samedi 9 septembre 2017

400 mots de vocabulaire ou une orthographe defaillante


Une entreprise sur deux touchée par l'illettrisme et tout le monde (ou presque) s'en fout, Sauf Macron !!!

 

Un sondage inédit, réalisé par CSA 
Research pour le compte de la 
délégation interministérielle à la 
langue française pour la cohésion 
sociale, indique que ce phénomène 
touchant 1,5 million de personnes en emploi est sous-estimé et que 
les correctifs font défaut.
Un scandale, surtout à l'ère de la 
révolution numérique.


Un scandale, une honte, un fléau...
L'illétrisme, néologisme inventé en 1981 par ADT Quart-Monde pour qualifier les personnes qui ont été scolarisées en France mais n'ont pas une maîtrise suffisante de la lecture, de l'écriture et du calcul pour être autonomes dans la vie, est plus répandu qu'on ne le croit.
Et ce, bien que l'illettrisme a été érigé en grande cause nationale en 2013.
Les rares chiffres disponibles, qui remontent au début de la décennie et sont tirés de l'Agence Nationale de lutte contre l'illétrisme, permettent de simplement effleurer l'ampleur du phénomène: 7% des Français de 15 à 65 ans concernés, soit 2,5 millions de personnes dont 1,5 a un emploi; 10% dans l'agroalimentaire, 8% dans l'agriculture et l'industrie, 5% dans le commerce; 9% des hommes, 6% des femmes et 10% des chômeurs; 53% ont plus de 45 ans et 4% entre 18-25 ans; 90% ne vivent pas dans les quartiers ciblés par la politique de la ville mais en zone rurale… Mais plus de 5 millions de chômeurs qualifiés et compétents sont exclus de l'emploi pour cause d'orthographe défaillante !!!
La question, dérangeante et cruciale, du poids de l'illettrisme en entreprise n'avait jusqu'alors jamais été vraiment posée . En tout cas jusqu'à ce que T LEPAON, l'ex-secrétaire général de la  CGT nommé à l'automne 2016 par Manuel Valls délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale, engagé depuis plus de 20 ans dans la lutte contre l'illettrisme, commande une étude au pôle Society de CSA Research pour tenter de mesurer «la perception de l'illettrisme dans le monde du travail».
Et ses résultats, font littéralement froid dans le dos et démontrent que l'objectif public de diviser par deux le taux d'illettrisme en France (soit 3,5% en 2025) est loin d'être gagné.
Voici les 15 chiffres les plus marquants de la première enquête réalisée sur l'illettrisme dans le travail.
» 51% des organisations interrogées ont déjà été confrontées à des salariés ou des agents qui avaient des difficultés à lire et écrire.
Soit la moitié des entreprises et administrations publiques en France!
Le taux grimpe même à 68% dans les organisations de 50 employés ou plus, et 67% dans le secteur de l'entretien et nettoyage.
» 57% des répondants jugent que ces difficultés à lire et écrire constituent un risque professionnel pour la santé physique des salariés (68% dans le BTP) et 69% pour leur santé psychologique (82% dans les administrations publiques).
» 27% des organisations sondées jugent que l'absence de compréhension des consignes écrites (23% pour les consignes orales) en français pose régulièrement un problème pour le bon fonctionnement de l'entreprise ou de l'administration.
» 25% des entreprises et administrations publiques jugent que l'utilisation des outils numériques (navigation sur internet, usage de logiciels de base comme le traitement de texte...), de plus en plus régulière et fréquente, y compris pour des métiers peu ou pas qualifiés, pose aussi un problème pour leurs salariés et agents illettrés.
Ce taux grimpe même à 48% pour les administrations publiques et 38% dans les seuls Services à la personne.
» Seules 14% des organisations répondantes ont toutefois mis en place des actions de repérage pour détecter les personnes ayant des difficultés à lire et écrire.
Sans surprise, le secteur de l'Entretien et du nettoyage est à la pointe de la prévention (45%) et les entreprises de plus de 50 personnes (27%).
Pour que les organisations se mobilisent, il faut que les situations se multiplient: 39% des entreprises et administrations publiques concernées à plusieurs reprises ont déployé un processus de repérage en interne.
» Et lorsque des actions de repérage sont lancées, elles le sont dans 83% des cas décidées par la direction de l'entreprise ou de l'administration, la DRH (60%) ou les managers (58%).
» Face à l'ampleur du phénomène, pas moins de 91% des entreprises et administrations considèrent que la lutte contre l'illettrisme est un enjeu important (39% qu'elle doit constituer une priorité à l'avenir et 52% que le sujet est important sans pour autant être une priorité).
» Pourtant, leurs décideurs ne sont que 38% à avoir été sensibilisés à la question de l'illettrisme, avec un gros déficit d'information pour les secteurs de l'agriculture et de l'hôtellerie/restauration (31% et 34%), comme pour les entreprises de moins de 10 salariés (29%). À l'inverse, les plus sensibilisés ont été les dirigeants des entreprises de plus de 50 personnes (58%) et du secteur de l'entretien/nettoyage (53%).
» Seuls 26% des décideurs de ces organisations sont toutefois capables de mesurer à peu près correctement l'ampleur de l'illettrisme dans le monde du travail, en estimant que le phénomène touche plus d'un million de personnes en France. 29% jugent qu'il concerne «quelques milliers» de salariés et agents, et 4% que «c'est marginal».
» Enfin pour 44% des répondants, ce sont les services de ressources humaines, devant les directions d'entreprise ou d'administration (32%) et la médecine du travail (27%), qui devraient intervenir prioritairement pour s'occuper des personnes ayant des difficultés à lire ou à écrire dans leur organisation.
Ces chiffres, inédits et dramatiques, démontrent qu'il reste encore beaucoup de pédagogie à faire et que l'État devrait sans doute mettre un peu plus que 110 millions d'euros par an de crédits pour lutter contre le cancer de l'illettrisme dans le pays...et plus particulièrement des ayatollah de l’orthographe parfaite dans le monde du travail.
Méthodologie: questionnaire administré par téléphone entre le 21 août et le 1er septembre, auprès d'un échantillon de 600 entreprises privées et administrations publiques (dirigeants, responsable RH, secrétaire de CHSCT et élus) représentatives des secteurs identifiés représentant près de la moitié des personnes actives (Agriculture, Industrie, BTP/Construction, Hôtellerie et restauration, Entretien et nettoyage, Services à la personne, Fonctions publiques territoriales et hospitalières).
Dans le monde d'aujourd'hui ces personnes sont inemployables et seront au RSA toute leur vie !!!

