dimanche 6 mai 2012

LA DETTE


LA DETTE
Nous ne devons rien


- Il faut faire défaut sur la dette, ne remboursons pas, ou opérons unilatéralement une décote…
 
Sauf que le problème des dettes et créances croisées, c'est qu'elles sont détenues par les mêmes opérateurs qui détiennent également les avoirs de tout le monde... Si on met à genou le système, c'est nous-mêmes que nous punirons... Ce que démontrent le montant des nos dettes, c’est tout également, l’imbrication des dépendances financières ; toucher à un seul maillon de la chaîne, c’est toujours prendre le risque positif que tout le château de cartes s’effondre.
Pourtant, outre les mesures de renationalisation de certaines banques, la séparation des activités bancaires ou le renforcement des ratios de sécurité et autres réformes, il y a une solution extrêmement simple pour démonter le château de cartes sans que tout s’effondre.
En France (et en principe dans la zone Euro, sauf les habituels cas particuliers qui ont obtenu des exceptions à la règle), on a une loi sur la dématérialisation des titres… Au lieu de dire, on ne paiera pas, il faut dire « notre loi nous interdit de verser de l’argent à des anonymes, aussi dorénavant nous ne rembourserons plus les dettes de tous ceux, sociétés de placement incluses, qui ne nous auront pas fait connaître les personnes physiques, bénéficiaires finaux »… Ou encore : « nous dénonçons toutes les conventions fiscales avec les pays qui ne soumettent pas leurs organismes financiers aux mêmes règles de transparence que nous, et en conséquence, nous appliquons à la lettre notre loi sur la retenue à source pour tous les types de revenus distribués à l’étranger à notre taux maximum d’imposition, majoré de 50 % »…
Simple non ? Le système a comme condition essentielle à sa survie et pour pouvoir poursuivre ses « trafics » occultes, l’anonymat. Supprimons celui-ci et, entre autres, plus aucun chantage ne peut s’exercer. Il est plus que probable, par exemple, que parmi nos prêteurs étrangers figurent des banques françaises qui se servent de leurs filiales extraterritoriales pour participer à la curée sur l’Europe… ça serait « drôle » que tout à coup les masques tombent…
De plus, on inverse totalement la stratégie de la terreur, et ça, ça serait une vraie révolution ; en douceur en plus ; bien plus efficace que la taxe Tobin qui ne ferait que surenchérir le loyer de l’argent, sans rien changer au niveau des problèmes de fond, et qui en plus, est inapplicable sans un consensus mondial que nous n’aurons jamais… Et si la France pouvait entraîner l’Europe, puis les USA (ce dont je doute, mais nous n’avons pas besoin d’eux), dans son sillage, cela suffirait pour mettre fin en « en deux coups de cuillère à pot » : à l’évasion fiscale, aux paradis fiscaux opaques, aux participations croisées, et cetera, et cetera… Et ce n’est pas une solution magique celle-là, elle est applicable demain et sans qu’on ait besoin que le reste du monde soit d’accord… tout en respectant la Loi…

- La Loi de 1973 puis le statut de la BCE, sont la cause de tout…
 
Voilà encore une demi-vérité qui a la vie dure… diffusée, principalement, aussi bien par le FN que par la gauche dite « radicale »…

Bien évidemment, on peut toujours gloser et même être d’accord sur les problèmes que constitue cette perte d’indépendance par rapport aux besoins de financement des États, aux contraintes que cela implique et au surcoût que cela représente…

 Cependant, cette affaire du « sur-paiement » des dettes est à double tranchant… Certains affirment que notre dette serait aujourd’hui minime, si depuis 40 ans nous n’avions pas eu à régler les intérêts versés aux Banques ; soit, on peut même leur faire confiance s’ils maîtrisent les opérations arithmétiques de base. Néanmoins, je n’ai jamais pu le vérifier parce que tous ceux qui affirment cela, ne donnent ni les chiffres, ni les méthodes qu’ils ont utilisées pour le calcul ; si c’est une simple addition des intérêts payés, par exemple, c’est forcément faux, parce que seul le différentiel avec le taux de financement auprès de la banque centrale est à prendre en compte, et de plus, les impôts sur le surcoût sont à déduire…
Mais, il y a une autre raison plus fondamentale : cet argent a aussi permis aux banques de financer l’activité économique… Personne ne sait jusqu’à quel point cette décision - qui a également, permis de créer un circuit de subventionnement de l’activité économique qui échappe à toute accusation de dumping étatique - a rapporté en impôts à l‘État et soutenu l’économie. De même par rapport aux « mécanismes » de création monétaire, il est probable que les concepteurs de ce système pensaient que les banques étaient les mieux à même, « d’autoréguler » et d’ajuster la masse monétaire en fonction de l’augmentation réelle de richesses, conformément à la Théorie quantitative de la monnaie (TQM)…  


Il y a donc eu SOUTIEN ABUSIF



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