vendredi 2 août 2013

« LE MONDE » Enfin optimiste sur notre ÉCOLE FRANÇAISE


Les 5 statistiques positives de l’école française




Le système éducatif français est souvent stigmatisé sur ses faiblesses
Cependant, j’aimerais regarder les choses sous un angle résolument plus optimiste et attirer votre attention sur 5 statistiques où la France s’en sort particulièrement bien dans les comparaisons internationales par rapport à ses voisins de l’OCDE.



1ère statistique positive : la France a une école maternelle ouverte au plus grand nombre et financée principalement par des fonds publics.
La France fait partie des quelques pays de l’OCDE où la quasi majorité des enfants est déjà scolarisée à l’âge de 3 ans.
C’est en Belgique, en Espagne, en France, en Islande, en Italie, en Norvège et en Suède que les taux de pré scolarisation sont les plus élevés à l’âge de 3 ans : plus de 90 % des enfants de cet âge y sont pré-scolarisés.
De plus, le financement est essentiellement public en France, ce qui est un gage solide d’équité sociale.
Les fonds privés représentent en moyenne 18 % du financement des écoles maternelles dans l’OCDE contre seulement 6% en France.
A titre indicatif, les fonds privés représentent plus de 25 % en Allemagne, en Argentine et en Autriche, et même plus de  48 % du financement total en Australie, en Corée et au Japon.
Avoir une école maternelle bien structurée et qui accueille les enfants le plus tôt possible est un atout.
Surtout lorsque l’on sait que les élèves âgés de 15 ans qui ont été préscolarisés ont obtenu de meilleurs scores aux épreuves  PISA que ceux qui ne l’ont pas été, même après contrôle de leur milieu socio-économique,



2ème statistique positive : les enseignants du primaire et secondaire sont en moyenne plus jeunes en France que dans de nombreux pays européens et de l’OCDE.
Contrairement à l’idée reçue, les enseignants français sont plus jeunes que dans la plupart des pays de l’OCDE (et notamment européens). En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 42 % des enseignants du primaire ont moins de 40 ans (contre 49 % en France).
Dans l’enseignement secondaire, en France et dans seulement 13 autres des 32 pays de l’OCDE ou des autres pays du G20, 39 % au moins des enseignants en poste dans l’enseignement secondaire ont moins de 40 ans .
A l’autre extrémité, le pourcentage d’enseignants de moins de 40 ans est inférieur à 30 % en Allemagne, en Autriche, en Estonie, en Italie et en République tchèque.
Dans ces pays, un grand nombre d’enseignants partiront à la retraite dans les dix années à venir, et les gouvernements risquent de faire face à une véritable pénurie d’enseignants.
En France, même si la désaffection vers ce métier est à prendre très au sérieux, la pyramide des âges n’est pas aussi négative que l’on pouvait l’imaginer.



3ème statistique positive : À 15 ans, en compréhension de l’écrit, un tiers des élèves obtiennent de bonnes performances, ce qui est supérieur à la moyenne de l’OCDE
Le système d’éducation français obtient, dans l’enquête  PISA, des performances équivalentes à la moyenne des pays de l’OCDE mais avec de fortes dispersions.
Alors certes, l’échec scolaire s’est aggravé mais le système reste tout de même soutenu par des bons éléments qui représentent 32 % des élèves âgés de 15 ans (contre 28 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE).
Même constat si on regarde les élèves les plus brillants.
Là encore, la France est au dessus de la moyenne avec 10% d’élèves ayant de scores supérieurs à 678 points dans PISA en compréhension de l’écrit contre 8% en moyenne OCDE.
A titre indicatif, la moyenne OCDE dans PISA est de 493 points en compréhension de l'écrit et 39 points d’écart sont équivalents à une année d’étude.
Il est clair que la France ne peut se satisfaire d’autant d’échec et d’inégalités, mais il faut aussi tenir compte de cet élément plus positif dans les analyses.
Et savoir que les pays qui réussissent le mieux arrivent à concilier la même excellence qu’en France avec cette fois un échec scolaire limité.



4ème statistique positive : les élèves français prennent du plaisir dans l’apprentissage des matières
Même si prendre du plaisir à l’école n’est pas systématiquement un gage de réussite, le plaisir d’apprendre peut permettre aux élèves de s’épanouir et de compenser certaines lacunes de départ.
Les différentes études PISA ont montré que les élèves français prennent en général plus de plaisir que la moyenne des pays de l’OCDE dans l’apprentissage des matières.
Ainsi, dans PISA 2003, 67% des élèves déclaraient s’intéresser aux choses qu’ils apprennent en mathématiques (contre 53% en moyenne dans les pays de l’OCDE), alors que dans PISA 2006, 75 % des élèves de 15 ans en France déclaraient prendre du plaisir à acquérir de nouvelles connaissances en science (contre 67 % en moyenne dans les pays de l’OCDE)
Alors certes, le plaisir d’apprendre et l’intérêt pour les matières enseignées sont souvent associés en France à une anxiété d’être évaluée (et de redoubler) qui fait perdre une partie du bénéfice engendré. Mais là encore, ce résultat est tout de même plutôt encourageant.



5ème statistique positive : La France investit dans son système éducatif, même en période de crise économique
En 2010, les pays de l’OCDE ont consacré, en moyenne, 3.9 % de leur PIB au financement de leurs établissements d’enseignement primaire et secondaire contre 4.0% pour la France.
Ce pourcentage est supérieur à 4.5 % uniquement en Argentine, au Brésil, au Danemark, en Islande, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.
De plus, cet investissement ne s’est pas réduit pendant la crise économique montrant au passage que l’éducation demeurait une priorité. Ainsi, entre 2009 et 2010, les dépenses publiques au titre des établissements d’enseignement ont diminué à cause des mesures de restriction budgétaire dans un tiers des pays de l’OCDE et de plus de 2% en Autriche, en Espagne, aux États-Unis, en Irlande, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et au Portugal.
La France ne fait pas partie de ces pays et les dépenses publiques au titre des établissements d’enseignement ont augmenté de 2 %, en moyenne, entre 2008 et 2009 et de 1% entre 2009 et 2010 (voir tableau B2.5 de regards sur l’éducation 2013).


Des enseignants relativement jeunes, une école maternelle bien structurée, un plaisir d’apprendre, une proportion importante de bons élèves et une réelle volonté de considérer l’éducation comme une priorité pour la société.
Voici 5 éléments positifs à mettre au crédit du système français, même si il convient de garder en tête les points à améliorer.



http://educationdechiffree.blog.lemonde.fr/a-propos/

PS:ESPAGNE et Le PORTUGAL on divisés par 2 le nombre de leurs enseignants depuis plus d'un an.

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