dimanche 24 février 2013

LES PRISONS CAPITALO-LIBERALES DEBRIDES US


Les États-Unis, l’État qui se considère depuis longtemps comme un exemple de liberté et de démocratie, détient depuis longtemps un record que les autres pays ne sont pas prêts de leur disputer : on y emprisonne plus que dans n’importe quel autre pays du monde.

Les personnes résidant aux États-Unis représentent seulement 5 % de la population mondiale : parmi celles-ci, 2,4 millions sont des détenue-e-s, soit le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe.

Les déclarations faites par la « Corrections corporation of America (CCA)  », la plus grosse entreprise mondiale du secteur carcéral, montrent l’intérêt de la société pour le maintien par le gouvernement de mesures juridiques draconiennes qui contribuent à un taux d’incarcération massif : « notre croissance dépend de notre capacité à obtenir de nouveaux contrats… Tout changement législatif relatif à la drogue ou à l’immigration clandestine par exemple pourrait faire varier le nombre de personnes arrêtées et condamnées, et donc réduire d’autant le nombre de places occupées dans nos structures pénitentiaires».

L’emprisonnement de masse est devenu une source de revenus colossaux, et la répression qui s’exprime par le biais des arrestations et des condamnations en est un préalable.

L’État se montre comme le véritable auteur d’une réalité économique qui marginalise toute une partie de la population pour ensuite en tirer profit.

Les profits de l’infâme système carcéral révèlent donc de l’exploitation de la partie la plus faible de la classe ouvrière étasunienne. Aucune loi ni réforme ne pourra changer quoi que ce soit au problème car c’est le patronat qui les écrit, et il le fait pour servir le capital. Et les geôliers sont ses fondés de pouvoir…

Dans ces prisons, les programmes de réhabilitation sont explicitement présentés comme économiquement peu « intéressants ». Rien d’étonnant à ce qu’au moment de leur libération, les ex-détenus soient fondamentalement privés de toute capacité à retrouver un emploi.

Ce qui favorise la marginalisation sociale en augmentant la probabilité que les ex-détenus retournent à plus ou moins long terme dans l’enfer carcéral… au plus grand profit du lobby des prisons.

Dans ces prisons, les programmes de réhabilitation sont explicitement présentés comme économiquement peu « intéressants ».

Rien d’étonnant à ce qu’au moment de leur libération, les ex-détenus soient fondamentalement privés de toute capacité à retrouver un emploi. 

Ce qui favorise la marginalisation sociale en augmentant la probabilité que les ex-détenus retournent à plus ou moins long terme dans l’enfer carcéral…

Au plus grand profit du lobby des prisons.

Capitaine Martin


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