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dimanche 4 novembre 2018

Faire la leçon



Xavier Bertrand

"Macron doit échanger vraiment avec nos concitoyens, sans leur faire la leçon"


Cela fait 50 ans que tous nos 

dirigeants ont oublié de donner des 

leçons à nos concitoyens , au point 

d’en faire des enfants gâtés, qui 

piquent une colère tous les quatre 

matins, parce qu’ on touche à leur 

petit confort de nantis qui 

s’ignorent !!!

D’ailleurs 40 % veulent plus de coups de 
pieds au cul et de sanctions !

Dans le JDD

vendredi 2 novembre 2018



Eva Joly :

«L’optimisation fiscale agressive 

est désormais

dans l’ADN des multinationales»

L'eurodéputée EE-LV réagit à la 

mise au jour par «le Monde» et dix-

huit médias européens d'un 

système 

de contournement de l'impôt mis 

en place avec la complicité 

de grandes banques.



C’est le «casse du siècle», comme annoncé par un consortium de journaux occidentaux, dont le Monde en France.
Une astuce fiscale, pour ne pas dire une arnaque, aura permis à des financiers, habilement épaulés par une armada de banquiers et de conseillers, d’éluder durant une quinzaine d’années pas moins de 55 milliards d’euros à l’échelle du Vieux continent.
Certes, ce n’est que le montant de la seule fraude fiscale en France sur une seule année, mais tout de même…


L’embrouille est un ultime avatar du vieux principe du droit romain non bis in idem.

En matière fiscale, on ne saurait taxer deux fois la même somme : les bénéfices des entreprises étant déjà assujettis à l’impôt sur les sociétés, les dividendes versés ensuite aux actionnaires ne sauraient être taxés derechef.
D’où le système de l’avoir fiscal, permettant aux détenteurs d’actions de réduire ensuite leur imposition sur le revenu.
Voilà pour le principe, qui en France a un temps été réservé aux actionnaires étrangers, histoire de favoriser l’attractivité internationale de la Bourse de Paris, puis supprimé en 2005 compte tenu des dérives.
C’est pourquoi notre pays a été moins touché que certains de ses voisins.
Voilà pour le principe, fatalement dévoyé par l’ingénierie fiscalo-financière, toujours aussi malicieuse.
Au moment précis de la distribution des dividendes, la propriété des actions change subitement de mains, et surtout de pays, le temps d’une seule journée : celle de la distribution, justement, qui défini à l’instant T qui est éligible à la taxe sur les dividendes ou ne l’est pas…
Par un curieux hasard, le très bref propriétaire des actions sera ressortissant d’un pays où n’existe pas ou peu de taxes sur les dividendes.
Mais il y a pire, bien pire.
La même action pouvait passer entre quatre ou cinq mains dans un laps de temps très court, permettant à chacun de bénéficier de l’avoir fiscal, multipliant artificiellement par quatre ou cinq, donc, le manque à gagner des différents fiscs européens.

