jeudi 4 décembre 2014

PAUVRE PALESTINE


 

NOTRE PARLEMENT INTIME NOTRE PRÉSIDENT A LA

RECONNAISSANCE DE L'ETAT PALESTINIEN


POUR 339
CONTRE 151
BLANC 16
ABSTENTION 68


«l’Assemblée nationale invite le gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit.»


Après le vote des Parlements britanniques et espagnols et le geste de la Suède en octobre, les parlementaires français ont donc à leur tour fait un premier pas vers la reconnaissance de l’État de Palestine.
Parmi les députés PS, seul un (René Rouquet) a voté contre et cinq se sont abstenus, dont Armand JUNG, président du groupe d’amitié France-Israël et François Pupponi, député-maire de Sarcelles.
Au sein du groupe UMP, la grande majorité a suivi la consigne du nouveau président de leur parti et voté contre (136), comme Luc Chatel, Laurent Wauquiez ou NKM.
Les très pro-israéliens Hervé Mariton, Claude Goasguen, Christian Estrosi, se sont évidemment opposés au texte, le maire de Nice condamnant «un choix honteux et indigne» de la majorité de gauche.
Ils ont tout de même été neuf à approuver le texte, dont Nicole Ameline, Bérengère Poletti et Jacques Myard, bien loin de la «petite vingtaine» qu’Axel Poniatowski espérait rallier.
Les centristes qui avaient la liberté de vote se sont divisés: quatre ont voté pour, 14 contre, notamment Jean-Christophe Fromantin, Meyer Habib, député des Français de l’étranger dont la circonscription englobe Israël, Jean-Christophe Lagarde et le président du groupe, Philippe Vigier.
La résolution a, à l’inverse, fait le plein des voix auprès des députés EE-LV et du Front de gauche. Le communiste François Asensi - dont le groupe GDR avait déjà déposé une vingtaine de textes appelant à la reconnaissance de la Palestine - a applaudi un «vote devant l’histoire, de justice et de paix» et rappelé le «droit des peuples à disposer d’eux-mêmes».
Et le chef de file des députés écologistes, François de Rugy a insisté sur «l’esprit d’équilibre»: «le droit inaliénable du peuple palestinien à se doter d’un Etat doit être en toutes circonstances réaffirmé comme doit être réaffirmé le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité.»
Les radicaux de gauche soit n’ont pas pris part au vote, soit ont voté pour, «même s’ils ont exprimé des réserves sur la procédure, le choix du moment, les nuances», a précisé leur orateur, Paul Giacobbi.
Comme son collègue Gilbert Collard, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen s’est finalement abstenue, après avoir pourtant annoncé qu’elle approuverait le texte parce qu’il «donnera[it] des droits et des devoirs pour lutter contre le terrorisme».


Le gros problème de notre assemblée, c'est nos parlementaires ayant une double nationalité !



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