jeudi 7 septembre 2017

Une analyse extraordinaire de lucidité



La crétinisation des milieux éduqués est extraordinaire


Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative.

Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

Tump Brexit, Macron.
Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…
Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation.
Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures.
Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement, même les dominants et même la droite.
On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement.
Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner.
Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée.
«En haut»,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux.
Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés.
Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple.
La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht.
Les élites «savaient», et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté «non».
Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.
La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?
Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés.
La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif.
Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.
Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…
En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires.
C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple.
Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites.
David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de «populisme décent», une magnifique expression.
Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique.
Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse.
C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne.
En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires.
Le FN reste un parti paria, un parti sans élites.
Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène.
A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier.
La dissociation entre les classes sociales est à son maximum.
L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.
La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?
Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. 
Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout !
Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN.
Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste.
Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées.
En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises.
Reste à savoir si Mélenchon a dans la tête ce qu’il faut pour gérer une telle réconciliation.
Et Emmanuel Macron ?
On ne peut pas savoir ce qu’il y a dans la tête de Macron : il est jeune et trop instable, son parcours professionnel l’a montré. Il est pour l’instant sur une trajectoire de conformisme absolu. Réformer, flexibiliser, accepter la gestion allemande de la monnaie… une direction qui amène inévitablement à un ou deux points de chômage supplémentaires en fin de quinquennat. Pour Macron, poursuivre dans cette voie, c’est accepter de disparaître politiquement à 40 ans. Une hollandisation éclair.
Vous êtes un homme de gauche, comment voyez-vous sa situation aujourd’hui ?
Je ne suis pas très optimiste ! L’une des grandes faiblesses de la science politique est de réfléchir aux citoyens comme à des êtres abstraits. Mais quand on décrypte, comme je le fais, des variables sociologiques, on arrive à la conclusion qu’il existe un subconscient inégalitaire dans notre société. La stratification éducative, je l’ai dit, a provoqué une fermeture du groupe des éduqués supérieurs sur lui-même. La crétinisation politico-sociale des mieux éduqués est un phénomène extraordinaire. Le vieillissement de la population va aussi dans le sens d’une préférence pour l’inégalité. Que devient la démocratie quand les gens sont en moyenne beaucoup plus âgés et riches ? Dans le logiciel de La France insoumise, il y a la révolte. Mais des révolutions au sens mélenchoniste dans un pays où l’âge médian de la population atteint les 40 ans, je n’en ai jamais vu. Les peuples qui font des révolutions ont 25 ans d’âge médian. La société française semble dans une impasse.
