dimanche 20 août 2017

Atentats/indépendance




la Catalogne n'a pas 

l'étoffe d'un état 

souverain...

La Catalogne et ses 

mossos

n'avait pas sécurisé 

correctement leur 

capitale

BARCELONE.

Quel sera, une fois la douleur et le 
deuil passés, l'impact des attentats 
sur la crise indépendantiste qui 
divise Madrid et Barcelone depuis 
2012 ?

C'est une évidence à laquelle se 
préparent sans doute secrètement 
Carles Puigdemont, le Président de 
la Généralité de Catalogne, et 
Mariano Rajoy, le Président du 
Gouvernement Espagnol.


Car sur cette question dont on parle en vérité dans la péninsule depuis des années, il y aura, c'est certain, un avant et un après Barcelone et Cambrils.
Ces événements qui surviennent alors que les relations entre les autorités catalanes et les représentants de l'Etat à Madrid n'ont jamais été aussi tendues, ne sont-ils le résultat que d'un «hasard du calendrier» ?
À supposer que l'idée de ces nouveaux attentats n'ait pas germé dans les seuls terreaux de la cruauté et de la terreur, le contexte hispano-catalan particulièrement sensible apporte alors une dimension géopolitique aux attaques commises à Barcelone et Cambrils, quelques semaines avant le référendum interdit sur l'indépendance de la région.
Vendredi place de Catalogne, dans cette région qui se glorifiait d'être invincible et à l'abri de toutes brutalités du monde... Au motif de sa défiance à l'égard de Madrid.
C'est un message d'unité et de courage brouillé qui a été adressé au terrorisme jihadiste.
Mais que restera-t-il de l'armistice provisoire conclue par Rajoy et Puigdemont sous le regard du roi Felipe VI et du peuple, quand les Catalans passeront aux urnes le 1er octobre ?
Comme une justification de ses crimes, Daesh a indiqué avoir frappé Barcelone et Cambrils en représailles à l'engagement et l'appui logistique de l'armée espagnole aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.
L'argument n'est pas anodin et fera son chemin dans l'esprit des électeurs indécis.
Mais où conduira-t-il ?
Dans le sens de l'indépendance si les jours prochains, le sentiment d'avoir payé un lourd et injuste tribut à l'appartenance à un Etat Espagnol membre de l'UE se répand dans la région, malgré leurs convictions de rester dans l'UE et l'€uro  de droit...?
Dans une Catalogne à vif, l'enjeu de l'autonomie politique, culturelle et économique, pourrait ainsi être relégué à l'accessoire d'un référendum populaire où la question de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité l'emportera sur toute autre considération.
De ce point de vue, les hommages légitimes des autorités locales à leurs forces de police, n'ont peut-être pas été rendus sans arrière-pensées.
Avec ses Mossos , la Catalogne n'a pas l'étoffe d'un état souverain ?
Mais alors que cet été, des groupuscules catalans déclarent les touristes indésirables, au risque de nuire à l'image et aux intérêts économiques de la région, c'est tout le contraire qui peut aussi se produire.
Parce que les Catalans se savent désormais vulnérables face à la menace terroriste, le désir d'union, d'appartenance à tout un pays, peut l'emporter sur l'indépendance et le risque de repli sur soi, d'isolement, que portent en elles les manifestations récentes contre les visiteurs étrangers…
Si le «non» s'impose plus largement comme le suggère un récent sondage (48,5 % contre 44,3 % pour le «oui» à l'indépendance), les Catalans auront signifié à leurs représentants politiques qu'en définitive, la lutte contre le terrorisme passe par la défense de l'Etat de droit.
Or c'est un fait dans tout pays démocratique : la Constitution ne se respecte ni ne s'applique à moitié.
Alors qu'entre eux, le dialogue est rompu, la Généralité de Catalogne et le pouvoir de Madrid devront alors se montrer à la hauteur de la situation…
D'apres un texte de L LAPRADE

mercredi 26 juillet 2017

En avez vous souffert ?





L’épisiotomie
 
c’est quoi, ?


Une incision partielle du périnée, 
pratiquée par le personnel médical 
lors d’un accouchement, censée 
faciliter l’expulsion du bébé et 
prévenir la survenue de déchirures 
périnéales.
Lors de cette intervention, 
l’obstétricien anesthésie localement 
(pas systématiquement) et referme 
l’incision à l’aide de points de 
suture. 
 
Les défenseurs de cette pratique 
«préventive» certifient qu’il est 
préférable de couper le périnée et 
de le recoudre de manière maîtrisée 
plutôt que de risquer des déchirures 
incontrôlées.

Les opposants, de plus en plus nombreux, affirment que cette «routine» ne diminue pas les possibilités de déchirures graves et ne fait qu’entraîner des complications (pertes importantes de sang, infections dues à une épisiotomie mal recousue etc). 
 

