l’article
L3116-4 du code de la santé publique,
selon laquelle « le refus de
se soumettre
ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l’autorité parentale
ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination (…)
sont punis de six mois d’emprisonnement et de 3 750 euros
d’amende. »
Un
autre texte, qui existe déjà, pourrait néanmoins s’appliquer aux
parents qui ne vaccineraient pas leurs enfants dans certains cas.
Il
s’agit de l’article 227-17 du code pénal,
qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros
d’amende « le fait, par le père ou la mère, de se
soustraire,
sans motif légitime, à ses obligations légales au point de
compromettre
la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son
enfant mineur ».
l’article
L3116-4 du code de la santé publique, selon laquelle « le
refus de se soumettre
ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l’autorité parentale
ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination (…)
sont punis de six mois d’emprisonnement et de 3 750 euros
d’amende. »
Un
autre texte, qui existe déjà, pourrait néanmoins s’appliquer aux
parents qui ne vaccineraient pas leurs enfants dans certains cas.
Il
s’agit de l’article 227-17 du code pénal, qui punit de
deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende
« le fait, par le père ou la mère, de se soustraire,
sans motif légitime, à ses obligations légales au point de
compromettre
la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son
enfant mineur ».
Des
textes très rarement appliqués dans les faits : Pourquoi ?
Alors que le
ministre de l’Éducation veut réformer l'école à la lumière des
connaissances scientifiques, il semble ignorer nombres d'études qui
ont prouvé que l'on apprend mieux le matin.
Pourquoi
alors envisager la semaine de quatre jours ?
Pourtant,
le 27 juin 2017, à peine installé, celui-ci publie un décret qui
laisse «la main» aux maires de décider ce que sera la semaine à
l’école des enfants de leurs communes. C’était ainsi, de
manière cynique, échapper à ses propres responsabilités et
organiser sciemment les conflits à venir entre tous les acteurs
éducatifs. C’était de manière volontaire déstructurer une
politique éducative nationale pour éviter d’assumer la volonté
pourtant manifeste de supprimer la réforme des «rythmes éducatifs».
On lit ainsi dans ce décret autorisant
la semaine de quatre jours que le directeur académique des services
de l’Éducation nationale (Dasen) chargé des écoles et des
collèges doit vérifier que «l’organisation
envisagée permet de garantir la régularité et la continuité
des temps d’apprentissage» ! Que cela peut se concevoir dans une
semaine où l’enfant aura des apprentissages deux jours, une
journée sans, puis à nouveau deux jours et deux jours sans, ne
manque pas d’étonner. C’est le même ministre qui peut dire
en présentantles
réflexions à mener sur les vacances, «quatre
jours n’est pas mieux que quatre et demi et quatre et demi n’est
pas mieux que quatre», «ce qui compte c’est de s’intéresser à
ce qui se passe pendant les quatre jours ou pendant les quatre jours
et demi et, au-delà de ça, à ce qui se passe pendant les activités
périscolaires».
La notion de «surmenage
intellectuel»
Pourtant les études scientifiques
existent bel et bien, menées depuis longtemps par des psychologues,
pédagogues ou médecins. Dès 1882, Alfred Binet, psychologue
connu pour avoir créé la première échelle de développement
mental, analyse avec Victor Henri la notion de «surmenage
intellectuel» et les conditions de sa production (1) : ils ont mis
en place des protocoles pour étudier l’effet de la fatigue sur les
diverses fonctions physiologiques et les conséquences psychologiques
du travail intellectuel. Ceci parallèlement à des recherches
similaires réalisées par Sikorsky en Russie (2) et Friedriech en
Allemagne (3). Tous obtiennent les mêmes résultats, à
savoir que c’est toujours le matin que dictées et opérations
complexes sont le mieux réussies, rapidement
et sans erreur. Binet disait aux enseignants, «faites
bénéficier vos écoliers de la clarté mentale de la matinée».
Près de cent ans plus tard, Pierre Magnin, médecin, recteur de
l’académie de Besançon rappelle, en 1993 (4), que «les
observations ont montré que la période propice de la matinée
s’imposait pour être la plus caractéristique et la plus
synchronisée : celle de l’après-midi apparaissant moins
intense et moins vigoureuse».
