jeudi 9 novembre 2017

Un programme, pourquoi pas



Le programme éléctoral
 
de
 

SOS St SULPICE
?

Continuer à assainir les finances 

que Mr Soulet 

nous a laissées

* En maintenant le même taux d'imposition actuel !!!
* faire la chasse à tous les gaspillages.
* en limitant nos dépenses courantes au strict minimum et nos investissements à des travaux urgents et capitals pour notre commune( Ave Charles De Gaulle).

Nous allons combattre :

* Toutes maltraitances sur mineurs de moins de 15 ans,
* Et livrer une lutte sans merci contre le harcèlement scolaire !!!
* Toutes violences faites aux femmes
* La chasse au travail « au noir »
* Réprimander tout ado qui « déconne » sur la voie publique
* lutter contres les incivilités routières...transport des enfants , les vélos qui roulent sur les trottoirs, stationnement sur les trottoirs!!!
* La circulation des poids lourds de plus de 3,5 T !!!

Etudier, modifier ou réaliser

* Comment desenclaver le nord de notre commune de sont Chemin de Fer ?
* Embranchement fer des Portes du Tarn est-il toujours d'actualité… Alors que 56 de ces embranchements sont sous exploités ou abandonnés depuis des années  dans le département !!!
* Revoir le déménagement de Marcel Pagnol pour l'agrandissement du CES Pierre Suc ?
* Elargir les trottoirs et faire des pistes cyclables, si tous nos concitoyens sont d'accord pour réduire la vitesse partout à 30 km/h(apres réferendum). .

Faire respecter tous nos décrets :

* Sur les permis de construire
* Faire respecter le Cahiers des Charges des lotisseurs.
* La qualité et les assurances des artisans qui œuvrent sur notre commune  et du sort des gravats qu'ils produisent!
* Les crépis  absents, les termites, les fosses septiques, les puits et les déversements sauvages d'eaux usées dans les ruisseaux!!!
* Vos obligations d'entretien de vos « pas de portes » ...et des dépots de vos ordures !!!

Rappel

Que l'utilisation et l'entretien (à titre gracieux) des locaux et des terrains municipaux ont un coût, qu'ils vous sont confiés, vous avez la responsabilité de leur intégrité et des accessoires mis à votre disposition. Un protocole d'utisation sera édicté !!!

Vos devoirs :

* Rapporter à la Mairie toutes observations ou anomalies, que vous auriez constatées, afin de décider de la réponse à en donner.
* Se faire une obligation et même violence de participer aux débats participatifs qu'elle organise.
C'est primordial, vos commentaires, réflexions et objections ne feront qu'améliorer et faire évoluer nos règlements et nos décrets à venir ou de les modifier.

Le jour du vote

On ne doit jamais être béat ou christique.
Nous élisons des Femmes et des Hommes, ils sont donc tous faillibles !
Nous ne leur signons jamais un chèque en blanc !
L'enthousiasme ça fait du bien, mais cela ne dure jamais bien longtemps !


Ehpad




Monique Iborra, 

députée 

La République en 

Marche a été désignée 

rapporteur à 

l'Assemblée nationale 

d'une mission 

d'information 

concernant les établissements 
d'hébergement pour les personnes 
âgées dépendantes !!!

En quoi consiste votre mission ?
Je dois dans un premier temps réaliser un rapport général en rencontrant toute la semaine prochaine des acteurs de ce secteur ce qui représente 27 groupes.
À la fois les professionnels régionaux, départementaux, le personnel… Avant de rendre un premier rapport le 13 septembre.
Dans un deuxième temps, je vais aller sur le terrain à la rencontre de ceux qui travaillent dans ces Ehpad et échanger avec eux.
Je vais également rencontrer la ministre de la Santé.
Cela débouchera ensuite sur des recommandations.
Quels sont les problèmes actuellement ?
Tout d'abord, c'est un véritable problème de société. Nous avons de plus en plus de personnes âgées en France, elles arrivent dans les Ehpad de plus en plus tard.
Elles sont souvent atteintes de maladies et sont très dépendantes.
Autre problème, l'aspect social.
Le reste à charge est souvent trop élevé par rapport aux retraites des personnes hébergées.
Enfin, nous faisons face à un problème humain, à la fois du côté du personnel, des professionnels que du point de vue des personnes âgées.
En Occitanie, le métier d'aides soignantes n'attire plus.
Le nombre de candidats baisse de 30 % alors que nous avons plus que jamais besoin de ces aides-soignantes.
La réforme de la tarification validée par l'ancien gouvernement va engendrer 200 millions d'euros de dotations annuelles en moins allouées aux maisons de retraite publiques…
La tarification est évidemment un problème que nous devons aborder.
Le décret publié en 2016 qui encadrait cette modification de tarification s'inscrivait dans la loi sur le vieillissement.
Je dois vérifier les problématiques autour de ce texte.
Il est nécessaire avant de redonner des moyens supplémentaires de comprendre les raisons du dysfonctionnement.
Il faut quand même savoir que le financement de ces Ehpad est très complexe.
C'est à la fois l'Etat, les Conseils Départementaux qui injectent de l'argent.
Actuellement, c'est ubuesque, tellement c'est compliqué.
Il est nécessaire déjà de simplifier tout cela. Au-delà de cet aspect, je dois explorer tous les pans du sujet et c'est un dossier épais que j'ai entre les mains.