Depuis quand la pratique-t-on ?
Selon un article publié en 2006 dans le Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, la première épisiotomie a été effectué par Fielding Ould en 1742.
La pratique se serait réellement démocratisée dans les années 1920.
Chantal Ducroux, présidente du Ciane (Collectif interassociatif autour de la naissance), s’en désole : «Des générations de praticiens sont persuadées que l’épisiotomie prévient les déchirures.
Ils y croient dur comme fer et en réalisent un peu partout en France, alors que les études prouvent le contraire.
On est dans un pays où l’on préfère conserver nos acquis, on n’a jamais dit aux jeunes médecins de changer leurs habitudes.» 


Est-ce une pratique légale ?
Oui, seulement s’il n’y a pas bafouement du consentement.
C’est l’article L1111-4 de la loi Kouchner de 2002, relative aux droits des malades, qui le formule : «Aucun acte médical, ni aucun traitement, ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment».
Or, selon les statistiques délivrées en 2013 par le Ciane, l’autorisation pour l’épisiotomie n’est demandée aux femmes que dans 15% des cas.
Des agissements qui sont donc illégaux dans la plupart des cas, et de surcroît, en totale contradiction avec le code de déontologie médicale français.
 
Pourquoi en parle-t-on beaucoup aujourd’hui ?
Qualifiée de «violence obstétricale» dans les milieux féministes depuis plus de quinze ans (au même titre que l’expression abdominale qui consiste à appuyer sur le ventre de la mère au moment de l’expulsion, le «point du mari» qui induit de recoudre plus que nécessaire un périnée déchiré lors d’un accouchement, ou les césariennes à vif), l’épisiotomie est longtemps restée taboue et ses conséquences ont trop largement été négligées.
D’ailleurs, beaucoup de médecins préfèrent parler d’événements exceptionnels et localisés.
Aujourd’hui, la langue des femmes commence à se délier et les témoignages de victimes se multiplient, notamment via les réseaux sociaux.
Conséquences : les polémiques se sont enchaînées, mettant enfin en lumière ces mutilations non consenties.
Combien de femmes seraient concernées par l’épisiotomie chaque année en France ?
La dernière étude du Ciane évoque un taux d’épisiotomie établit à 30% sur la période 2010-2013 (47% pour un premier accouchement, 16% pour les suivants).
Selon une enquête nationale périnatale réalisée par l’Inserm en 2010, les chiffres font état de 26,8% (44,4% pour une première naissance, 14,2% pour les suivantes).
Ni Marlène Schiappa ni Ismaël Nisand n’ont évoqué ces chiffres-clés.
La secrétaire d’Etat a préféré rapporter le 75% mentionné sur son propre blog Maman Travaille en 2010 (une étude menée sur seulement 983 mères).
La ministre a la main bien trop lourde, quand le médecin minimise le phénomène.
Cela a été une pratique courante dans toute l’Europe depuis le début des années 1970, donc des millions de mères sont concernées… La peur des DI du corps médical se comprend ?
Le taux de césariennes n'est-t-il pas abusif  de nos jours ?
Sur un texte A Moran

lundi 24 juillet 2017

La Catalogne indépendante?


 

CATALOGNE

en cas de victoire du "oui"

au référendum du 1er octobre 2017

l'indépendance sera immédiate.



La coalition au pouvoir en 
Catalogne a assuré que le 
référendum d'autodétermination 
qu'elle entend organiser le 1er 
octobre serait suivi d'effet et 
qu'elle  déclarerait
 immédiatement 
l'indépendance si le "oui" 
l'emportait.


"Si une majorité des votes émis est en faveur de la création d'une république catalane, il faudra évidemment et immédiatement déclarer l'indépendance", a dit une élue régionale de la CUP (extrême gauche, séparatiste), Gabriela Serra, lors de la présentation ce mardi matin par un groupe d'élus indépendantistes de tous bords de la loi qui servira à organiser le référendum.
En cas de victoire du "non", des élections régionales seraient convoquées.
Cette loi "établira un régime juridique exceptionnel", avait précisé un peu plus tôt l'élu Jordi Orobitg de la coalition "Ensemble pour le oui" (Junts pel si), composée de séparatistes de droite et de gauche.
"Elle prévaudra sur les autres normes", a expliqué un autre élu de cette coalition, Lluis Corominas.
Pour les séparatistes, cette loi sera au-dessus de la Constitution espagnole, car, comme l'indiquera son article 2, le "peuple de Catalogne est un sujet politique souverain".
Le texte prévoit aussi la mise en place d'une autorité électorale indépendante chargée d'organiser et de superviser le scrutin.
La loi sera en principe soumise au vote des députés catalans fin août.
Le gouvernement catalan est dirigé depuis début 2016 par une coalition séparatiste qui a promis de mener la région vers l'indépendance.

En septembre, le président régional catalan Carles Puigdemont avait annoncé qu'un référendum d'autodétermination serait organisé dans ce but, désormais prévu le 1er octobre prochain.
Le gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy est fermement opposé à ce référendum, estimant qu'une question relative à la souveraineté nationale doit être débattue par l'ensemble des Espagnols.

Il a saisi la Cour constitutionnelle, qui l'a déclaré illégal.

