vendredi 9 janvier 2015

Je suis CHARLIE




Des redoutables branquignoles ces terroristes, et quelle minable sécurisation des locaux de Charlie Hebdo



kalachnikov en main, agissant de façon visiblement improvisée dans leur fuite: les frères Kouachi, tueurs de Charlie Hebdo activement recherchés, sont un étrange et inquiétant mélange de professionnalisme et de comportement anarchique.


Les images, prises par un témoin depuis un toit voisin, des deux tireurs cagoulés, vêtus de noir, gilets porte-chargeurs sur la poitrine, qui progressent dans la rue à la façon de soldats d’élite et exécutent sans hésiter un policier gisant à terre, a glacé le sang des observateurs et révélé un entraînement quasi militaire.



«On les voit à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement. Ils ont forcément reçu une formation de type militaire.
Ce ne sont pas apparemment des illuminés qui ont agi sur un coup de tête», ils tiennent leurs pistolets-mitrailleurs serrés près du corps et tirent au coup par coup et non par rafales, ce qui démontre qu’ils ont été entraînés .
Les deux hommes connaissaient l’horaire de la conférence de rédaction de l’hebdomadaire, mais pas l'adresse exacte du journal.
Sous la menace il se font ouvrir (code) la porte de la salle de rédaction par une employée.
Ils exécutent leur plan , sans être arrêtés par le policier armé chargé de la protection rapprochée de Charb, directeur de Charlie Hebdo, qui n’a pas eu le temps d’intervenir et fait partie des victimes.
Puis dans leur fuite, ils croisent des policiers, qu’ils tuent ou mettent en fuite, leur tirant dessus avec une précision de combattants aguerris.
Mais la phase «exfiltration» de l’opération semble plus anarchique : ils percutent, alors qu’ils n’étaient pas directement pris en chasse, une automobiliste place du colonel Fabien, s’en sortent en braquant un conducteur pour lui voler une Clio grise.
Dans le Citroën C3 noire qu’ils abandonnent, les enquêteurs découvrent la carte d’identité de Saïd Kouachi, qui met la police immédiatement sur leur piste.
Et jeudi, en Picardie, ils apparaissent dans la Clio grise, cagoulés, armes apparentes, dans une station-service dont ils agressent le gérant, qui immédiatement les identifie et donne l’alerte.
Ils ne pensaient sans doute pas s’en sortir .
Leur fuite a été donc improvisée et burlesque... Ils pensaient y rester, de se barricader dans l’immeuble de Charlie et attendre le Raid.
L’instinct de survie a joué, ils l'ont saisi !



Mais manifestement ils ont improvisé :
Ils se sont se présentés au 9 ce n'est pas la bonne adresse, on leur indique que Charlie est au 10 … Personne n’appelle le 17 ?
La découverte de la carte d’identité dans la C3 démontre un petit côté Branquignol.
Dans l’action, ils ont montré qu’ils étaient bien formés, qu’ils avaient du sang-froid, mais comme n’importe quel gang de gros truands de banlieue qui montent une attaque de fourgon blindé, à l’arme de guerre et au lance-roquette.»
On assiste à une dérive dangereuse, qui voit les techniques du grand banditisme appliquées à autre chose, au terrorisme. Cela veut dire qu’il y a beaucoup plus de candidats potentiels, et c’est vraiment inquiétant !»
Que dire de la minable sécurisation de Charlie Hebdo:
Une caméra de surveillance extérieure aurait suffi au service de protection, de les voir venir...et de donner l'alerte !

Les Kouachi sont sur la liste noire des Etats-Unis depuis plusieurs années.



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