Il montre que même en respectant le creux méridien de l’après-midi
comme on le doit (repos, sieste, relaxation) «les
performances qu’elle permet d’atteindre ou de réaliser restent
chez la plupart des individus inférieures à celles de la matinée.
La disponibilité́ cérébrale a évolué́». Le matin est donc bien connu
scientifiquement comme étant le meilleur moment pour réaliser avec
efficience tous les apprentissages, ce qu’ont bien compris tous les
autres pays du monde qui fonctionnent sur 4,5 jours, 5 ou 6 jours.
Jamais sur quatre. Il est vrai que cela nécessite de changer ses
pratiques d’enseignement, la gestion d’une
longue matinée n’est pas celle d’une courte, nombre
d’inspecteurs de l’Education nationale l’ont entendu. Quel est l’objectif d’une réforme?
D’organiser une plus-value éducative plutôt que de remettre en
question celle qui précédait, pour des raisons dogmatiques. D’autre
part les expériences menées sur quatre jours à partir de 1991 ont
été évaluées. Si, selon Desclaux et Desdouet (1994) la semaine de
quatre jours n’a pas d’incidence particulière sur les
performances intellectuelles d’enfants vivant dans un environnement
socio-culturel dit «normal», il en va tout autrement dans les ZEP
des zones sensibles. Au CP, entre autres, les élèves sont moins
vigilants, ont plus de comportements scolaires inadaptés et dorment
moins que ceux présents quatre jours et demi par semaine. Veut-on
vraiment aider chaque enfant à réussir ?
Projets éducatifs et
partenariats
Une vraie innovation, que ne cesse
d’appeler de ses vœux le ministre, serait de modifier les
terminologies franco-françaises qui ne font que renforcer le
scolaro-centrisme de la vie des enfants. Le temps scolaire ne
représente que moins de 10% du temps de vie global d’un enfant,
cessons donc de parler de rythmes «scolaires», les rythmes ayant
d’ailleurs une définition qu’il serait bon de faire connaître,
et parlons des temps de l’enfant et de leur aménagement. 100% de
ses temps de vie sont alors considérés, on peut s’intéresser à
leurs contenus, ce qui incite évidemment à créer des partenariats
pour que la coéducation devienne réalité. Car chaque acteur de la communauté
éducative, de l’enseignant au parent en passant par tous les
intervenants autres, a une responsabilité dans la bonne gestion des
temps de l’enfant. C’était le grand mérite des projets
éducatifs territoriaux (PEDT) qui ont permis de construire
localement des partenariats formidables et d’ouvrir l’école sur
les parents mais aussi sur les communes et les associations
d’éducation populaire. S’interroger sur ce qui fait éducation
chez l’enfant est dès lors nécessaire, car éduquer n’est pas
le propre de l’école. C’était exactement ce qu’incitait à
faire les PEDT. On les supprime avant de leur avoir
permis de prendre leur vitesse de croisière. Dans le département du Nord par exemple,
deux villes de plus de 20 000 habitants garderont à la rentrée
les «rythmes éducatifs» intégrés à leur projet éducatif
global : Lomme et Grande-Synthe. C’est aussi le cas de
beaucoup de grandes villes éducatrices, de la communauté de
communes du Pays fléchois, de Tarnos, de l’Ariège… qui
modifient leur organisation pour à la fois rester à 4,5 jours mais
mieux encore respecter les rythmes des enfants. L’histoire nous montre que la France ne
cesse de remettre à plat ses «rythmes
scolaires», confondant ainsi l’enfant avec une balle de
ping-pong que se renvoient les ministres successifs. N’est-il pas urgent de trouver une
organisation capable d’être pérennisée et d’accorder ainsi aux
enfants une stabilité au long de son parcours scolaire ? Un enfant né en 2008, rentré en petite
section en 2011, pourra connaître deux changements d’organisation
du temps scolaire avant sa sortie de CM2. Pour revenir à 4,5 jours
en entrant en 6e. Est-ce raisonnable
monsieur Blanquer ? Vraiment ?