En février, la Cour avait en outre fait savoir à l'exécutif catalan que toute action en ce sens serait passible de poursuites.
La société catalane est elle-même profondément divisée : 48,5% des Catalans sont contre la sécession, 44,3% pour, selon un récent sondage d'un institut dépendant du gouvernement catalan.
Mais une très large majorité, plus de 70%, aimerait trancher la question par un référendum.

Le dernier sondage annonce une forte participation et le oui vainqueur au référendum sur l'indépendance

Sondage réalisé du 12 au 15 juin par l'Institut Opinomètre auprès d'un échantillon de population de 1.000 personnes vivants en Catalogne âgées de 18 ans et plus.
La première surprise vient de la participation à ce référendum qui pourrait dépasser les 60% puisque 67% indiquent qu'ils sont prêts à aller voter le 1er octobre.
Et c'est un changement notable par rapport à la consultation, sans valeur légale, du 9-N.  
Le 9 novembre 2014, la consultation populaire n'avait attiré que 48.85 % des electeurs catalans. Un 67% correspond au chiffre de participation habituel des élections en Catalogne.
Une participation plus forte attendue donc pour ce 1/10 qui semble correspondre à ce qu'attend aussi la population catalane qui avait exprimé, dans les sondages de ces derniers mois, son envie de voter et de clore ainsi le chapitre sur le référendum en Catalogne.
Au niveau des résultats de ce sondage, ils sont 42,3% à avoir dit oui à l'indépendance de la Catalogne contre 38,9 pour le non. 18,8% ont indiqué que, soit ils voteraient blanc (à 6%), qu'ils étaient indécis (9%) ou n'ont pas voulu répondre à la question (3%).
Ce dernier sondage qui devrait conforter les partis favorables à l'indépendance de la Catalogne même si l'écart est relativement mince jusqu'ici.
Pour rappel,  le gouvernement espagnol est opposé à la tenue de ce référendum et ne devrait pas faire plus pour l'interdire... sauf à recourir à son armée.




Une voix forte Européenne doit s'élever pour stopper cette entreprise motivée par un égoïsme exacerbé et des arrières pensées malsaines et discriminatoires vis à vis des castillans, qui ont pourtant largement participé à la position de la Catalogne d'aujourd'hui !!!
Sa séparation de l'Espagne exclut automatiquement la Catalogne de UE et une renégociation serait fortement improbable puisque l'Espagne y apposerait systématiquement son VETO.
Seul l'Euro pourrait être maintenu avec une négociation (Monaco) !!!
Bien que ce référendum soit inconstitutionnel vis à vis de la constitution espagnole, une victoire ou une défaite des indépendantistes sèmera un chaos indescriptible pour le commerce intra européen...une possibilité de réactions violentes de type terroriste et un boycotte de tous les produits catalans en Espagne !!! (60 % de la production catalane est consommée en Espagne) !!!
Les SEAT et AUDI des Nissan sont fabriqués à Barcelone ?
Les fruits et légumes d'Andalousie ne pourront plus alimenter Le marché international de St Charles de Perpignan, le seul recours sera de mettre en place une ligne ferry entre Almeria et Valence via Port Vendres, Port la Nouvelle ou Sête...




jeudi 18 mai 2017

Les Législatives




La République En Marche


A accueilli hier soir l'ensemble des 

forces progressistes de notre 

commune pour leur présenter
 

Jean TERLIER

qui est leur candidat pour la 

Troisième Circonscription du Tarn.


En Marche reste plus que jamais tourné vers la société civile, l'adhésion est gratuite, la liberté d'organisation locale est totale et nos adhérents sont libres d'appartenir à d'autre formation politique.

Le projet d'objectifs d'un adhérent

En conservant la bienveillance de rigueur dans ce parti 

politique, il doit réfuter tous commentaires propagés par tout 

à chacun sur des rumeurs ou des faits invérifiables, ils 

pourraient être infondés ou impossibles à prouver...cela nous 

engagerait !!!

Signaler ou intervenir pour dénoncer systématiquement :

* Toutes maltraitances sur mineurs de moins de 15 ans
* Toutes violences faites aux femmes
* Refuser obstinément de payer « au noir »
* S'autoriser à réprimander tout ado qui « déconne » sur la voie publique
* lutter contres les violences routières et ne pas cautionner ce non-respect de celui-ci par votre famille ou amis.
* Rapporter au collectif toutes observations ou anomalies, que vous auriez constater, afin de décider collectivement de la réponse à en donner.
* Se faire une obligation et même violence de participer à nos réunions de comité local.
C'est primordial, vos commentaires, réflexions et objections ne feront qu'améliorer et faire évoluer nos règlements et nos lois à venir ou de les modifier.

Votre adhésion et vos motivations à être à « En Marche »

Ne doit jamais être béate ou christique.
Nous élisons des Femmes et des hommes, ils sont donc tous faillibles !
Ne leur signons jamais un chèque en blanc !
Enthousiasme ça fait du bien, mais cela ne dure jamais bien longtemps !

lundi 17 avril 2017

A moins 7,un choix , pas deux?


 
« En même temps »

 

signifie simplement que l’on prend en compte 


des impératifs qui paraissaient opposés mais 


dont la conciliation est indispensable au bon 


fonctionnement d’une société.

