût de l’opération sera proportionnel a provenance des fonds (Surtout si ils proviennent de fraude fiscale, escroqueries en tout genre aux Etats , TVA, de magouilles comptables à l'intérieur des multinationales, des mafias en tout genre).

Par ailleurs, cette liste est particulièrement internationale et les comptes de français ne sont qu'une toute petite partie (normal, nous sommes 1% de la population mondiale) et ce fléau atteint des pays ou le taux d'impôt est parfois très raisonnable.


Voyez Chypre, par exemple: être une plaque tournante de ce business n'a pas permis à l'Etat d'engranger assez d'impôts et du coup ils sont très vulnérables.



La vérité est que les plus puissants ont corrompu tous les systèmes de contrôle et de décision.




Ainsi de Google ou Apple, qui ont mis des milliards à l'abri dans ces paradis.
Maintenant, ils voudraient réinjecter ce fric aux US mais en payant "peanuts" et font en ce moment même du lobbying en ce sens.
Google a jusqu'à maintenant payé 2,5% d'impôt sur le bénéfice aux USA...



Tous les dirigeants de PME qui ont du mal à investir rêvent d'être aussi peu taxés que ces énormes pompes à fric qui, au final, ne profitent que à une petite minorité, qui planque son fric à l'abri.



Le silence médiatique qui a entouré au Royaume-Uni des révélations des Offshore Leaks est facilement compréhensible.

Seul le Guardian, associé à l'enquête, a couvert l'affaire.
Ailleurs, c'est le silence radio.
Et pour cause, les propriétaires des titres britanniques sont souvent eux-mêmes immatriculés dans les zones offshores.
Les frères Barclays (Telegraph) sont résidents des îles anglo-normandes.
Le groupe News Corp de Rupert Murdoch (Sun, Times, Sunday Times) est composé de 800 sociétés, dont la plupart sont domiciliées dans un havre fiscal.
Il en est de même de Richard Desmond (Express), Evgeny Lebedev (Evening Standard, The Independent) ou Lord Rothermere (Daily Mail).
Quant au Financial Times, le grand quotidien des affaires, il ne pratique guère le journalisme d'investigation.
La City, Wall Street et les places asiatiques constituent après tout le premier client du journal aux pages saumon. 



Quid de notre presse françaises ?

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