mardi 7 novembre 2017

UN COUP D'ETAT



En Catalogne,

une dangereuse fiction narcissique

Javier CERCAS, l’un des grands écrivains espagnols, vit en Catalogne et se considère comme catalan.

Il voit dans le récent «coup d’Etat» catalan, le dernier des coups de fouet, peut-être le plus grave, du populisme nationaliste qui a engendré Trump et le Brexit.

J’écris depuis l’un des endroits les plus privilégiés au monde, la Catalogne. Cet endroit, les deux derniers mois, semble parfois décidé à se suicider, flirtant avec l’affrontement civil et la ruine économique. La cause immédiate de cette folie est un coup ou auto-coup d’Etat, prémédité avec soin et effectué au parlement catalan, les 6 et 7 septembre derniers.
Violant toutes les règles démocratiques, négligeant le rejet des propres juristes de ce parlement et des partis d’opposition, qui laissèrent l’hémicycle à moitié vide, les politiciens indépendantistes ont promulgué plusieurs lois qui, non seulement prétendaient bouleverser l’ordre juridique démocratique afin de proclamer la République catalane, mais aussi nous laisser, nous les Catalans, «à la merci d’un pouvoir sans limites» pour reprendre les mots par lesquels le Tribunal Constitutionnel a qualifié la première de ces lois, en même temps qu’il l’annulait.