 

Oui, je choisis la liberté et l’égalité,

Oui, je choisis la croissance et la solidarité,

Oui, je choisis l’entreprise et les salariés,

Oui, je choisis, comme le général de Gaulle, le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite, et même le meilleur du centre.

Oui, je choisis l'amour de notre Histoire et l’ambition du changement,

Oui, je choisis la France forte et l’Europe ambitieuse.

Oui, je choisis en même temps les racines et les ailes parce que la grandeur de la politique, c’est l’art de respecter les différences, de concilier les aspirations, de fédérer les valeurs et de réunir les hommes.

E MACRON

jeudi 23 mars 2017

La virgule la plus chères du monde


Un conflit entre une 

entreprise

et ses salariés

réveille un vieux débat sur 

la ponctuation.




    Pinailler sur un mauvais usage 
    de 
    la ponctuation est sans aucun 
    doute le meilleur moyen 
    d’apparaître comme un sale petit 
    tyran pédant, obsédé par des 
    questions inutiles. 
     
    Jusqu’au jour où une absence de 
    virgule peut vous coûter une 
    dizaine de millions de dollars.
En 2014, dans l’état américain du Maine, trois chauffeurs-livreurs ont intenté un procès à leur employeur, Oakhurst Dairy, qui produit et distribue des produits laitiers.
Ils réclamaient quatre années d’heures supplémentaires.
La procédure s’est transformée en plainte collective ces fameuses class actions.
Soixante-quinze salariés sont concernés.
Si les chauffeurs obtiennent gain de cause, ils se partageront une somme avoisinant les 10 millions de dollars.



vendredi 17 mars 2017

Du racisme ordinaire chez LR


« Anti-Français »

François Fillon braconne en eaux troubles

En meeting jeudi soir à Caen, le candidat mis en examen a repris ce marqueur du discours frontiste, poursuivant la radicalisation pointée par Alain Juppé.

On savait le candidat de la droite aux abois, replié sur un noyau dur électoral qu'Alain Juppé a jugé «radicalisé».
On n'imaginait pas l'un des meilleurs orateurs de son camp se laisser à ce point aller à grimer un Jean-François Copé, un Nicolas Sarkozy et par là-même une Marine Le Pen.
Dans sa course à l'Elysée qui ne peut qu'apparaitre de plus en plus en plus comme une fuite en avant pour espérer atteindre l'immunité présidentielle dont sa femme, elle, ne bénéficierait pas, François Fillon a franchi jeudi soir à Caen un cran dans sa trumpisation de circonstance. 



Devant 4 500 personnes rassemblés dans un Zénith surchauffé et sans que cela choque le président centriste de la région Normandie, Hervé Morin, le candidat fraichement mis en examen a fustigé dans son discours le «racisme anti-Français», dans un développement évoquant le «totalitarisme islamique», l’antisémitisme et «tous les racismes». Il n’empêche, c’est du Front national dans le texte et cela n’a rien d’anodin quand il s’agit d’un marqueur historique du parti d’extrême droite, du père Le Pen dès la fin des années 1970 comme de sa fille dans son programme présidentiel en 2012. Par «racisme anti-Français», comprendre anti-blancs, c'est le but.
Les discours de François Fillon sont trop bien écrits et l'homme connait trop bien le poids des mots pour qu'on ne prenne pas ce choix au sérieux. «Normalisé» en son temps par le très décomplexé député et maire de Meaux, époque pains aux chocolats, le «racisme anti-Français» était aussi au coeur de la doxa du Sarkozy made in Patrick Buisson. Bref, une droite extrémisée dont Fillon, qui apparait définitivement aussi peu crédible en héritier de Philippe Séguin qu'un Florian Philippot en gaulliste autoproclamé du Front national, était censé fort peu goûter. 
Mais parce qu'il croit vraiment avoir encore une chance de l'emporter en mai - et c'est d'ailleurs le cas - François Fillon a visiblement décidé de ne rien s'interdire. En braconnant à la droite de sa droite. Mettre en cause les juges, c'est fait, crier au «coup d'Etat institutionnel», il n'a pas hésité, jouer le peuple contre les élus, ça aussi c'est fait, marteler de fausses informations, il a osé, faire siffler les journalistes durant ses meetings, c'est arrivé, reprendre un «tube» du Front national, c'est la nouveauté... Et après? 
J BOUCHET-PETERSEN

jeudi 9 mars 2017

Délinquants au faciès



Aux États-Unis, la moitié des emprisonnés à tort sont des Afro-Américains



Il est un cas emblématique du 

système judiciaire américain. 

Migrant originaire de Trinité-

et-Tobago,Ulysses Charles a été 

formellement identifié par trois 

femmes victimes de viols à Boston 

en 1980.

Condamné quatre ans plus tard, il 

est finalement mis hors de cause en 

2001 grâce aux analyses ADN.

Cet innocent aura passé 20 ans en 

prison.


Les statistiques compilées par le National Registry of Exonerations, soutenu par l'université du Michigan, sont éloquentes.
Les Noirs représentent 13% de la population américaine, mais comptent pour 47% des 2000 déclarations d'innocence après des erreurs judiciaires depuis 1989. 
 
