mercredi 28 mai 2014

EU vers un bon sens… devant le danger d'implosion


Les chefs d’État et de gouvernement


 de UE


 
ont donné mandat au président du



 Conseil européen pour conduire des


 consultations avec le Parlement.



Les dirigeants européens ont enfin décidé

 mardi 

de revoir les priorités de l’UE pour répondre à

 la vague europhobe des élections européennes
 
, avant de nommer le prochain président de la

 Commission.
 


Elles doivent porter «sur les nominations», à commencer par

 
celle du président de la Commission, 

et sur les «priorités»

 pour les cinq prochaines années, à l’issue de quatre heures

 de discussions le 28 Mai à Bruxelles.




Herman Van Rompuy a souligné qu’il avait rencontré Jean-Claude Juncker, le candidat du PPE, le parti de centre-droit arrivé en tête des élections. Mais le choix du prochain chef de l’exécutif européen est encore loin d’être acquis.


«C’est le PPE qui a gagné les élections», a reconnu le président français François Hollande, ajoutant que Herman Van Rompuy devait «regarder s’il y a la possibilité d’une majorité au Conseil et au Parlement». Il «va vérifier si ces deux majorités existent et si ce n’est pas le cas, il reviendra devant le Conseil européen». La chancelière allemande, Angela Merkel, la confirmé en conférence de presse.


Juncker revendique le poste

Fort de la position de premier parti du nouveau Parlement, avec 213 sièges sur 751, le candidat du Parti populaire européen (PPE, centre-droit).

Mais il lui faut former une majorité, pour l’atteindre est une grande coalition avec les socialistes (191 sièges), avec l’apport probable des libéraux (64).

Les chefs des groupes politiques du Parlement ont demandé mardi aux dirigeants de l’UE de laisser Jean-Claude Juncker tenter de trouver cette majorité.

Ce dernier «pourra obtenir le soutien» des socialistes, «à la condition qu’il présente un programme dont les priorités seront la création d’emplois et des investissements pour la croissance, une politique européenne d’immigration globale et une lutte efficace contre l’évasion fiscale», a déclare le président du groupe, Hannes Swoboda.

Mais plusieurs dirigeants de droite refusent de le soutenir : le conservateur Britannique David Cameron et le libéral néerlandais Mark Rutte, mais aussi des chefs de gouvernement PPE comme le Hongrois Viktor Orban, le Suédois Fredrik Reinfeldt et le finlandais Jyrki Katainen, selon plusieurs sources européennes.

Au finale, «il n’est pas exclu que Juncker ne soit pas celui qui soit désigné», a souligné une source européenne.

L’idée est que les consultations de Herman Van Rompuy se terminent à temps pour que lors de leur prochain sommet, fin juin, les 28 puissent proposer un nom à soumettre au Parlement.

Mais il pourra alors s’inscrire dans le cadre d’un «paquet» avec ceux des trois autres postes majeurs des institutions de l’UE : président du Conseil, président du Parlement et de chef de la diplomatie.

Herman Van Rompuy devrait rendre compte de sa mission dans les deux à trois semaines. «Cela ne devrait pas traîner trop longtemps».
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Après le vote de défiance sans précédent de dimanche dans plusieurs pays, les dirigeants européens veulent aussi fixer des «priorités» à l’UE et à la prochaine Commission.

Herman Van Rompuy a cité «la croissance, la compétitivité et les emplois», «une union monétaire qui fonctionne mieux, la lutte contre le changement climatique», le projet d’une «union de l’énergie» et le «combat contre l’immigration illégale».

Mateo RENZI fort de son succès aux européennes il a fait triompher le centre-gauche et refluer le populiste Beppe Grillo -, le chef du gouvernement italien, a demandé lui aussi un «changement des politiques européennes». «Je suis plus intéressé par les choses à faire : créer des emplois, mieux dépenser l’argent européen, que par une discussion sur un poste ou une fonction».

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AFP

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