L’expression «coup d’Etat» semblera inapproprié à ceux qui ne savent peut-être pas que les meilleurs coups d’Etat se font sans violence, précisément parce qu’ils ne ressemblent pas à des coups d’Etat. D’autres ne seront pas étonnés. Par exemple, ceux qui ont lu, sur cette question, un manifeste signé en Espagne par plus de soixante-six philosophes du Droit. Ou encore ceux qui se rappellent ce qu’a écrit le juriste Hans Kelsen dans sa Théorie générale du Droit et de l’Etat : un coup d’Etat a lieu quand l’ordre juridique d’une communauté est annulé et remplacé, sous une forme illégitime, par un nouvel ordre. Que peut bien signifier la phrase terrifiante du Tribunal Constitutionnel que j’ai citée, sinon que le gouvernement catalan autonome a tenté d’écraser la démocratie ? En tout cas, le résultat de ce coup ou auto-coup d’Etat est que, depuis deux mois, la Catalogne est coupée en deux : une moitié (ou un peu moins) vit par moments dans l’euphorie, pour ne pas dire l’extase ; l’autre moitié (ou un peu plus) vit dans la panique.
Y-a-t-il des responsables de cette division mortelle ? Naturellement : ce sont les politiciens, banquiers, entrepreneurs, hommes d’affaires, intellectuels, économistes, journalistes et activistes, avec des noms et des prénoms, qui, surtout depuis la mi-2012, ont provoqué des avalanches de mensonges – répandus ces temps-ci par Vladimir Poutine avec le désintéressement qui le caractérise –, et provoqué la crue spectaculaire de l’indépendantisme catalan. En très peu de temps, celui-ci est passé de 15 à 20% des votes à 47%, lors des dernières élections. Ces mensonges de masse relativiseraient presque ceux qui ont contribué à la victoire de Trump ou au Brexit, et tel devrait bien être le sens actuel du problème catalan pour l’Europe : il est le dernier des coups de fouet, peut-être le plus grave, du populisme nationaliste qui a engendré Trump et le Brexit.
Que promettent les sirènes de l’indépendantisme ? Non pas le paradis, bien sûr, mais quelque chose qui lui ressemble tellement, tellement, tellement, qu’on peine parfois à l’en distinguer. Bien sûr, la moitié des votants n’aurait pas pu croire en cette fable si elle n’était accompagnée par une fable complémentaire, celle que nous autres, Catalans, nous nous contons à nous-même depuis le retour de la démocratie. Selon cette fable, l’Espagne n’est pas sortie du franquisme et les Espagnols sont quasi par définition autoritaires, paresseux, acariâtres, réactionnaires, oppresseurs, des gens par essence différents de nous, qui nous détestent en douce et vivent à nos crochets. La Catalogne est en effet l’une des communautés les plus riches d’Espagne et, selon les propres rapports du gouvernement catalan, ce sont les Catalans les mieux pourvus qui votent le plus pour les indépendantistes. Toujours selon cette fable, nous autres, Catalans, sommes le contraire des Espagnols : des gens joyeux, cultivés, bons, travailleurs, pacifiques, européanisés, culturellement et économiquement opprimés et historiquement asphyxiés par la brutale rapacité espagnole.
Cette fiction narcissique a été nourrie par les gouvernements nationalistes successifs, qui ont bénéficié depuis le retour de la démocratie d’un énorme pouvoir et d’une grande quantité d’argent. Argent qui, ces derniers temps (ou peut-être depuis le début), a été utilisé pour la cause indépendantiste, avec une absolue déloyauté envers l’Etat espagnol, l’un des plus décentralisés au monde. Bien sûr, comme tout grand mensonge, cette autofiction complaisante est fondée sur de petites vérités. Elles ont pour la plupart grandi du fait des multiples erreurs commises par les gouvernements espagnols successifs. La dernière a eu lieu le jour du référendum frauduleux du 1er octobre, où le gouvernement catalan prétendait légitimer une rébellion contre la démocratie au nom de la démocratie, tandis que le gouvernement espagnol tentait laborieusement de réprimer un coup d’Etat du XXIe siècle avec des méthodes du siècle précédent. Tout ceci a créé, chez des hommes de bonne volonté, l’illusion traître, rétrograde et non solidaire que, une fois débarrassée de l’oppression espagnole, la Catalogne serait le Danemark, ou au moins la Suisse, et que nous, les Catalans, serions libres et heureux.
J’ai dit : des hommes de bonne volonté, et je le répète.

On pourra objecter que ceux qui voient la moitié de leurs concitoyens en état de panique et continuent d’alimenter des fantaisies suprémacistes, ne sont pas de si bonne volonté. Erreur. Tandis que j’écris ces lignes, certains responsables de ce désastre – sept ex-conseillers du gouvernement catalan – ont été incarcérés par un juge qui les accuse de délits d’une grande gravité. D’autres sont déjà depuis plusieurs jours en prison, tels les deux principaux dirigeants de l’Assemblée Nationale Catalane et d’Omnium Cultural, deux organisations civiles extrêmement puissantes et disciplinées sans lesquelles rien de tout ceci n’aurait pu avoir lieu. Il est probable que d’autres suivent bientôt le même chemin, et d’abord l’ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique et contre qui la justice espagnole a lancé un mandat d’arrêt. Mais beaucoup d’autres ne répondront pas de ce qu’ils ont fait : les banquiers, hommes d’affaires, intellectuels, économistes, journalistes et activistes mentionnés plus haut. Certains d’entre eux, au dernier moment et désespérément, ont tenté d’éviter la proclamation unilatérale de la République catalane et sa conséquence logique, l’intervention de l’Etat pour rétablir la légalité démocratique. Bien entendu, il était trop tard. On ne peut arrêter d’un coup une locomotive roulant à fond et conduite par un fanatique, même quand on l’a soi-même mise en marche.
A ceux-là, j’imagine qu’il n’arrivera rien. Ils ne paieront pas pour ce qui a eu lieu. En revanche, les hommes de bonne volonté à qui l’on a menti, si, et, avec eux, tous les Catalans : on a vu comment, ces dernières semaines, toutes nos banques et environ 2000 entreprises, à commencer par les plus importantes, ont fui la Catalogne. Et, si nous ne réglons pas rapidement ce problème, les Espagnols et les Européens le paieront à leur tour, car il ne faut pas s’y tromper : ce qui est en jeu en Catalogne n’est pas seulement l’avenir de la Catalogne, ni même celui de l’Espagne, mais celui de l’Europe entière. La désintégration de l’Espagne mettrait en danger l’unité et la stabilité de l’Europe. Quoiqu’il advienne, je n’ai aucun doute sur ce point : nous vivons en Catalogne un phénomène que nous avons souvent vu dans l’histoire, en particulier dans la récente et malheureuse histoire de l’Europe : soigneusement intoxiquées par de vénéneuses fantaisies, les meilleures personnes sont capables de commettre les pires erreurs.
Javier Cercas écrivain, Dernier ouvrage paru : le Point aveugle, Actes Sud, 2016.






