jeudi 12 décembre 2013

RÉDUIRE LA DÉPENSE PUBLIQUE DE !!!


 130 Milliards
€uros ?



C'est le chiffre choc annoncé par JF Copé.


Un chiffre correspondant aux économies que l'UMP engagerait sur la dépense publique, si elle revenait au pouvoir.
Un chiffre considérable, mais le leader de l'UMP veut le rendre crédible en soulignant qu'il s'agit seulement de 10% des crédits dépensés chaque année par les administrations.
Est-ce envisageable ?
D'abord, il faut souligner que la dépense publique ne représente pas 1.300 Mrds d'€uros.
Elle atteignait 1.151 Mds en 2012.
Compte tenu de la hausse annuelle actuelle, qui se situe entre zéro et 1% en volume, le niveau de 1.300 milliards sera plutôt atteint en 2016 ou 2017. Jean-François Copé vise donc, sans doute, la dépense publique de 2017.

Dans quelles conditions?

Mais là n'est pas le problème soulevé par l'opposition.
Il est plutôt de savoir dans quelles conditions une baisse de 130 Mds € de la dépense publique peut-elle être envisagée.
Jean-François Copé évoque la baisse du nombre d'élus, parlementaires et élus locaux.
Quelle serait l'économie procurée par une telle décision ?
Tout au plus de quelques 100 mds d'€uros
Nul ne peut prétendre sérieusement que la solution réside là.

 La dépense publique, n'est pas qu'une masse de fonctionnaires dans des bureaux.

C'est avant tout une dépense sociale.
Celle-ci représente, tout compris, près de 58% de la dépense publique française, toutes administrations confondues (665 Mds d'euros sur 1.151 Mds)...2Mds€ par jour.
Les dépenses d'assurance vieillesse représentaient à elles seules 311 Mds d'euros en 2012, selon l'Inseelles pour la famille 51,9 Mds.
Pour la santé, la dépense publique atteint 168,4 Mds. La politique du logement compte pour 22,4 Mds.
Les autres gros postes de dépenses sont l'éducation (124,8 Mds), les affaires économiques, poste qui comprend notamment les transports (75 Mds), le secteur police-justice (36,3 Mds) et la Défense (38,6 Mds).



Où trouver 130 Mds €uros d'économie?
En rabotant tous les crédits de 10% ?
C'est difficilement envisageable.
Une autre méthode peut être, celle de se comparer avec ce qui s'est fait à l'étranger.
Jean-François Copé, qui souligne qu'en Europe, les dépenses publiques représentent globalement, en moyenne 50% du PIB, au lieu de 57% en France.
Patrick Artus l’économiste de NATIXIS adopte lui aussi la même approche comparative.
« Mais » préconise d'abord de ne pas toucher aux dépenses qui soutiennent la croissance.
La France a des dépenses publiques de santé, d'éducation, et de défense, supérieures à la moyenne européenne... Mali, Centreafrique, Liban, etc, etc.
Mais elles contribuent à la croissance de long terme. Il ne faut donc pas chercher à les diminuer ces 7% à priori ...
Si l'on exclut ces dernières du champ des économies, et que l'on se fonde sur les écarts avec les autres pays de la zone euro, pour tenter de se rapprocher de la moyenne, où faut-il couper ?



Il ne restera plus qu'a réduire les retraites, la politique familiale et l'aide au logement » relève Patrick Artus.


S'agissant des retraites, l'Allemagne a montré « l'exemple », de ce point de vue, en coupant dès les années 2000 dans les retraites publiques, et en incitant les salariés allemands à souscrire à des retraites privées .
Avec, pour conséquence, une forte hausse du nombre de retraités allemands se situant sous le seuil de pauvreté (source OCDE).
Y'a-t-il un consensus en France pour privatiser les retraites ?
Ou pour réduire la dépense d'assurance maladie privatisant la sécurité sociale ?
Ce serait là un moyen assurément radical de baisser la dépense publique : c'est le caractère public, plus largement qu'ailleurs, des assurances vieillesse et maladie qui explique pour une bonne part le surpoids de dépenses des administrations en France.
Pour résumer, les Français sont-ils prêts à privatiser la sécu ?
D’après un texte de Ivan Best



C'est encore LE GRAND MENSONGE d'ETAT...
Tous les consommateurs de ce pays paient sur leur salaire brut les 2 Mds € par jour pour faire tourner notre protection sociale  et 1 Milliard pour l'ETAT !
La rédaction

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire