samedi 5 janvier 2013

Des Milliard de $ .



C'est la nouvelle amende que s'apprêtent à accepter une quinzaine de banques mondiales pour avoir expulsé des Américains de leur maison de manière abusive. 
 
La sanction ne répare certes pas les dommages causés, mais son poids prouve la volonté des régulateurs de sanctionner au prix fort les excès de la finance.  

«Les amendes ont explosé l'an dernier et sont encore appelées à croître au cours des prochains mois», prédit Dirk Becker, analyste chez Kleper Capital Markets.

Un chiffre achèvera de convaincre les plus sceptiques : parmi les quatre amendes les plus fortes de l'histoire bancaire, trois ont été prononcées au cours du dernier mois : elles ont été infligées à HSBC (1,9 milliard de dollars), UBS (1,5 milliard) et Standard Chartered (667millions). 

Au total, les banques européennes auraient acquitté plus de 6 milliards de dollars d'amendes l'an dernier .

En février, JP Morgan, Bank of America, Wells Fargo, Citigroup et Ally ont signé un accord avec les procureurs des 50 Etats américains : elles y ont pris l'engagement d'aider les propriétaires à renégocier leurs prêts ou à réduire leur dette, à hauteur de 26 milliards de dollars sur trois ans. 

Ce n'est pas une amende en tant que telle, car il s'agit surtout de révision de contrats. 
 
La facture n'en reste pas moins très lourde. L'accord de 10 milliards qui doit être annoncé dans les prochains jours est un peu plus large : il a été négocié, cette fois-ci, entre les régulateurs financiers du bureau de contrôle de la monnaie et les banques concernées, dont les cinq déjà citées. Il doit remplacer le système de dédommagement mis en place en 2011, qui n'a pour l'instant profité à aucune famille.

Les banques estiment que les sanctions financières réduisent d'autant leur capacité à renforcer leurs fonds propres. 
 
«C'est faux. Les banques ne se précipiteraient pas pour négocier des accords avec les régulateurs s'ils ne leur étaient pas aussi favorables»
 
Les sanctions restent notamment très inférieures aux profits dégagés par les banques.
Quid des banques europeennes!!! Qui font la même chose ?


Réponse : Libération 3 janvier 2013 à 22:16 
 de VIOLETTE LAZARD, CÉLIA LEBUR

Le manque de moyens du pôle financier de Paris est surtout dû à une insuffisance de volonté politique.

 


Le prestigieux pôle financier de Paris est-il en voie d’extinction ? Les années des affaires Elf et Mnef et des juges Joly et Vichnievsky sont-elles révolues ? Dans une tribune lancée cet été dans le Monde, 82 magistrats et une dizaine d’organisations tiraient la sonnette d’alarme sur l’abandon de la lutte contre la grande délinquance financière. 

«La décennie qui s’achève a vu se déliter les dispositifs de prévention, de détection, d’alerte et de répression de la corruption mis en place dans la période précédente», alertaient les signataires.

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