cas CumEx
Les animateurs du système, imaginé par un ancien inspecteur des impôts allemand (mais aussi ancien pasteur), l’ont baptisé dans le premier cas CumEx – toujours issu du latin : avec ou sans dividendes.
Et CumCum (avec-avec, donc) dans le second, celui où on multiplie les avoirs fiscaux comme les pains.
L’enquête de la justice allemande, principalement concernée, a fini par siffler la fin de la récréation à partir de 2012.
Son homologue française, s’est jusqu’à présent contentée d’une entraide judiciaire avec nos amis d’outre-Rhin, en perquisitionnant les locaux de la BNP et de la Société générale.
Mais sans pour autant ouvrir sa propre enquête pénale, comme le déplore l’eurodéputée EE-LV Eva Joly, ex-juge d’instruction au pôle financier de Paris, mais aussi ancienne candidate écolo à l’élection présidentielle.
Le mécanisme mis en œuvre paraissait légal, mais y a-t-il abus de droit ?
C’est un schéma pensé pour la fraude, dépassant largement le cadre de l’optimisation fiscale
D’accord, il est possible dans certaines conditions de se faire rembourser la taxe sur les dividendes.
Mais la propriété des actions change tellement rapidement de mains, parfois en quelques instants, de A, puis B, C ou D.
Seul A ayant payé la taxe a le droit de se faire rembourser, pas les autres.
La législation condamne l’abus de droit quand un montage a pour «seul objectif» d’éluder un impôt ou une taxe.
Or les conseillers fiscaux savent très bien ajouter un autre objectif comme habillage légal…
Il faudrait reformuler le texte, par exemple en visant les montages ayant pour «but essentiel» de contourner l’impôt.
Car l’optimisation fiscale agressive est désormais dans l’ADN des multinationales.
Pour avoir mis fin à l’avoir fiscal en 2005, la France est cependant moins victime que d’autres pays…
C’est vrai, la France ne figure pas comme l’une des plus grosses victimes.
Mais un manque à gagner de trois milliards d’euros par an, ce n’est pas rien non plus.
Des banques françaises sont quand même complices en aidant leurs clients à frauder les autres fiscs européens.
L’enquête allemande se concentre sur les auteurs et victimes allemands.
Il me semble que la France, le parquet de Paris, a l’obligation d’ouvrir sa propre enquête sur le rôle de la Société générale, de BNP Paribas ou du Crédit agricole, qui ont touché des commissions en aidant leur clientèle.
Le Sénat le sait depuis une audition de Jérôme Kerviel (de la Société générale), qui a raconté que des voisins de son bureau se consacraient exclusivement à cela. 
C’est un scandale public et l’opinion a le droit d’en savoir plus.
La coopération fiscale entre pays européens n’a, semble-t-elle, pas été efficace.
Elle a été incapable de prévenir ce système frauduleux. Elle a depuis fait des progrès avec l’échange automatique de données fiscales.
Mais vous connaissez les visas dorés ? Il est possible pour un Français d’acheter la nationalité bulgare, par exemple, pays qui n’échange pas les informations.
D’autres pays européens se livrent au même stratagème, surtout les usual suspects que sont Chypre ou Malte.

C’est un scandale sans nom.
Certes, la coopération a fait des progrès, mais les fraudeurs ont toujours un train d’avance.
Les acteurs allemands du système sont réfugiés à Dubaï, pays qui ne coopère pas.
Mais il faudrait au moins pouvoir sanctionner leurs complices, banquiers ou conseillers, et pas avec simples amendes.
La répétition des tambouilles fiscales paraît sans fin.
Parfois, je me réveille le matin en me disant : «Mais que nous faut-il encore pour sanctionner ?
» Pour sauver les banques de la crise financière de 2007, les Etats se sont endettés, parfois jusqu’à vingt points de PIB. Depuis, elles ont non seulement bloqué toutes les avancées législatives visant à mieux encadrer leurs pratiques, mais certaines se sont employées à piller les ressources fiscales des Etats.

Et c’est ainsi qu’on nourrit le populisme.
En mars, le Parlement européen a voté le principe d’une assiette commune et consolidée du bénéfice des multinationales (projet dit Accis), mais le Conseil européen bloque.
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a promis de passer outre, et Emmanuel Macron devrait se donner pour tâche de l’aider.
D’apres un texte de R Lecadre de Liberation

mercredi 24 octobre 2018

DEMAIN QUOI??



« Progressisme,

mais encore ? »

22 octobre 2018 devant près de

1000 personnes, philosophes,

scientifiques et responsables 

politiques européens ont tâché de

répondre à une série de questions 

essentielles pour l’avenir de

notre mouvement et de notre offre 

politique.

D’où vient le progressisme ?
 
Où doit-il aller ?

Quelles sont les

valeurs qui le constituent ?

Avec quelle méthode ?
 
Et surtout : pour quoi faire ?



Cette journée-conférence, co-organisée avec la Fondation pour l’innovation politique et la Fondation Jean-Jaurès, avait pour objectif de lancer un grand travail collectif de réflexion autour de l’idée du progressisme.
La promesse était simple : initier ensemble la définition d’un corpus d’idées nouveau.
Il y a en effet urgence. Comme l’a rappelé Helle Thorning-Schmidt, l’ancienne Première ministre du Danemark, dans son discours d’introduction : partout en Europe, les nationalistes et les populistes gagnent du terrain. Il est de notre devoir de proposer une véritable alternative progressiste.
Nous n’avons en effet pas figé notre feuille de route avec nos victoires de 2017.
Ensemble, nous devons continuer de bâtir une nouvelle grille d’analyse et d’idées pour accompagner notre action politique.
Nous avons posé, lors de cette journée d’interventions, les bases de notre réflexion. 5 valeurs qui lient l’individu au collectif ont été retenues.
Ces 5 valeurs, reprises dans les discours des intervenants, donnent un cap à notre action et à notre réflexion, sans les épuiser :

1. La dignité

D’abord la dignité, en s’assurant que personne ne se sente exclu ou déprécié en France. Pour Claire Hédon, présidente de l’ONG ATD Quart Monde, la lutte contre la grande pauvreté est un combat central. « La réalité de la pauvreté, c’est le non-accès aux droits : logement, travail, éducation convenable. La grande pauvreté détruit, humilie les gens, et atteint à leur dignité. » Elle a ajouté avec force : « Il n’y a pas de progrès possible si on laisse des personnes de côté. »

2. L’émancipation

Ensuite, il faut réaliser l’émancipation et permettre à chacun de librement choisir sa vie. Pour Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, le progrès revient à « donner, dès le plus jeune âge, les atouts qui vont permettre aux enfants de progresser ». Avec une plus grande autonomie et en levant les contraintes, chacun aura les moyens de choisir son destin.

3. L’engagement

L’engagement est aussi une dimension essentielle à la construction d’un progrès partagé : plutôt que se replier sur soi, chacun doit pouvoir s’impliquer dans une cause qui le dépasse. Monique Canto-Sperber, philosophe, a ainsi insisté sur l’engagement politique et citoyen, ce dernier étant le premier facteur de la cohésion du corps politique. Les citoyens engagés se « sentent responsables de la politique telle qu’elle est, et en cas de désaccord, sont prêts à la changer ».

4. L’ouverture

L’ouverture, qui voit les défis d’aujourd’hui et de demain comme des opportunités plutôt que des menaces, doit également tenir une place prépondérante. Pour Dominique Schnapper, sociologue, une société démocratique doit s’ouvrir à l’autre et faire preuve d’ouverture, mais elle doit également veiller à la transmission de ses valeurs fondatrices. Elle nous invite à « critiquer l’ouverture, mais également à l’apprécier, et à la défendre ».

5. La responsabilité

Enfin, la responsabilité accompagne constamment la réflexion progressiste. Elle assure que les actions d’aujourd’hui n'amoindrissent pas les opportunités de demain. Pour Hervé Le Treut, climatologue, cette valeur s’illustre dans le devoir d’alerter et d’agir face au changement climatique. La responsabilité y est l’affaire de tous, des gouvernements aux citoyens. Tenir les objectifs fixés, s’impliquer à son échelle, agir ensemble, et promouvoir la pédagogie font parties des moyens responsables pour contenir voire enrayer le réchauffement de la planète.

Ces réflexions ont été remises en perspective par les deux fondations qui co-organisaient avec nous cette journée. Gilles Finchelstein, Président-Directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, résume ainsi l’essentiel du défi progressiste : « passer du pessimisme à l’optimisme, de l’immobilisme au mouvement, et du présentisme à la perspective ». Il faut donc naturellement s’interroger : « le progrès peut-il être prolongé, peut-il être maîtrisé, peut-il être partagé ? ». Pour Dominique Reynié, Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, « on ne peut pas échapper au changement, mais on peut échapper au progrès ». Le progressisme refuse la table rase et permet la protection, la construction et la transmission.
Nous avons aussi posé, lors de cette journée de débats, les bases d’une feuille de route d’action. Quatres pistes permettent d’agir dans le sens du progrès, définissant ainsi une méthode de transformation et de réforme :

1. L’écoute et le dialogue

Pour Nicole Notat, ancienne Secrétaire générale de la CFDT, l’essentiel de la méthode progressiste s’illustre par l’écoute et le dialogue. Tout le monde doit se concerter pour construire un projet politique et être capable de faire les compromis nécessaires à la réussite des réformes.

2. Agir à son échelle

Pour Charlotte de Vilmorin, entrepreneure, il est essentiel d’agir à son échelle. L’implication de chacun compte. Le progressisme ne passe pas uniquement par l’action de l’État, mais aussi par l’action des citoyens, des associations et des mouvements politiques.

3. L’évaluation et l’expérimentation

Cédric Villani, député et mathématicien, a pour sa part relevé l’importance de l’évaluation et de l’expérimentation. Être progressiste, c’est oser généraliser ce qui marche, revoir ce qui ne fonctionne pas et savoir poser des limites quand il le faut.

