jeudi 13 septembre 2012

LA PRESSE EST-ELLE LIBRE ?

 

Libération commence à se morde les doigts
d' avoir consacré, lundi 10 septembre, sa Une à Bernard Arnault, sur laquelle le patron de LVMH était représenté tenant une valise avec ce titre : "Casse-toi riche con !"

La direction de la rédaction, qui a décidé de cette Une dimanche soir, n'avait pas réfléchi aux conséquences en termes publicitaires. 

La régie du quotidien a très peu apprécié de ne pas avoir été prévenue de cette décision éditoriale.

Elle ne peut que constater aujourd'hui l'ampleur des dégâts.

 

Dès la parution du numéro, les différentes sociétés dépendant du groupe LVMH ont fait savoir qu'elles retiraient leurs opérations publicitaires prévues d'ici à la fin de l'année. 

En tout, le manque à gagner s'élève à 150 000 d'euros pour le quotidien.

Mais ce n'est pas tout. D'autres entreprises du secteur du luxe, qui ne dépendent pas du groupe LVMH, ont annoncé qu'elles allaient retirer leurs campagnes par solidarité.

En tout, le préjudice pour Libération pourrait allez jusqu'à 700 000 euros, selon des sources internes.

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