Vous êtes de plus en plus critique sur l’Europe. Dans votre livre, vous craignez une dérive autoritaire du continent…
Je suis arrivé au bout de ma réflexion. Comment exprimer ces choses-là gentiment… Je ne veux surtout plus adopter la posture du mec arrogant. Que se passe-t-il en Europe ? L’Allemagne meurt démographiquement mais elle conserve un niveau d’efficacité économique et politique prodigieux. Elle a pris le contrôle de la zone euro. Je pense que les historiens du futur parleront du choix de l’euro comme d’une option stratégique inimaginable. Comme de la ligne Maginot en 1940. L’euro ne marche pas, mais il s’est installé dans les esprits pour des raisons idéologiques, et on ne peut pas en sortir. Autour de l’Allemagne, les pays latins sont en train de dépérir, avec des taux de chômage ahurissants, et les pays de l’Europe de l’Est ont vu chuter leur taux de natalité, signe d’une grande angoisse. Les inégalités sont plus fortes au sein de l’espace économique et social européen - entre les revenus allemands et roumains - qu’au sein du monde anglo-saxon qu’on dénonce toujours comme étant le summum de l’inégalité.
Mais le but de l’Union est, à terme, de faire converger les conditions de vie…
Les gouvernements élus dans les pays faibles ne peuvent plus changer les règles. Mais est-ce une surprise ? Il faut étudier l’inconscient des sociétés européennes : il y a, dans la zone euro, une prédominance de régions dont la structure familiale traditionnelle était la famille souche, ce système paysan dans lequel on choisissait un héritier unique, et dont les valeurs étaient inégalitaires, autoritaires. Au fond, mon analyse des couches subconscientes de l’Europe retombe sur un lieu commun historique : qui, dans les années 30, aurait décrit l’Europe continentale comme le lieu de l’épanouissement de la démocratie libérale ? Les berceaux de la démocratie sont le monde anglo-saxon et le Bassin parisien. Pour le reste, les contributions modernes à la politique de la zone euro, c’est Salazar, Pétain, Franco, Hitler, Dollfuss…
Est-ce que ça condamne l’idéal européen ?
Compte tenu du potentiel anthropologique et post-religieux de l’Europe continentale, il aurait été ridicule de s’imaginer qu’après le repli anglo-américain de la zone, car c’est cela qu’on vient de vivre sur le plan géopolitique, une réelle démocratie pourrait perdurer. Ce qui réémerge aujourd’hui, ce sont les traditions propres du continent européen, et elles ne sont pas propices à la démocratie libérale. La France pourrait porter des valeurs démocratiques et égalitaires… mais la France n’est plus autonome.
Le risque pour l’Europe, c’est l’autoritarisme ?
Même si la démocratie disparaît, ça ne veut pas dire qu’on va vers le totalitarisme, ni qu’on perd la liberté d’expression, et que la vie devient insupportable pour tout le monde. Mais ce qui est insupportable dans le stade post-démocratique actuel, c’est que la vie reste plutôt agréable pour les gens d’en haut tandis qu’une autre partie de la population est condamnée à la marginalité. Peut-être que le système explosera. Peut-être que la France retrouvera son autonomie et, comme les Britanniques, une façon de reformer une nation, avec ce que ça suppose de solidarité entre les classes sociales.
Vous intervenez aujourd’hui en tant qu’historien, polémiste ?
Je suis beaucoup intervenu, parfois de manière polémique, dans le débat public. 
Mais, avec ce livre, j’ai voulu revenir au plaisir de l’observation historique, sans prendre partie. 
Je suis à la fois un citoyen qui s’énerve parce que je suis toujours dans le camp des perdants, et qu’à force, c’est agaçant, mais je suis aussi un historien. 
Et ce qui est bien, c’est que même quand le «citoyen» perd, l’histoire, elle, continue. Je pense que la démocratie est éteinte en Europe. Le gros de l’histoire humaine, ce n’est pas la démocratie. L’une de ses tendances lourdes est au contraire l’extinction de la démocratie. En Grèce, en France, les gens votent, et tout le monde s’en moque. Pour un citoyen, c’est tout de même embêtant. Pour un Français qui se pense français, c’est carrément humiliant. Mais un historien sait qu’il y a une vie après la démocratie.

