jeudi 22 mars 2012

«Pacte de responsabilité»


«Il y a quelque chose de touchant à voir tous ces dirigeants conservateurs venir en aide au candidat de droite en France. Il en avait peut-être bien besoin (…) C’est le droit des dirigeants conservateurs de se retrouver à la veille d’une échéance importante en France. Et c’est le devoir des progressistes aussi, en Europe, d’être ensemble aujourd’hui pour porter le même message, celui d’un changement en Europe», a martelé Hollande.
Face à un pacte «qui porte le nom de stabilité mais qui peut devenir un pacte d’austérité», le socialiste a opposé son idée d’un «pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance». L’occasion d’une nouvelle salve contre Sarkozy, qu’il n’a jamais nommé, une semaine après le discours du président-candidat à Villepinte. «Ma détermination sera entière, contrairement à celui qui annonce d’emblée — vous le reconnaîtrez — qu’il quittera la table des négociations s’il n’est pas suivi» sur la renégociation des accords de Schengen et d’un paquet de conventions commerciales, a raillé le député de Corrèze. Lui mettra toute sa «détermination non pas à quitter la table des négociations, mais à y rester tout le temps nécessaire pour obtenir la croissance, l’emploi, le développement, le progrès.»
Pour relancer la croissance et l’investissement en France, Hollande reprend l’idée de «project bonds», des obligations émises par la Banque centrale européenne «non pas pour mutualiser les dettes souveraines, mais pour financer de nouveaux projets de développement». L’idée, qui remonte à la période Delors à la Commission européenne, dans les années 90, se heurte au refus des conservateurs allemands mais le SPD n’est pas non plus convaincu. Hollande a également réclamé à nouveau une évolution du mandat de la BCE, autre sujet délicat avec Berlin: «Stabiliser les prix: c’est fait. Lutter contre la spéculation: il y a encore à faire. Et, surtout, agir pour la croissance !» Le candidat socialiste veut aussi réorienter les fonds structurels européens «qui restent gelés, faute de pouvoir être affectés».

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