dimanche 6 juillet 2014

Ca concerne nos enfants





une évaluation scolaire qui 


«stimule» au lieu de «décourager».




Jugé contre-productif, le système de notation à

 la française est remis en question par Benoît

 Hamon qui veut une politique d'évaluation qui

 «stimule» au lieu de «décourager».


C'est Benoît Hamon qui s'y colle en lançant la «conférence nationale 

sur l'évaluation des élèves».

Laquelle devrait parvenir d'ici à décembre à un «consensus» sur une

notation plus bienveillante» estime le ministre de l'Éducation 

nationale.

Alors au panier les bons vieux 4/20 en philo qui déprimaient, le 11/20

 en géo qui «suffisait» ou ces «zéros» qui pouvaient faire penser qu'on

 «valait zéro» ? «La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile,

 mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d'autres formes 

d'évaluation» .

La rue de Grenelle reprend là une direction indiquée par le président 

de la République sur un sujet très controversé, lors de la clôture de la 

concertation sur l'école de novembre 2012.

«Je fais mienne vos propositions sur la notation, dont l'objet est 

d'indiquer un niveau plus que de sanctionner», avait alors indiqué 

François Hollande .


Le principe de faire évoluer l'évaluation des élèves pour éviter une 

«notation-sanction» figure depuis dans la loi de Refondation de l'école 

défendue par Vincent Peillon.

L'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer 

les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle 

soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et 

qu'elle stimule au lieu de décourager» dit M. Hamon.


Quelles marges de manœuvre ?


L'enquête Pisa de l'OCDE montre que «les jeunes Français sont ceux 

qui redoutent le plus l'erreur» et qui s'abstiennent le plus de répondre 

«par peur de faire une faute», ajoute le ministre dans un entretien au 

Parisien. En dictée, un élève qui progresse en syntaxe mais continue à 

faire trop de fautes en grammaire peut être toujours noté zéro. 

«Comment ÉLÈVE peut-il savoir qu'il a progressé ?».

Mais de quelles marges de manœuvre dispose le ministre ? «La note qui a pour objectif de classer les élèves n'a pas de sens à l'école primaire et au collège. La scolarité obligatoire ne nécessite pas de trier», estime l'Unsa. «Au lycée en revanche, où se dégagent les élites, elle ne doit pas disparaître».


Les parents eux aussi restent les plus fervents partisans du système de 

notation actuel. Même s'ils entendent l'argument qui veut qu'il soit en 

capacité d'engendrer «une souffrance scolaire» pour tous les perdants 

de cette compétition. L'Afev, à l'origine de l'appel de 2013 pour la 

suppression des notes à l'école, signé par Michel Rocard, les 

sociologues de l'éducation François Dubet et Éric Debarbieux, Boris 

Cyrulnik, Axel Kahn, Marcel Rufo continue de militer pour. Et la mise 

en œuvre du livret personnel de compétences (LPC) défini en 2005 par 

la loi Fillon et qui supprime d'office les notes, n'est pas une réussite. 

Trouver la voie du milieu ne sera pas simple.

La conférence nationale sur l'évaluation des élèves associera de juillet 

à décembre la communauté éducative et la société civile, sous l'égide 

d'un comité d'organisation présidé par le recteur de l'Académie de 

Rennes Michel Queré.

Ses travaux se concluront avec «une semaine de l'évaluation» du 8 au 

12 décembre.

Benoît Hamon recevra ensuite les conclusions d'un jury composé de 

professionnels et d'usagers du système éducatif, présidé par le 

physicien Etienne Klein.

Leurs recommandations devront s'appuyer sur «les résultats de la 

recherche, les connaissances scientifiques, les pratiques de terrain 

nationales et internationales».

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