lundi 4 septembre 2017

BREXIT: Sa patinne



Brexit :

le ton monte dans un dialogue de sourds


Seize mois après le référendum, tout le monde campe sur ses positions et les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'avancent pas.

Le ministre britannique en charge du Brexit semble oublier que Michel Barnier se contente de respecter le mandat démocratique que lui ont remis les Vingt-Sept avec une séquence très précise des négociations : d’abord le règlement des sujets concernant la sortie de l’UE, à savoir le sort des citoyens européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans le reste de l’UE, la frontière irlandaise et la question financière.
Ensuite, et seulement ensuite, des discussions sur la relation future et post-Brexit pourront être engagées.



Ce calendrier avait été accepté par le Royaume-Uni en juin dernier.
Or, au cours de l’été, Londres a changé de position et exige désormais de mener les discussions de front.
Comme dans tous les divorces, la question qui fâche le plus concerne les finances.
La presse britannique, qui se fait l’écho du gouvernement, persiste à parler d’une «facture ou d’un prix de sortie».
Or, du côté de la Commission, on parle plus de solder les comptes, c’est-à-dire de régler les montants des obligations déjà prises à vingt-huit, avant la décision du Brexit le 23 juin 2016.
Or, pour Michel Barnier, Londres ne se sent pas «légalement obligé» de remplir ses obligations.
Vendredi à Washington, David Davis s’est employé à balayer d’un air confiant les difficultés.



« Nous avons de très bons juristes»,
A-t-il affirmé, avant de reconnaître : «C’est un peu tendu. Ce sera turbulent.»
Un peu comme s’il était convaincu que, comme souvent au long de ses plus de quatre décennies d’appartenance à l’UE, le Royaume-Uni finira, à force de faire pression, par obtenir ce qu’il souhaite.

«Chantage»

De son côté, du Japon où il accompagnait la Première ministre Theresa May, le ministre au Commerce extérieur Liam Fox a estimé que l’UE ne pouvait «pas faire de chantage» au Royaume-Uni et qu’il était dans son intérêt d’engager immédiatement des discussions sur les futures relations commerciales.
Dans cette négociation, le Royaume-Uni, qui est le demandeur, oublie souvent qu’il ne peut être le seul Etat à bénéficier de la sortie.
Si David Davis a une responsabilité vis-à-vis de ses électeurs et contribuables, chacun des vingt-sept Etats membres est dans la même situation.
La sortie du Royaume-Uni impliquera forcément soit une contribution accrue des pays les plus riches au budget européen, soit une redistribution moindre pour les pays les plus pauvres.
Or, le problème crucial est là.
Pour le moment, Londres n’a pas pu apporter un seul élément dans ses réflexions sur le Brexit qui pourrait bénéficier à l’UE.
Par ailleurs, les tentatives répétées, et grossièrement visibles, de diviser au sein des Vingt-Sept, se sont révélées vaines.
Le Daily Telegraph s’est notamment fait l’écho d’un soi-disant assouplissement de la position française, qui a fait l’objet d’un démenti catégorique de Paris.

