dimanche 1 septembre 2013

un dumping social qui ne veut pas dire son nom.



Comment expliquer le redressement de Espagne, Italie, Grèce et Portugal .
 
Les salariés des pays d'Europe du Sud ont du accepter de lourds sacrifices : suppression de jours de congés payés, baisse de salaires, des allocation retraites, 30% de licenciement dans la fonction publique, assouplissement du Code du travail, la privatisation de 40% des infrastructures de santé publique…



Au point que leurs entreprises ont regagné en compétitivité.
 
Dès l'automne dernier, Carlos Ghosn décidait ainsi d'augmenter la production des usines espagnoles de Renault, avec à la clé 1.300 embauches au détriment des usines françaises.
Les exportations sont donc reparties à la hausse.
Elles affichaient un bond de 10,5% par rapport à juin 2012.
Si bien que l'Espagne a quasiment éradiqué son déficit commercial, à peine 107 millions d'euros en juin, en diminution de 96% sur un an!



L'Italie a enregistré en 2012 un excédent commercial de 11 milliards d'euros, du jamais-vu depuis 1999.
Et même en Grèce, la reprise des exportations a permis de réduire le déficit commercial.
Le grand écart de compétitivité entre le nord et le sud de l'Europe est en train de se résorber grâce a un dumping social qui ne veut pas dire son nom.

Du mieux du côté des taux

Anesthésiés par l'euro, les fameux États périphériques avaient laissé filer leurs coûts de production au début des années 2000.
La crise de la dette à compter de 2007 pèsera lourdement sur leurs économies, poussant certains à vouloir sortir de l'euro pour… dévaluer.
Mais les mesures d'ajustement semblent avoir porté leurs fruits.
Si bien qu'aujourd'hui, personne ne croit à l'explosion de la monnaie unique.
Pour preuve, les écarts de taux d'intérêt avec l'Allemagne (les spreads) se sont largement tassés.
Les taux italiens et espagnols sont redescendus respectivement à 4,3% et 4,4% contre plus de 7% au pic de la crise.



D'aprés un texte Axel de Tarlé


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