vendredi 3 novembre 2017

Peche en mer du nord


 
ÉLECTROCUTION
 
Les pêcheurs industriels des Pays-Bas 
ont décidé d’attraper les poissons 
jusqu’au dernier, quitte à transformer 
les océans en désert en tuant toute la vie 
marine : désormais ils capturent les 
poissons en les électrocutant !
 
Les lobbies néerlandais voudraient que le Parlement européen autorise la pêche électrique.
 
Nous devons être plus forts qu’eux !

samedi 28 octobre 2017

ETUDES DE SANTE



Enfin une solution pour les 
études de santé ?

Alors que le système de 
recrutement des futurs médecins 
est largement décrié, la récente 
concertation sur l'accès à 
l'université est venue asseoir les 
pistes qui permettraient de mettre 
fin à l'immense gâchis en Paces,
la «première année commune aux 
études de santé».

Si le débat autour de la sélection à l'université reste vif, résistances syndicales obligent, c'est en médecine que l'idée gagne le plus de terrain.
Le groupe de travail consacré à l'accès aux études de santé, l'un des onze groupes de la concertation est en effet tombé d'accord sur la mise en place de «prérequis», validés par un mooc (cours en ligne), à l'adresse des lycéens souhaitant embrasser la carrière.
«Un moyen de vérifier qu'ils n'ont pas une représentation fantasmatique du métier», explique le Pr Jean-Paul Saint-André...
Un aspect du problème dont on ne parle peu est l'inadéquation du PACES à ce que l'on attend d'un futur médecin: Sélectionner sur des centaines de QCM portant essentiellement sur la physique, les maths et la chimie .

Pour des praticiens dont l'humanisme doit être une des composantes essentielles de leur metier !!!,
QUELLE BETISE !

lundi 23 octobre 2017

Le Code du Travail Irlandais ne doit pas peser bien lourd


Ryanair :

«Pendant le vol, on dort dans le cockpit»


Usés par des conditions de travail exténuantes, les hôtesses et les stewards de la compagnie low-cost s’activent pour créer le premier syndicat de l’entreprise.

Les pilotes, eux, démissionnent en série.

L’adresse est arrivée au dernier moment via la messagerie What’s App. Une modeste résidence située à proximité des pistes d’un aéroport belge. Pas de nom qui permettrait de sonner à l’interphone, mais un regard attentif derrière une fenêtre. Entrer en contact avec des hôtesses et des stewards en fonction chez Ryanair exige mille précautions. «N’oubliez pas de changer nos prénoms et ne donnez pas trop de détails sur notre parcours au sein de la compagnie ni l’endroit précis où nous sommes basés», demandent, en préambule, Peter et Sophie.
Ils veulent éviter les convocations disciplinaires au siège de Ryanair, à Dublin, où se déroulent les «recadrages» et le rappel à la clause de leur contrat qui interdit tout contact avec des médias.
Pourtant, ces deux membres d’équipage qui totalisent plus d’une décennie d’expérience au sein du transporteur irlandais, ont bien plus que du vague à l’âme. Les récentes annulations en série de vols les ont décidés à parler. Etape sans doute préliminaire à la création de sections syndicales, ce qui serait une première pour cette entreprise dont le PDG, Michael O’Leary, exècre toute forme de représentation des salariés.

«Pas de bureau»

