lundi 29 octobre 2012

Qui finance vraiment la Sécurité sociale?


Le Haut conseil du financement de la protection sociale, un organisme placé sous l'autorité du Premier ministre qui réunit les partenaires sociaux, c'est décidé a continuer a mentire sur :

Qui finance vraiment la Sécurité sociale?



Pour la première fois, un document donne une image globale des ressources qui financent les prestations sociales, quel que soit le payeur:
la Sécurité sociale elle-même (pour l'assurance-maladie, les retraites, les prestations familiales...) mais aussi les régimes de retraite complémentaire comme l'Agirc-Arrco, l'assurance-chômage, l'Etat et les collectivités locales (pour les minima sociaux, les aides aux personnes âgées et handicapées...), ou encore les mutuelles et institutions de prévoyance.


Au total, 633 milliards d'euros de prestations ont été versées en 2010 par ces différents acteurs, soit 1.74 Mdc € par jour , ils rémunèrent 1.8 millions de personnes.


Qui finance vraiment la protection sociale?


Avant tout, les salariés/consommateurs.


Les prélèvements assis sur les revenus d'activité représentent plus des trois quarts des ressources (77%):
les cotisations sociales bien sûr, qu'elles soient patronales ou salariales, mais aussi la CSG, qui pèse 33% sur le revenue de tous les salaries .

Les cotisations patronales sont répercutés dans les coûts des entreprises, elles ce retrouvent donc dans les prix TTC.


«D'un point de vue économique, la CSG constitue un prélèvement sur les revenus d'activité analogue aux cotisations sociales, même si son assiette est plus large». C'est le salarie /consommateur qui paye !!!


Le Haut conseil confirme donc, s'il en était besoin, que «le financement de la protection sociale reste encore largement assis sur les revenus du travail».


Les autres ressources «contribuent de manière beaucoup plus marginale au financement de la protection sociale» : moins de 5% pour les prélèvements pesant sur la consommation des ménages, comme les taxes sur le tabac ou l'alcool, seulement 2,5% pour les revenus de remplacement comme les pensions des retraités (sur lesquelles est prélevée une CSG à taux réduit), 2% pour les revenus du capital (qui s'acquittent eux aussi de la CSG et d'autres prélèvements sociaux).


Les cotisations sur les salaires, même au sens strict, sont élevées. Elles représentent 65% des ressources de la protection sociale dans l'hexagone, contre 57% en moyenne dans l'Union européenne. 
 
«Pour les seules cotisations à la charge des employeurs, notre pays se trouve, avec 43,6%, au quatrième rang, après l'Estonie, la République tchèque et la Lituanie», mais celles-ci contribues a générer 1.8 millions de prospects très largement solvables et a financer 1850 entreprises capitalo-libérales débridés
D'apres un texte de VINCENT COLLEN

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