samedi 21 janvier 2012

Le colonialisme sévit toujours


Le colonialisme sévit toujours

Les médecins diplômés à l'étranger victimes d'un vide juridique, 4 000 praticiens exerçant depuis des années en France sont tombés dans l'illégalité le 1er janvier.




Médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens… Ils ont passé leur diplôme dans un pays extérieur à l'Union européenne, souvent au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Afrique noire. Ils travaillent en France depuis plusieurs années et ont d'ailleurs la nationalité française pour la moitié d'entre eux. Embauchés par des hôpitaux de taille moyenne qui ont bien du mal à recruter faute de candidats, ils sont nombreux dans les services les plus contraignants : chirurgie, urgences, anesthésie... Jusqu'à représenter un tiers des effectifs dans certains établissements, selon un rapport de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée. Indispensables, donc, mais pas reconnus pour autant.
Et 20% des postes sont vacants dans l'hôpital public, faute de candidats.
Si tous devaient rendre leur blouse du jour au lendemain, des services entiers seraient paralysés. Au point que le ministère de la Santé a dû publier en catastrophe le 21 décembre une «instruction» pour que ces médecins sur la sellette soient maintenus en poste au 1er janvier. Au risque, dans ce flou juridique, de s’exposer à des problèmes de responsabilités en cas d’accident médical.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire