vendredi 8 février 2013

Dérapage de complément d'enquête



L'émission de ce jeudi 7 février m'a laissé perplexe.
Une très mauvaise émission de propagande pour le MEDEF et ses patrons :
Afin de nous convaincre de ne plus stigmatiser les plus privilégiés, de leur foutre la paix, de les aimer plutôt, de les admirer et les chérir, on ne s'y serait pas pris autrement (faut quand même pas oublier qu'ils ont les pleins pouvoirs !)

Ils réussissent à l'étranger mais sont bridés au pays pour leur couleur de peau ou leur nom, par qui ? nos riches créateurs de richesses !

Ce serait peut-être oublier en quelles conditions travaillent les personnes qui sont les petites mains de ces "superbes entrepreneurs" qui réussissent si bien.
Qu'ils soient en Indonésie, en Chine ou ailleurs, peut-être aurait-il été bon de nous montrer quelles étaient les conditions de travail pour ces "humanistes" si fiers de leur réussite.

Autre propagande, peut-être afin de diminuer le chômage des jeunes en métropole, les convaincre d'aller voir ailleurs puisque c'est ailleurs que tout est si beau et meilleur qu'au pays où ils sont méprisés voir ignorés ?
Ce genre de politique s'est déjà vue en Europe à une certaine époque où l'on favorisait (même si l'on s'en défendait) l'exode d'une certaine population qui crevait de faim.

On aurait vraiment pu croire que le credo de cette émission était de cataloguer le peuple de France comme un amas informe de dépressifs tout simplement parce que ce peuple constate que la répartition des richesses n'est plus juste.
Bref, un climat général de l'émission que j'ai trouvé assez détestable et ressenti comme tendancieux, très Capitalo-Libéral Debridé.

Dans une économie « Capitalo-Libéral Débridé », la réussite se fait toujours au profit des uns et au détriment des autres.
C'est un fait et certains pays s'en accommodent fort bien.
La France et quelques autres Etats ne partagent pas cette philosophie et peut-être est-ce pour cela qu'ils sont depuis des siècles des phares humanistes et démocratiques ?
Nous n'aimons pas majoritairement que se côtoient à quelques mètres de distance des gens crevant de faim et d'autres vivant dans une opulence obscène, comme nous détestons tout autant le grand écart de niveau de vie entre nous. .
Dommage, "Complément d'Enquête" ne nous avait pas habitués à cela.

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