Viabilité

Mieux, en dépit d’offensives de charme répétées, les éventuels partenaires pour des accords commerciaux bilatéraux futurs restent extrêmement prudents.
C’est le cas du Japon qui n’a pas caché que sa priorité était avant tout la signature de l’accord commercial en cours avec l’Union européenne.
C’est aussi le cas des Etats-Unis, bien plus occupés à renégocier l’accord de libre-échange d’Amérique du Nord (Alena) et à se disputer commercialement avec la Chine, qu’à se pencher sur des accords futurs avec le Royaume-Uni.
D’autant que la position britannique reste toujours aussi floue, avec des déclarations contradictoires voire totalement fausses.
La Première ministre Theresa May a ainsi affirmé, lors d’une interview au Japon, qu’il est «impossible de participer au marché unique à moins d’être membre de l’Union européenne».
Ce qui n’est pas vrai, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein ont accès au marché unique sans être membres de l’UE.
Les 19 et 20 octobre prochains, un sommet réunira à Bruxelles tous les dirigeants européens, qui devront alors décider si des progrès suffisants ont été réalisés pour avancer.
Pour le moment, rien ne semble indiquer que ce sera le cas.
Sur le sol britannique, les questions sur le Brexit, sa finalité, son exécution, voire sa viabilité, se multiplient.
Il y a exactement un an, David Davis affirmait que la plupart des négociations, que ce soit avec l’UE et les futurs partenaires commerciaux, pourraient être conclues sous «douze à vingt-quatre mois».
Seize mois après le référendum sur la sortie de l’Union européenne, le bilan est nul.
D'apres un texte de S Delesalle-Stolper

dimanche 20 août 2017

Atentats/indépendance




la Catalogne n'a pas 

l'étoffe d'un état 

souverain...

La Catalogne et ses 

mossos

n'avait pas sécurisé 

correctement leur 

capitale

BARCELONE.

Quel sera, une fois la douleur et le 
deuil passés, l'impact des attentats 
sur la crise indépendantiste qui 
divise Madrid et Barcelone depuis 
2012 ?

C'est une évidence à laquelle se 
préparent sans doute secrètement 
Carles Puigdemont, le Président de 
la Généralité de Catalogne, et 
Mariano Rajoy, le Président du 
Gouvernement Espagnol.


Car sur cette question dont on parle en vérité dans la péninsule depuis des années, il y aura, c'est certain, un avant et un après Barcelone et Cambrils.
Ces événements qui surviennent alors que les relations entre les autorités catalanes et les représentants de l'Etat à Madrid n'ont jamais été aussi tendues, ne sont-ils le résultat que d'un «hasard du calendrier» ?
À supposer que l'idée de ces nouveaux attentats n'ait pas germé dans les seuls terreaux de la cruauté et de la terreur, le contexte hispano-catalan particulièrement sensible apporte alors une dimension géopolitique aux attaques commises à Barcelone et Cambrils, quelques semaines avant le référendum interdit sur l'indépendance de la région.
Vendredi place de Catalogne, dans cette région qui se glorifiait d'être invincible et à l'abri de toutes brutalités du monde... Au motif de sa défiance à l'égard de Madrid.
C'est un message d'unité et de courage brouillé qui a été adressé au terrorisme jihadiste.
Mais que restera-t-il de l'armistice provisoire conclue par Rajoy et Puigdemont sous le regard du roi Felipe VI et du peuple, quand les Catalans passeront aux urnes le 1er octobre ?
Comme une justification de ses crimes, Daesh a indiqué avoir frappé Barcelone et Cambrils en représailles à l'engagement et l'appui logistique de l'armée espagnole aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.
L'argument n'est pas anodin et fera son chemin dans l'esprit des électeurs indécis.
Mais où conduira-t-il ?
Dans le sens de l'indépendance si les jours prochains, le sentiment d'avoir payé un lourd et injuste tribut à l'appartenance à un Etat Espagnol membre de l'UE se répand dans la région, malgré leurs convictions de rester dans l'UE et l'€uro  de droit...?
Dans une Catalogne à vif, l'enjeu de l'autonomie politique, culturelle et économique, pourrait ainsi être relégué à l'accessoire d'un référendum populaire où la question de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité l'emportera sur toute autre considération.
De ce point de vue, les hommages légitimes des autorités locales à leurs forces de police, n'ont peut-être pas été rendus sans arrière-pensées.
Avec ses Mossos , la Catalogne n'a pas l'étoffe d'un état souverain ?
Mais alors que cet été, des groupuscules catalans déclarent les touristes indésirables, au risque de nuire à l'image et aux intérêts économiques de la région, c'est tout le contraire qui peut aussi se produire.
Parce que les Catalans se savent désormais vulnérables face à la menace terroriste, le désir d'union, d'appartenance à tout un pays, peut l'emporter sur l'indépendance et le risque de repli sur soi, d'isolement, que portent en elles les manifestations récentes contre les visiteurs étrangers…
Si le «non» s'impose plus largement comme le suggère un récent sondage (48,5 % contre 44,3 % pour le «oui» à l'indépendance), les Catalans auront signifié à leurs représentants politiques qu'en définitive, la lutte contre le terrorisme passe par la défense de l'Etat de droit.
Or c'est un fait dans tout pays démocratique : la Constitution ne se respecte ni ne s'applique à moitié.
Alors qu'entre eux, le dialogue est rompu, la Généralité de Catalogne et le pouvoir de Madrid devront alors se montrer à la hauteur de la situation…
D'apres un texte de L LAPRADE

mercredi 26 juillet 2017

En avez vous souffert ?





L’épisiotomie
 
c’est quoi, ?


Une incision partielle du périnée, 
pratiquée par le personnel médical 
lors d’un accouchement, censée 
faciliter l’expulsion du bébé et 
prévenir la survenue de déchirures 
périnéales.
Lors de cette intervention, 
l’obstétricien anesthésie localement 
(pas systématiquement) et referme 
l’incision à l’aide de points de 
suture. 
 
Les défenseurs de cette pratique 
«préventive» certifient qu’il est 
préférable de couper le périnée et 
de le recoudre de manière maîtrisée 
plutôt que de risquer des déchirures 
incontrôlées.

Les opposants, de plus en plus nombreux, affirment que cette «routine» ne diminue pas les possibilités de déchirures graves et ne fait qu’entraîner des complications (pertes importantes de sang, infections dues à une épisiotomie mal recousue etc). 
 

Depuis quand la pratique-t-on ?
Selon un article publié en 2006 dans le Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, la première épisiotomie a été effectué par Fielding Ould en 1742.
La pratique se serait réellement démocratisée dans les années 1920.
Chantal Ducroux, présidente du Ciane (Collectif interassociatif autour de la naissance), s’en désole : «Des générations de praticiens sont persuadées que l’épisiotomie prévient les déchirures.
Ils y croient dur comme fer et en réalisent un peu partout en France, alors que les études prouvent le contraire.
On est dans un pays où l’on préfère conserver nos acquis, on n’a jamais dit aux jeunes médecins de changer leurs habitudes.» 


Est-ce une pratique légale ?
Oui, seulement s’il n’y a pas bafouement du consentement.
C’est l’article L1111-4 de la loi Kouchner de 2002, relative aux droits des malades, qui le formule : «Aucun acte médical, ni aucun traitement, ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment».
Or, selon les statistiques délivrées en 2013 par le Ciane, l’autorisation pour l’épisiotomie n’est demandée aux femmes que dans 15% des cas.
Des agissements qui sont donc illégaux dans la plupart des cas, et de surcroît, en totale contradiction avec le code de déontologie médicale français.
 