La compagnie aérienne qu’il dirige est devenue, en vingt ans, la plus rentable d’Europe. En 2016, ses 427 avions ont transporté 120 millions de passagers et dégagé 1,3 milliard d’euros de bénéfices pour 6,6 milliards de chiffre d’affaires. Le climat social, en revanche, ne reflète pas vraiment ces bons résultats. Les hôtesses et stewards, comme les pilotes, s’élèvent à l’unisson pour demander d’autres conditions de travail.
«Une journée classique commence par un réveil à 4 heures. Je dois être à l’aéroport à 5 h 35 pour le briefing d’avant vol. Habituellement, il se déroule dans une salle spécialement dédiée, mais à l’aéroport de Bruxelles, ça se passe dans l’avion. Officiellement, la compagnie n’a pas de bureaux dans la capitale belge. Nous sommes opérationnels à 6 heures et nous avons alors vingt-cinq minutes pour embarquer 189 passagers. Les moteurs commencent à tourner à 6 h 30 et c’est à partir de ce moment seulement, que nous commençons à être payés. De la même manière, dès que les moteurs sont arrêtés, nous ne sommes plus rémunérés. Deux allers-retours dans la journée, cela représente quatre vols et douze heures de travail, pour lesquelles nous ne serons payés que 8 h 30. Et si jamais il y a un problème technique, le temps passé à attendre dans l’avion n’est pas comptabilisé, pas plus que si nous rapatrions un avion à vide après une avarie», détaille Peter. Lui, comme ses collègues sont payés chaque mois selon le temps de vol effectué. A 18 euros bruts, pour 75 heures, une hôtesse ou un steward perçoit 1 300 euros par mois.
Bien que résidant toute l’année en Belgique, Peter comme Sophie travaillent avec des contrats de droit irlandais. Forts de leur statut d’«anciens», ils ont le privilège d’être directement salariés de la compagnie Ryanair. En revanche, la majorité de leurs collègues sont employés par une société de mise à disposition de personnel du nom de Crewlink, également immatriculée en Irlande, qui refacture ses services à la compagnie. Interrogée par Libération, Ryanair indique que «les équipages peuvent gagner jusqu’à 40 000 euros et sont rémunérés pour leurs astreintes», sans fournir plus de précisions. Cette somme correspond en réalité au gain maximal d’un superviseur, qui encadre trois hôtesses et stewards, tout en bénéficiant d’un contrat Ryanair et non Crewlink.
Au quotidien, les arrêts maladie sont vécus avec une réelle appréhension : «La réglementation est claire. Lorsque nous sommes souffrants, nous ne devons pas voler, spécialement en cas de sinusite ou de rhume car nous risquons de nous abîmer un tympan, compte tenu de la pressurisation de l’avion en altitude. Pourtant, certains préfèrent travailler tout en étant malades, pour éviter de devoir fournir des explications.» Lesquelles se déroulent à Dublin soit un aller-retour et une grosse demi-journée mobilisée, sans pour autant être rémunéré.

«Vous ne volez pas, vous n’êtes pas payés»

Les hôtesses et stewards employés par la société intermédiaire Crewlink sont encore moins bien lotis en cas de pépin de santé : «Le principe est que lorsque vous ne volez pas, vous n’êtes pas payé», rappelle Peter. A bord des avions de Ryanair, les personnels de la compagnie sont multitâches. Durant les vingt-cinq minutes que dure une escale, ils doivent débarquer en moyenne 180 passagers, en réembarquer autant et faire le ménage entre-temps. Le placement des voyageurs est devenu un vrai casse-tête depuis que l’attribution de sièges est devenue une option payante. Le logiciel de la compagnie ne place pas systématiquement les familles ensemble. «Nous devons déployer des trésors de diplomatie pour essayer de regrouper parents et enfants en déplaçant d’autres passagers», soupire Sophie.
En vol, hôtesses et stewards se transforment en super-vendeurs de boissons, plateaux-repas, parfums et autres billets de loterie à 2 euros. Tous les six mois, ils reçoivent un compte rendu de leurs performances commerciales, que Libération a pu consulter. Dans ce document, les résultats individuels sont comparés au niveau de vente moyen réalisé dans la compagnie et gare à celui qui demeure à la traîne. A l’image de ce qui se pratiquait dans certaines écoles au siècle dernier, des séances de bachotage sont organisées. «Au retour d’un vol, le chef de secteur peut nous demander de rester à l’aéroport et nous tendre un document à lire pour bien mémoriser les dernières offres commerciales», raconte Sophie. Ryanair a même inventé l’interrogation surprise par téléphone. «Il m’est arrivé d’être appelée durant un jour de congés, afin que je récite la liste de promotions. J’étais en train de faire des courses dans un centre commercial», se souvient-elle.
Ryanair, l’une des premières compagnies aériennes à avoir mis en œuvre le modèle low-cost, mise sur des tarifs particulièrement bas. Le prix moyen d’un billet ne dépasse pas 41 euros. En contrepartie, les recettes annexes sont devenues une obsession pour la direction. Les hôtesses et stewards subissent une pression permanente pour inciter les passagers à sortir leur carte de crédit. «On ne peut quand même pas réveiller les passagers en train de dormir quand nous avons décollé à 6 h 30, pour les forcer à acheter un plateau petit-déjeuner», peste Peter, encore énervé par un vol vers le Maroc sur lequel la quasi-totalité des sandwichs disponibles étaient… au jambon. «Et après, la direction s’étonne qu’ils ne soient pas vendus.»