4. Tenir un discours de vérité

Enfin, Nick Clegg, ancien Vice-Premier ministre du Royaume-Uni, a mis l’accent sur l’impératif de tenir un discours de vérité. À l’époque des raisonnements simplistes des populistes, des raccourcis douteux et des fake news, les progressistes doivent faire front et accepter qu’à défis complexes, il ne peut y avoir de solutions faciles.

Mais encore ? Parce que les pays européens sont soumis aux mêmes contraintes et aux mêmes défis, le progressisme est aussi et avant tout un enjeu européen.
En clôture de cette journée, une table ronde réunissant plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles Nathalie Loiseau (Ministre chargée des Affaires européennes), Guy Verhofstadt (ancien Premier ministre belge et président du groupe ALDE), Christian Kern (ancien Chancelier d’Autriche et président du parti social-démocrate autrichien), Luis Garicano (chargé des questions économiques du parti espagnol Ciudadanos) et Sandro Gozi (membre du Bureau national du Parti démocrate italien) s’est penchée sur la question. Chacun a pu dresser le même constat : comme l’illustre la montée des extrêmes en Europe, le clivage gauche-droite est maintenant dépassé. Les progressistes doivent s’unir pour réveiller l’Europe parce que les pays européens font face aux mêmes défis et aux mêmes menaces.
Cette journée a permis de donner un cap au travail de fond que mène notre mouvement. Dans les mois qui viennent, ce travail sera complété avec les marcheurs et tous ce qui souhaitent s’y associer.
C’est ainsi ce qu’à dit avec force Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur et ancien Délégué Général de notre mouvement, dans son discours de conclusion : « Mesurons la chance exceptionnelle que nous avons : réinventer ensemble une nouvelle manière de penser la politique et d’agir au quotidien ». Cette journée, a-t-il dit en substance, nous engage parce « qu’En Marche porte un projet qui nous dépasse tous : ouvrir le champ des possibles à notre pays ».
À nous de relever le défi et de définir ensemble notre progressisme.
Comme l’a rappelé Philippe Grangeon, Délégué général par intérim, « cette conférence n’est que le début d’un travail de longue haleine qui se prolongera. Nous nous y engageons, dans les prochains mois une publication formalisera cette colonne vertébrale esquissée ici aujourd’hui. ».
Cette publication viendra concrétiser les réflexions que nous avons eu ce samedi, et les retours que plus de 10 000 de nos adhérents nous ont faits dans la consultation sur le progressisme lancée il y a quelques semaines.


« Progressisme, mais encore ? »

22 octobre 2018 devant près de 1 000 personnes, philosophes,
scientifiques et responsables politiques européens ont tâché de
répondre à une série de questions essentielles pour l’avenir de
notre mouvement et de notre offre politique.

D’où vient le progressisme ?
 Où doit-il aller ?
Quelles sont les
valeurs qui le constituent ?
Avec quelle méthode ?
 Et surtout : pour quoi faire ?

