dimanche 1 septembre 2013

Notre administration devient de plus en plus abstraite, inaccessible et violente.



Le regard du Défenseur des droits D Baudis sur la société française?


Elle est minée par l'incertitude.
À travers les réclamations reçues, je me rends compte que nous faisons face à une paupérisation grandissante.
20 % des Français terminent le mois dans le rouge à la banque, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, chaque jour la France compte 1.000  nouveaux chômeurs.



En 2012, les trois quarts des réclamations que nous avons reçues concernent les relations entre les citoyens et l'administration, principalement dans le domaine de la protection sociale, à Pôle emploi, auprès des caisses d'assurance-maladie, de retraite, d'allocations familiales…


Pour des familles qui sont sur le fil, le moindre incident provoque une chute dont elles ne se relèvent pas, ne sachant pas à qui s'adresser.


J'ai le souvenir de cette grand-mère qui, du jour au lendemain, a perdu tous ses droits, pension de retraite, couverture sociale… parce qu'une dame, née le même jour qu'elle et qui portait le même nom et prénom, était décédée : l'administration avait confondu les deux identités. Cette femme, seule pour démêler sa situation, sans famille, s'est retrouvée devant un véritable mur.



Les plates-formes téléphoniques, les services externalisés, les délégations de service public
ont rendu l'administration encore plus abstraite, plus inaccessible et plus violente.

D'après un texte de Marie-Christine Tabet

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