mercredi 4 juillet 2012

ESPANA " CHORIZO " *


Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption, abus de biens sociaux ou fraude qui pullulent en Espagne. A Alicante, des voyages, voitures de luxe et "traductrices roumaines" ont été payés avec les fonds destinés au ramassage des ordures dans l'affaire Brugal". A Barcelone, la justice enquête pour savoir si les fonds détournés du Palau de la Musica ont servi à financer le parti nationaliste Convergencia democratica de Catalunya. En Andalousie, région gouvernée par le Parti socialiste depuis 1980, l'ancien directeur général du travail du gouvernement andalou aurait détourné au profit de faux travailleurs, pendant dix ans, 1,2 milliard d'euros d'aides sociales destinées à des préretraites et des plans de licenciement.
La liste est longue, et ces exemples ne sont que les cas les plus médiatiques actuellement en phase d'instruction ou de procès. Dans les Baléares, l'affaire Palma Arena" a conduit le président de la région, Jaume Matas, en prison en mars. A Castellon, c'est l'ancien président de la province, Carlos Fabra, qui est accusé de fraude fiscale. Mais il n'a toujours pas été jugé, après plus de huit années d'enquête qui ont vu se succéder neuf juges d'instruction.  
Le dernier, Jacobo Pin, a demandé, jeudi 28 juin, la protection du Conseil général du pouvoir judiciaire après avoir dénoncé des pressions du tribunal provincial qui perturberaient son indépendance et tenteraient d'imposer le non-lieu.
Même la monarchie traîne ses propres casseroles. En 2011, le gendre du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, a été mis en cause dans une affaire de détournement de fonds publics vers des paradis fiscaux. Le soutien populaire à la couronne a été écorné par ce scandale qui fait encore trembler le prétendant à la succession au trône de Juan Carlos Ier, le prince Felipe.

* "CHORIZO"= Connard
source "El PAIS"

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