Turnover

La grogne est toute aussi perceptible chez les pilotes de Ryanair.
Pourtant, cette corporation est habituellement considérée comme cogérante d’une compagnie aérienne, en raison de son pouvoir de blocage lorsqu’elle se met en grève.
A la différence de leurs confrères des autres compagnies toujours prêts à saisir le passage d’un micro pour affronter la direction, ceux de Ryanair restent d’une absolue discrétion. Rendez-vous est pris dans la partie la plus recluse du lobby d’un hôtel.
Deux commandants de bord expérimentés ont accepté de se confier, à condition que l’on préserve leur anonymat.
Ils surveillent les allées et venues.
L’établissement est situé à quelques kilomètres de l’aéroport de Charleroi et la conversation s’interrompt dès lors que l’uniforme galonné d’un de leurs confrères est repéré.
«Nous n’avons pas tant besoin d’argent que de conditions de travail décentes», pose d’emblée Jean-François, qui vient de donner sa démission pour rejoindre une compagnie aérienne française.
Son collègue Eric est, lui, en «recherche active» pour quitter Ryanair.
«Ces derniers temps, nous n’arrivons plus à organiser des pots de départ tellement le turnover est important», raconte-t-il d’un ton désabusé.
«Nous sommes rémunérés à l’heure de vol. Les tarifs varient de 55 à 150 euros de l’heure suivant l’ancienneté et la qualification», explique Jean-François.
En échange, ils doivent prendre en charge tous les frais inhérents à leur fonction.
«Nous payons nos badges d’accès à l’aéroport, le parking, l’assurance perte de licence, la visite médicale obligatoire, les uniformes et même la veste de sécurité avec laquelle nous effectuons le tour de l’avion avant de décoller.
Comme Ryanair fait des économies sur l’assistance au sol, nous devons nous-mêmes monter sur une échelle et ouvrir les vannes des réservoirs pour l’approvisionnement en kérosène», détaille Eric.
A leur entrée dans la compagnie, les «jeunes» recrues doivent effectuer douze vols accompagnés par un instructeur, pour lesquels ils ne sont pas payés.
Beaucoup ont signé avec la compagnie irlandaise en raison de la stabilité que leur procure cet emploi.
Ils sont de retour chaque soir et peuvent avoir une vie de famille.
En contrepartie, ils effectuent cinq jours de travail suivis de trois jours de repos ce qui permet à Ryanair d’avoir les pilotes les plus productifs d’Europe, avec près de 900 heures par an le plafond maximum autorisé quand leurs collègues d’Air France arrivent rarement à 700 heures.
D’où quelques coups de pompes à 8 000 mètres d’altitude.
«Dès le quatrième jour, on est fatigué. Résultat, on dort dans le cockpit durant le vol, même si nous n’avons pas le droit de le faire quand le temps de trajet est inférieur à deux heures vingt-cinq», confie Eric.
Bienvenue à bord pour un vol a 41€
D'apres un texte de F BOUAIZE

dimanche 22 octobre 2017

Aucune déception majeur




Si on refaisait la 

présidentielle?

Comme en en 2012, l’Ifop 

a interrogé un échantillon 

de Français pour leur 

demander, six mois après 

l’élection, quel serait leur 

choix.

si le scrutin se tenait cette semaine,
Emmanuel MACRON
serait mieux élu qu’au printemps.

Avec la même offre politique qu’au premier tour, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, nous obtenons des rapports de force politiques complémentaire a des indices de popularité classiques".

Marine Le Pen reste quasiment à son niveau du premier tour

Arrivé en tête le 23 avril avec 24 % des suffrages exprimés, il enregistre une hausse de 4 points et creuse l’écart avec Marine Le Pen (21,5 %).
La dirigeante du FN restant quasiment à son niveau du premier tour (21,3 %), le chef de l’État est le seul des principaux candidats à progresser.
Certes, l’amélioration de son score ne vaut pas approbation de son action ; mais elle acte que ses débuts ne suscitent aucune déception majeur parmi les électeurs (six mois après l’élection de 2012, François Hollande était, lui, devancé par Nicolas Sarkozy…).
D'apres un sondage payé par le JDD