Pourquoi en parle-t-on beaucoup aujourd’hui ?
Qualifiée de «violence obstétricale» dans les milieux féministes depuis plus de quinze ans (au même titre que l’expression abdominale qui consiste à appuyer sur le ventre de la mère au moment de l’expulsion, le «point du mari» qui induit de recoudre plus que nécessaire un périnée déchiré lors d’un accouchement, ou les césariennes à vif), l’épisiotomie est longtemps restée taboue et ses conséquences ont trop largement été négligées.
D’ailleurs, beaucoup de médecins préfèrent parler d’événements exceptionnels et localisés.
Aujourd’hui, la langue des femmes commence à se délier et les témoignages de victimes se multiplient, notamment via les réseaux sociaux.
Conséquences : les polémiques se sont enchaînées, mettant enfin en lumière ces mutilations non consenties.
Combien de femmes seraient concernées par l’épisiotomie chaque année en France ?
La dernière étude du Ciane évoque un taux d’épisiotomie établit à 30% sur la période 2010-2013 (47% pour un premier accouchement, 16% pour les suivants).
Selon une enquête nationale périnatale réalisée par l’Inserm en 2010, les chiffres font état de 26,8% (44,4% pour une première naissance, 14,2% pour les suivantes).
Ni Marlène Schiappa ni Ismaël Nisand n’ont évoqué ces chiffres-clés.
La secrétaire d’Etat a préféré rapporter le 75% mentionné sur son propre blog Maman Travaille en 2010 (une étude menée sur seulement 983 mères).
La ministre a la main bien trop lourde, quand le médecin minimise le phénomène.
Cela a été une pratique courante dans toute l’Europe depuis le début des années 1970, donc des millions de mères sont concernées… La peur des DI du corps médical se comprend ?
Le taux de césariennes n'est-t-il pas abusif  de nos jours ?
Sur un texte A Moran

lundi 24 juillet 2017

La Catalogne indépendante?


 

CATALOGNE

en cas de victoire du "oui"

au référendum du 1er octobre 2017

l'indépendance sera immédiate.



La coalition au pouvoir en 
Catalogne a assuré que le 
référendum d'autodétermination 
qu'elle entend organiser le 1er 
octobre serait suivi d'effet et 
qu'elle  déclarerait
 immédiatement 
l'indépendance si le "oui" 
l'emportait.


"Si une majorité des votes émis est en faveur de la création d'une république catalane, il faudra évidemment et immédiatement déclarer l'indépendance", a dit une élue régionale de la CUP (extrême gauche, séparatiste), Gabriela Serra, lors de la présentation ce mardi matin par un groupe d'élus indépendantistes de tous bords de la loi qui servira à organiser le référendum.
En cas de victoire du "non", des élections régionales seraient convoquées.
Cette loi "établira un régime juridique exceptionnel", avait précisé un peu plus tôt l'élu Jordi Orobitg de la coalition "Ensemble pour le oui" (Junts pel si), composée de séparatistes de droite et de gauche.
"Elle prévaudra sur les autres normes", a expliqué un autre élu de cette coalition, Lluis Corominas.
Pour les séparatistes, cette loi sera au-dessus de la Constitution espagnole, car, comme l'indiquera son article 2, le "peuple de Catalogne est un sujet politique souverain".
Le texte prévoit aussi la mise en place d'une autorité électorale indépendante chargée d'organiser et de superviser le scrutin.
La loi sera en principe soumise au vote des députés catalans fin août.
Le gouvernement catalan est dirigé depuis début 2016 par une coalition séparatiste qui a promis de mener la région vers l'indépendance.

En septembre, le président régional catalan Carles Puigdemont avait annoncé qu'un référendum d'autodétermination serait organisé dans ce but, désormais prévu le 1er octobre prochain.
Le gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy est fermement opposé à ce référendum, estimant qu'une question relative à la souveraineté nationale doit être débattue par l'ensemble des Espagnols.

Il a saisi la Cour constitutionnelle, qui l'a déclaré illégal.

En février, la Cour avait en outre fait savoir à l'exécutif catalan que toute action en ce sens serait passible de poursuites.
La société catalane est elle-même profondément divisée : 48,5% des Catalans sont contre la sécession, 44,3% pour, selon un récent sondage d'un institut dépendant du gouvernement catalan.
Mais une très large majorité, plus de 70%, aimerait trancher la question par un référendum.