En moyenne, ils ont chacun perdu plus de 8 années de leur vie en prison pour un crime qu'ils n'ont pas commis. 
 
Victimes des stéréotypes, les Afro-Américains innocents ont 12 fois plus de risques d'être injustement condamnés dans une affaire de stupéfiants que les Blancs innocents ; et les premiers ont sept fois plus de risques d'être injustement condamnés pour meurtre que les seconds.

De façon paradoxale, de nombreux Noirs qui devraient n'avoir rien à se reprocher en viennent à plaider coupable de faits qu'ils n'ont pas commis, effrayés à l'idée d'écoper d'une peine plus sévère devant un jury.
Ils se retrouvent avec des peines de plusieurs années de réclusion.

mardi 7 mars 2017

C'est trop tard , le mal est fait!!!


Monsieur Fillon, ayez un peu de décence

et retirez votre candidature

Vous êtes encore à temps pour permettre à votre camp de choisir la personne qui pourrait plus légitimement que vous porter le programme que la majorité des votants avait choisi.

Non Monsieur Fillon, ce ne sont pas les juges qui minent les institutions démocratiques en poursuivant leurs investigations
et en vous convoquant pour le 15 Mars.
C’est vous, Monsieur Fillon, qui le faites en prenant en otage la droite et votre famille politique avec entêtement qui n’est justifiable que par votre ambition personnelle et vos rêves de puissance.
Non, Monsieur Fillon, votre décision de maintenir votre candidature n’est pas légitimée par les quatre millions de Français qui ont voté a la primaires de la droite et du centre .
Au deuxième tour 2 919 874 des voix se sont portés sur le candidat que vous étiez et qui s’était présenté comme l’homme irréprochable, le seul qui pouvait légitimement demander aux Français de se serrer davantage la ceinture, de travailler davantage tout en gagnant moins et d’accepter sans rechigner le démantèlement systématique du système de couverture sociale.
Combien de ces électeurs auraient voulu vous faire confiance s’ils avaient été au courant des largesses que vous vous êtes octroyées au cours de ces dernières années en jouant dans la zone d’ombre des dépenses parlementaires, par la proximité avec le riche éditeur que vous avez eu l’amabilité d’honorer par la grand-croix de la Légion d’honneur lors de votre mandat de Premier ministre, puis encore par l’aide de votre substitut parlementaire, par l’habile montage d’une société de conseil qui prospère grâce aux liens entretenus dans le cadre d’une activité politique théoriquement confiée par «le peuple français» ?
Cessez donc, Monsieur Fillon, de vous adouber d’une légitimité qui n’est plus et qui ne sera jamais plus la vôtre.
Vous n’êtes pas le chevalier blanc qui s’était présenté à la primaire mais vous êtes, plus banalement, un homme qui trouve normal de profiter largement de sa position d’élu.
Comme beaucoup d’autres élus. C’est vrai, vos amis viennent de le rappeler sur les écrans des chaînes nationales.
Mais ils oublient de dire que, différemment d’eux, vous n’avez jamais été assez courageux pour assumer ces pratiques.
Vous avez tout fait pour les dissimuler, pour vous masquer, pour vous présenter comme quelqu’un d’autre !
C’est pourquoi, d’ailleurs, peut-être avec une certaine frayeur, depuis l’affaire Cahuzac, vous avez toujours voté contre chacune des nombreuses lois qui ont tenté d’introduire de la transparence dans la vie politique française.
Monsieur Fillon, est-ce que «le peuple français», ce peuple que vous appelez de plus en plus fréquemment à témoin, a réellement besoin de vous en ce moment ?
Je ne le crois pas.
Une tribune


mercredi 1 mars 2017

LA PROBITEE


     
    Mr François FILLON

    Une défense en cinq 

    mensonges de

Ce n’est pas l’épée de Damoclès 
mais le glaive de Thémis qui est 
suspendu au-dessus de la tête de 
François Fillon.

Sitôt reçue l’annonce de sa 
convocation devant le juge 
d’instruction en vue de sa mise en 
examen dans l’affaire des emplois 
supposés fictifs de sa femme et de 
ses enfants, le candidat a 
bouleversé son agenda pour 
organiser la riposte médiatique.

Repoussée, la visite au Salon de l’agriculture, place à la conférence de presse. Dans son discours d’une dizaine de minutes, F Fillon annonce qu’il maintenait sa candidature malgré la tourmente judiciaire, rebattant les arguments d’une justice qui chercherait uniquement à lui barrer la route et à brouiller le jeu démocratique.

Intox

«Il est sans exemple dans une affaire de cette importance qu’une convocation aux fins de mise en examen soit lancée quelques jours à peine après la désignation des juges sans qu’ils aient pris connaissance du dossier ni procédé à des investigations supplémentaires.»

