mardi 18 décembre 2012

"Alors Gérard, t’as les boules ?



Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ?

Gérard, tu penses qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un César d’honneur remis par Bercy ? 

Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadré pour mettre ta tronche sous le plexi ? 

Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… 

Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter. 

Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc.

Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du je pense qu'à ma gueule, celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...

On n'abdique pas l'honneur d'être une cible. 
Tu t'en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte..., on va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt.

Un pays que tu quittes au moment où l'on a besoin de toutes les forces, en plein siège d'Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu.
Philippe Torreton

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