Le dernier sondage annonce une forte participation et le oui vainqueur au référendum sur l'indépendance

Sondage réalisé du 12 au 15 juin par l'Institut Opinomètre auprès d'un échantillon de population de 1.000 personnes vivants en Catalogne âgées de 18 ans et plus.
La première surprise vient de la participation à ce référendum qui pourrait dépasser les 60% puisque 67% indiquent qu'ils sont prêts à aller voter le 1er octobre.
Et c'est un changement notable par rapport à la consultation, sans valeur légale, du 9-N.  
Le 9 novembre 2014, la consultation populaire n'avait attiré que 48.85 % des electeurs catalans. Un 67% correspond au chiffre de participation habituel des élections en Catalogne.
Une participation plus forte attendue donc pour ce 1/10 qui semble correspondre à ce qu'attend aussi la population catalane qui avait exprimé, dans les sondages de ces derniers mois, son envie de voter et de clore ainsi le chapitre sur le référendum en Catalogne.
Au niveau des résultats de ce sondage, ils sont 42,3% à avoir dit oui à l'indépendance de la Catalogne contre 38,9 pour le non. 18,8% ont indiqué que, soit ils voteraient blanc (à 6%), qu'ils étaient indécis (9%) ou n'ont pas voulu répondre à la question (3%).
Ce dernier sondage qui devrait conforter les partis favorables à l'indépendance de la Catalogne même si l'écart est relativement mince jusqu'ici.
Pour rappel,  le gouvernement espagnol est opposé à la tenue de ce référendum et ne devrait pas faire plus pour l'interdire... sauf à recourir à son armée.




Une voix forte Européenne doit s'élever pour stopper cette entreprise motivée par un égoïsme exacerbé et des arrières pensées malsaines et discriminatoires vis à vis des castillans, qui ont pourtant largement participé à la position de la Catalogne d'aujourd'hui !!!
Sa séparation de l'Espagne exclut automatiquement la Catalogne de UE et une renégociation serait fortement improbable puisque l'Espagne y apposerait systématiquement son VETO.
Seul l'Euro pourrait être maintenu avec une négociation (Monaco) !!!
Bien que ce référendum soit inconstitutionnel vis à vis de la constitution espagnole, une victoire ou une défaite des indépendantistes sèmera un chaos indescriptible pour le commerce intra européen...une possibilité de réactions violentes de type terroriste et un boycotte de tous les produits catalans en Espagne !!! (60 % de la production catalane est consommée en Espagne) !!!
Les SEAT et AUDI des Nissan sont fabriqués à Barcelone ?
Les fruits et légumes d'Andalousie ne pourront plus alimenter Le marché international de St Charles de Perpignan, le seul recours sera de mettre en place une ligne ferry entre Almeria et Valence via Port Vendres, Port la Nouvelle ou Sête...




jeudi 18 mai 2017

Les Législatives




La République En Marche


A accueilli hier soir l'ensemble des 

forces progressistes de notre 

commune pour leur présenter
 

Jean TERLIER

qui est leur candidat pour la 

Troisième Circonscription du Tarn.


En Marche reste plus que jamais tourné vers la société civile, l'adhésion est gratuite, la liberté d'organisation locale est totale et nos adhérents sont libres d'appartenir à d'autre formation politique.

Le projet d'objectifs d'un adhérent

En conservant la bienveillance de rigueur dans ce parti 

politique, il doit réfuter tous commentaires propagés par tout 

à chacun sur des rumeurs ou des faits invérifiables, ils 

pourraient être infondés ou impossibles à prouver...cela nous 

engagerait !!!

Signaler ou intervenir pour dénoncer systématiquement :

* Toutes maltraitances sur mineurs de moins de 15 ans
* Toutes violences faites aux femmes
* Refuser obstinément de payer « au noir »
* S'autoriser à réprimander tout ado qui « déconne » sur la voie publique
* lutter contres les violences routières et ne pas cautionner ce non-respect de celui-ci par votre famille ou amis.
* Rapporter au collectif toutes observations ou anomalies, que vous auriez constater, afin de décider collectivement de la réponse à en donner.
* Se faire une obligation et même violence de participer à nos réunions de comité local.
C'est primordial, vos commentaires, réflexions et objections ne feront qu'améliorer et faire évoluer nos règlements et nos lois à venir ou de les modifier.

Votre adhésion et vos motivations à être à « En Marche »

Ne doit jamais être béate ou christique.
Nous élisons des Femmes et des hommes, ils sont donc tous faillibles !
Ne leur signons jamais un chèque en blanc !
Enthousiasme ça fait du bien, mais cela ne dure jamais bien longtemps !