Désintox

Pour rappel, le parquet national financier (PNF) a ouvert, le 24 février, une information judiciaire pour des faits de «détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique». Contrairement à ce que prétend François Fillon, la convocation rapide lancée par le juge d’instruction n’a rien d’inédit. «Trois fois sur quatre, les choses se passent de cette façon», explique une source judiciaire. D’ailleurs, ce court délai bénéficie à François Fillon. En effet, à partir du moment où il reçoit sa convocation, il a accès au dossier, ce qui favorise les droits de la défense. De façon paradoxale, François Fillon dénonce donc la célérité de la justice qui pourtant lui ouvre des droits et qu’il appelait lui-même de ses vœux au début de l’affaire. En revanche, si l’on considère la procédure dans sa globalité, de l’enquête préliminaire à la possible mise en examen, la justice a fait preuve d’une rapidité certaine.

Intox

«Cette convocation s’inscrit dans la ligne d’une enquête menée depuis le début exclusivement à charge.»

Désintox

Juste après l’ouverture de l’information judiciaire, les avocats de François Fillon se réjouissaient dans un communiqué d’une «procédure sereine, avec des juges indépendants».
Cinq jours plus tard, changement de tonalité : les juges d’instruction, comme le PNF avant eux, sont accusés de poursuivre une enquête «à charge».
Il faut pourtant rappeler que le PNF n’a pas choisi la voie de la citation directe beaucoup plus lourde de conséquences pour François Fillon, préférant passer la main aux magistrats instructeurs.
De plus, selon le code de procédure pénale, ces derniers instruisent à charge et à décharge.
Ce que le garde des Sceaux a d’ailleurs rappelé, ce mercredi, dans un communiqué : «Les juges d’instruction conduisent leurs enquêtes en toute indépendance, de manière collégiale, dans le respect du contradictoire et de la présomption d’innocence.»

Intox

«Depuis l’origine et contrairement à ce qui a été dit je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres. L’enquête préliminaire a été ouverte en quelques heures.»

Désintox

C’est un élément de langage répété par le camp Fillon depuis le début de l’affaire. En ouvrant une enquête préliminaire dans l’après-midi suivant les révélations du Canard enchaîné, le PNF aurait fait preuve d’une célérité inhabituelle. Pourtant les exemples similaires sont nombreux. Le PNF a annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête le 12 décembre «à la suite de la publication, les 9 et 12 décembre 2016, d’une série d’articles de presse relatifs aux Football Leaks». Même chose avec les Panama Papers le 4 avril 2016, au lendemain des premiers articles du Monde et de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ). Sans compter le cas de Kader Arif, l’ex-secrétaire d’Etat aux Anciens combattants : l’enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches a été ouverte le 10 septembre 2014. Le Canard enchaîné révélait le scandale le jour même. Enfin, Aquilino Morelle, ancien conseiller de l’Elysée, a démissionné après des révélations de Mediapart, le 17 avril 2014, sur des soupçons de conflit d’intérêts. L’enquête ouverte par le PNF - classée sans suite - survient, là encore, le lendemain. Une source judiciaire rapporte qu’Eliane Houlette, la patronne du PNF, n’a de cesse de répéter que la «loi est la même pour tous». «La loi, toute la loi, rien que la loi», dit-elle.

Intox

«Les avocats ont demandé que la chambre de l’instruction de la cour d’appel statue immédiatement sur les irrégularités nombreuses et graves de la procédure, cela leur a été refusé.»

Désintox

Les connaisseurs des arcanes de la procédure pénale ont levé un sourcil en entendant cette affirmation. La dénonciation juridique des «irrégularités […] de la procédure» qu’ont tentée les avocats de Fillon doit en effet être entreprise au moyen de l’article 173 du code de procédure pénale : «Si l’une des parties ou le témoin assisté estime qu’une nullité a été commise, elle saisit la chambre de l’instruction par requête motivée.» Or, François Fillon n’est pas encore mis en examen et n’est donc pas partie de la procédure. «Si la requête en nullité était recevable, même avec un dossier vide, la chambre de l’instruction l’aurait examinée et organisé une audience avec les avocats de Fillon, explique Me Alain Mikowski. Mais là, c’est normal qu’elle ne suive pas. Ce n’est qu’un coup de com de Fillon.» Une requête en nullité ne pourra donc être déposée auprès de la chambre de l’instruction qu’à partir du 15 mars.

Intox

«Par ce déchaînement disproportionné sans précédent connu, par le choix de ce calendrier, ce n’est pas moi seulement qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle.»

Désintox

François Fillon use souvent du même renversement sémantique : il chasse l’ombre d’une potentielle mise en examen en insistant sur un statut plus confortable, celui de victime d’un lynchage.
Il n’est jamais question d’emplois supposés fictifs mais d’une justice instrumentalisée pour le faire chuter, d’un complot ourdi pour l’empêcher de se présenter, voire d’une prise d’otage de la campagne.
Celui qui ne concède qu’une «erreur» ou «une faute morale» ne voit dans cette procédure judiciaire qu’une volonté de lui nuire.
A commencer par le choix du calendrier.
Le juge a en effet prévu de le convoquer le 15 mars, soit deux jours avant la fin du recueil des parrainages.
Si l’on ne peut que constater le symbole ravageur pour le candidat, le magistrat respecte ici le délai légal «qui ne peut être inférieur à dix jours ni supérieur à deux mois».
A l’issue de cette audition, François Fillon pourra être mis en examen pour la totalité ou une partie des faits qui lui sont reprochés ou bien placé sous le statut de témoin assisté.
Pour autant lors de sa conférence de presse, il s’est bien gardé de préciser que ce calendrier tant décrié n’est pas impératif.
En effet, rien ne l’empêche de se présenter spontanément à une date antérieure devant les juges.
C’est par exemple ce qu’a fait Jérôme Cahuzac qui a demandé dans un courrier à rencontrer ses juges.
Texte de Libération de V GRAFF,P MOULLOT, J BRAFMAN.

samedi 25 février 2017

SPAIN IS DIFERENT


 

Le Ministre espagnol de l’Économie du gouvernement J Maria AZNAR PP, ancien Président du FMI écope de quatre ans et demi de prison pour s’être grassement servi, avec ses Directeurs, dans les caisses de la Banque Bankia,

Une entité regroupant des établissements bancaires sauvés de la faillite grâce à des fonds publics sous la Présidence de R ZAPATERO du PSOE.

«C’est toute la sphère de corruption politiques qui vient d’être condamnée».
Elle résume bien la portée du verdict contre Rodrigo Rato, ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) et longtemps le gourou économique des conservateurs espagnols.
Après de longs mois d’attente et de suspense, celui qui fut dans les années 2000 le patron de la plus grande caisse d’épargne d’Espagne a été condamné à quatre ans et demi de prison ferme pour l’affaire des «cartes black».
Introduites tout d’abord comme un «complément salarial», ces cartes de crédit soi-disant de nature «professionnelle» ont été utilisées par Rodrigo Rato et 65 dirigeants comme un moyen d’honorer toutes sortes d’achats privés, allant du safari en Afrique à des hôtels de luxe. 
 
D’après les magistrats, entre 2003 et 2012, quelque 12,5 millions d’euros ont été dépensés «de manière frauduleuse» par les dirigeants de Bankia, alors la principale caisse d’épargne du pays.
Le successeur de Rato, Miguel Blesa, a écopé lui de six ans de prison ferme.

Déraison, argent facile et cupidité

L’affaire est d’autant plus scandaleuse que ces abus se sont produits alors que l’Espagne connaissait la pire crise économique de son histoire récente.
Alors que le taux de chômage atteignait jusqu’à 26% de la population active, Bankia dirigé par Rato, puis par Blesa avait alors échappé de justesse de la faillite grâce à l’injection de 23 milliards d’euros de l’Etat, le plus grand repêchage survenu en Espagne en faveur d’une entité financière.
C’est pendant cette période que non seulement la direction a «blindé» ses émoluments, mais a profité aussi des «tarjetas black», ces cartes permettant de siphonner à loisir les fonds de l’entité financière.
Tout un symbole d’une époque de déraison, d’argent facile et de cupidité : depuis le milieu des années 90, les banques espagnoles, et tout particulièrement les caisses d’épargne comme Bankia, ont alimenté et grandement contribué à la bulle immobilière, et au krach qui s’en est suivi.
En janvier, le tribunal des comptes, à Madrid, a chiffré à 60,7 milliards d’euros l’aide financière à ces institutions financières à la dérive, en grande partie versée par l’Union européenne.

«Délinquant en col blanc compulsif»

Quant à Rodrigo Rato, ce verdict marque la triste fin de celui qui, dans les années 90, incarnait le néolibéralisme conquérant et probe du Partido Populartoujours au commande !!!
Ministre des Finances de José Maria Aznar, directeur du FMI entre 2004 et 2007, il est définitivement tombé en disgrâce.
Le parquet l’a décrit comme «un délinquant en col blanc compulsif».
D’autant que les ennuis de Rodrigo Rato ne s’arrêtent pas là : d’ici peu il doit être jugé pour un détournement de 6,8 millions d’euros vers des paradis fiscaux.

vendredi 17 février 2017

SOINS GRATUITS


 

AME

Les candidats de droite et d’extrême droite

veulent supprimer ce dispositif

permettant l’accès aux soins des étrangers sans papiers.

Une mesure purement électoraliste.

Restreindre l’accès des étrangers aux droits sociaux est une des propositions centrales du programme de Marine Le Pen, mais cette idée figure aussi dans celui de François Fillon. 

La rhétorique est connue : les prestations sociales sont si généreuses qu’elles attireraient en France de nombreux migrants, et ceux-ci seraient responsables du déficit persistant de la Sécurité sociale.

Mais cet argumentaire oublie que les étrangers vivant en France légalements travaillent, et paient des impôts et des cotisations sociales. 
 
Les études qui ont cherché à effectuer un bilan comptable des prestations sociales perçues et des cotisations versées par les étrangers montrent que ce bilan est à peu près équilibré, voire légèrement positif. 
 
Car si les étrangers reçoivent plus de prestations familiales, ils perçoivent moins de retraites, et leur dépense de soins est moindre que la population générale. 
 
