lundi 1 avril 2013

Comptes de campagne 2012 de SARKOSY

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sont-ils sincères !!!



La vie politique fait parfois surgir des curieux paradoxes… Ainsi, Nicolas Sarkozy ferraille depuis plusieurs mois avec la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui lui reproche d'avoir dépassé le plafond de dépense de 22 509 000 € autorisé pour les candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle…

Or, le recours interjeté par l'ancien président de la République l'a été devant le conseil constitutionnel…


dont il est membre de droit en tant qu'ancien président de la République, tout comme Jacques Chirac ou VGE…

Mais l'honneur est sauf : Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Debré, qui préside les Neufs Sages sont convenus de laisser passer une année avant que l'ancien président ne prenne sa place au conseil…


En attendant, la question des comptes de la campagne 2012 n'est pas réglée. Loin de là…
Car en décembre dernier, le rejet des comptes de campagne par le CNCCFP du candidat de l'UMP a été comme une douche froide. 
 
Pour Sarkozy et pour son camp. 
 
La commission épingle plusieurs éléments qui posent problème : il s'agit de savoir si certaines dépenses, comme le conseil national de l'UMP à Villepinte le matin du meeting, comme les études de certains cabinets de sondages, comme les déplacements d'Henri Guaino… 

Doivent être mises sur le compte du fonctionnement de l'UMP ou de la campagne personnelle de Sarkozy. 
 
La commission estime que ces sommes ont bénéficié au candidat, pas son avocat.
Et puis, comment facturer les déplacements qui se sont déroulés juste avant la candidature de Nicolas Sarkozy ? Faut-il les considérer comme les visites institutionnelles d'un chef d'État ou comme les premières apparitions d'un homme dont la candidature ne faisait de doute pour personne ?

Une facture de 12 millions ?

 

Ce qui est très ennuyeux dans cette affaire pour l'UMP, c'est que si ces comptes sont définitivement rejetés, l'ex-candidat perdrait alors le bénéfice des 11 millions d'euros de subventions qui sont accordés par l'État aux candidats !


Et qui devrait payer la facture ? Eh bien, l'UMP. Et pour le parti que dirige désormais Jean-François Copé, les caisses sont vides à la suite des divers échecs électoraux : l'ardoise sera très difficile à régler.


Il faudait en outre régler le dépassement évalué à 363 000 € et l'avance de 150 000€ faite par le ministère de l'Intérieur…

Le conseil constitutionnel devrait donc commencer l'examen de ces comptes de campagne à partir du 9 avril prochain.
 
A lui, donc désormais, de juger si telle ou telle dépense doit être inscrite dans telle ou telle colonne.

Le Diable va donc se cacher dans les détails, et ce que l'on espère dans l'entourage de Sarkozy, c'est que le Conseil regarde ces comptes d'un autre œil.

Réponse au début de l'été.

Les avocats de Nicolas Sarkozy viennent de transmettre au conseil constitutionnel un mémoire où ils défendent les comptes de campagne du candidat.


Le Conseil Constitutionnelle sauvera-t-il la mise de UMP ?



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