C’est d’autant plus vrai pour les migrants récents.
Car même si la France accueille des migrants bénéficiant d’un niveau d’éducation plus faible que dans les autres pays de l’OCDE, les migrants sont en général actifs et en meilleure santé que la population générale. 
 
Ce phénomène, connu par les spécialistes des migrations sous le terme de «healthy migrant effect», n’est pas propre à la France, mais est très éloigné de l’image que certains ou certaine veulent donner des étrangers.

Pourtant, il suffit de changer de perspective, et de se placer du point de vue des migrants eux-mêmes pour le comprendre.
 
Un projet migratoire est souvent l’objet d’une décision collective, prise par une famille, qui décide d’envoyer l’un de ses membres travailler dans un pays où il gagnera mieux sa vie et pourra renvoyer une partie de ses revenus à sa famille restée dans le pays d’origine. 
 
Or ce projet est coûteux : les frais de voyage et d’installation sont élevés, encore plus en cas d’entrée clandestine dans le pays de destination car il faut alors payer des passeurs, et l’accès au logement est souvent plus cher pour les personnes ne bénéficiant pas de titre de séjour officiel. 
 
C’est pour la famille, qui réunit les fonds nécessaires à un tel projet, un sacrifice, un investissement dont elle attend un certain retour. 
 
Pour que cet investissement soit rentable, il faut que celui qui est envoyé à l’étranger puisse travailler, et gagner suffisamment d’argent pour en transférer au pays. 
 
Il vaut donc mieux qu’il soit rapidement employable, si possible muni de qualifications lui permettant d’exercer un métier, et surtout en bonne santé.

Ces candidats devraient lire les rapports produits par l’administration, et celui relatif à l’AME, réalisé en 2010 par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales, qui ne sont pas connues pour être des repaires de gauchistes. 
 
Si ce rapport confirme bien que le budget total de l’AME est en constante augmentation, il rappelle surtout que l’AME est un dispositif de financement des hôpitaux et des structures de soins. 
 
Que se passe-t-il quand une personne, qu’elle soit française, européenne ou non européenne, se présente à l’hôpital ou dans un service de soins ? 
 
Elle est prise en charge et soignée : c’est, en France comme ailleurs, une obligation déontologique, inscrite dans le serment d’Hippocrate. 
 
Elle protège toute la population de contaminations par des malades non soignées !!!

Et ceci quelle que soit la couverture maladie dont bénéficie la personne ayant besoin de soins.

L’hôpital détient alors une créance, correspondant au coût des soins dispensés, sur la personne soignée.
Si la personne est couverte par la Sécu ou une autre forme d’assurance, c’est simple : la facture correspondant au coût des soins est réglée par l’assureur. 
 
Lorsque la personne ne dispose d’aucune assurance santé, l’hôpital cherche à recouvrer la créance auprès de la personne elle-même. 
 
Si celle-ci n’est pas solvable, l’hôpital doit, parfois après de coûteuses démarches de recouvrement entraînant de multiples frais administratifs, abandonner la créance et la passer par pertes et profits. 
 
D’une manière ou d’une autre, cette dette sera réglée par les patients solvables, ou tôt ou tard comblée par l’Etat ou la Sécu. 

Avec ou sans AME, la collectivité finit toujours par payer. 
 
Mais en cas d’absence de dispositif formel de type AME, ce jeu de bonneteau entre dispositifs sociaux génère des frais administratifs élevés, en plus du coût des soins eux-mêmes. Supprimer l’AME ne ferait qu’augmenter ces frais administratifs : la démagogie a un coût.

D'apres une chronique est assurée en alternance par Pierre-Yves Geoffard, Bruno Amable, Anne-Laure Delatte et Ioana Marinescu.

Horrible colonisation



    La colonisation 

    française 

    a été

    « un crime contre 

    l'humanité»


A affirmé mardi Emmanuel Macron, 
candidat à l’élection présidentielle.

Réaffirmant ses propos tenus en
dans Le Point
  
«Oui, dans toutes nos colonies, il y a 
eu la torture, mais aussi 

l’émergence d’un État, de richesses,  
pour les colons de classes 

moyennes, c’est la seule réalité .

Il y a eu beaucoup d'éléments de 
civilisation pour les blancs et  
beaucoup trop d'éléments de 
barbarie.»
«Je pense qu’il est inadmissible de 
faire la glorification de la 
colonisation.

Certains ont voulu nous faire croire
a une colonisation heureuse.
C’était faux.

J’ai toujours condamné la 
colonisation comme un acte de 
barbarie.
La colonisation fait partie de 
l’histoire française.

C’est un crime, c’est un crime 
contre l’humanité,
cela a été une vraie barbarie.

Et ça fait partie de ce passé que 
nous devons regarder en face. Et 
nous devrons comme d'autres 
peuples colonisateurs l'on fait dans 
l'honneur, en présentant nos 
excuses à l'égard de celles et ceux 
envers qui nous avons commis ces 
gestes.
 
la France avait pour but d'installer 
les droits de l’homme
mais ceux qui devaient mettre en 
œuvre
ont simplement oublié de les lire.»
D'après des déclarations de Mr Macron