Cette journée-conférence, co-organisée avec la Fondation pour l’innovation politique et la Fondation Jean-Jaurès, avait pour objectif de lancer un grand travail collectif de réflexion autour de l’idée du progressisme.
La promesse était simple : initier ensemble la définition d’un corpus d’idées nouveau.
Il y a en effet urgence. Comme l’a rappelé Helle Thorning-Schmidt, l’ancienne Première ministre du Danemark, dans son discours d’introduction : partout en Europe, les nationalistes et les populistes gagnent du terrain. Il est de notre devoir de proposer une véritable alternative progressiste.
Nous n’avons en effet pas figé notre feuille de route avec nos victoires de 2017.
Ensemble, nous devons continuer de bâtir une nouvelle grille d’analyse et d’idées pour accompagner notre action politique.
Nous avons posé, lors de cette journée d’interventions, les bases de notre réflexion. 5 valeurs qui lient l’individu au collectif ont été retenues.
Ces 5 valeurs, reprises dans les discours des intervenants, donnent un cap à notre action et à notre réflexion, sans les épuiser :
1. La dignité
D’abord la dignité, en s’assurant que personne ne se sente exclu ou déprécié en France. Pour Claire Hédon, présidente de l’ONG ATD Quart Monde, la lutte contre la grande pauvreté est un combat central. « La réalité de la pauvreté, c’est le non-accès aux droits : logement, travail, éducation convenable. La grande pauvreté détruit, humilie les gens, et atteint à leur dignité. » Elle a ajouté avec force : « Il n’y a pas de progrès possible si on laisse des personnes de côté. »
2. L’émancipation
Ensuite, il faut réaliser l’émancipation et permettre à chacun de librement choisir sa vie. Pour Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, le progrès revient à « donner, dès le plus jeune âge, les atouts qui vont permettre aux enfants de progresser ». Avec une plus grande autonomie et en levant les contraintes, chacun aura les moyens de choisir son destin.
3. L’engagement
L’engagement est aussi une dimension essentielle à la construction d’un progrès partagé : plutôt que se replier sur soi, chacun doit pouvoir s’impliquer dans une cause qui le dépasse. Monique Canto-Sperber, philosophe, a ainsi insisté sur l’engagement politique et citoyen, ce dernier étant le premier facteur de la cohésion du corps politique. Les citoyens engagés se « sentent responsables de la politique telle qu’elle est, et en cas de désaccord, sont prêts à la changer ».
4. L’ouverture
L’ouverture, qui voit les défis d’aujourd’hui et de demain comme des opportunités plutôt que des menaces, doit également tenir une place prépondérante. Pour Dominique Schnapper, sociologue, une société démocratique doit s’ouvrir à l’autre et faire preuve d’ouverture, mais elle doit également veiller à la transmission de ses valeurs fondatrices. Elle nous invite à « critiquer l’ouverture, mais également à l’apprécier, et à la défendre ».
5. La responsabilité
Enfin, la responsabilité accompagne constamment la réflexion progressiste. Elle assure que les actions d’aujourd’hui n'amoindrissent pas les opportunités de demain. Pour Hervé Le Treut, climatologue, cette valeur s’illustre dans le devoir d’alerter et d’agir face au changement climatique. La responsabilité y est l’affaire de tous, des gouvernements aux citoyens. Tenir les objectifs fixés, s’impliquer à son échelle, agir ensemble, et promouvoir la pédagogie font parties des moyens responsables pour contenir voire enrayer le réchauffement de la planète.

Ces réflexions ont été remises en perspective par les deux fondations qui co-organisaient avec nous cette journée. Gilles Finchelstein, Président-Directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, résume ainsi l’essentiel du défi progressiste : « passer du pessimisme à l’optimisme, de l’immobilisme au mouvement, et du présentisme à la perspective ». Il faut donc naturellement s’interroger : « le progrès peut-il être prolongé, peut-il être maîtrisé, peut-il être partagé ? ». Pour Dominique Reynié, Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, « on ne peut pas échapper au changement, mais on peut échapper au progrès ». Le progressisme refuse la table rase et permet la protection, la construction et la transmission.
Nous avons aussi posé, lors de cette journée de débats, les bases d’une feuille de route d’action. Quatres pistes permettent d’agir dans le sens du progrès, définissant ainsi une méthode de transformation et de réforme :
1. L’écoute et le dialogue
Pour Nicole Notat, ancienne Secrétaire générale de la CFDT, l’essentiel de la méthode progressiste s’illustre par l’écoute et le dialogue. Tout le monde doit se concerter pour construire un projet politique et être capable de faire les compromis nécessaires à la réussite des réformes.
2. Agir à son échelle
Pour Charlotte de Vilmorin, entrepreneure, il est essentiel d’agir à son échelle. L’implication de chacun compte. Le progressisme ne passe pas uniquement par l’action de l’État, mais aussi par l’action des citoyens, des associations et des mouvements politiques.
3. L’évaluation et l’expérimentation
Cédric Villani, député et mathématicien, a pour sa part relevé l’importance de l’évaluation et de l’expérimentation. Être progressiste, c’est oser généraliser ce qui marche, revoir ce qui ne fonctionne pas et savoir poser des limites quand il le faut.
4. Tenir un discours de vérité
Enfin, Nick Clegg, ancien Vice-Premier ministre du Royaume-Uni, a mis l’accent sur l’impératif de tenir un discours de vérité. À l’époque des raisonnements simplistes des populistes, des raccourcis douteux et des fake news, les progressistes doivent faire front et accepter qu’à défis complexes, il ne peut y avoir de solutions faciles.

Mais encore ? Parce que les pays européens sont soumis aux mêmes contraintes et aux mêmes défis, le progressisme est aussi et avant tout un enjeu européen.
En clôture de cette journée, une table ronde réunissant plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles Nathalie Loiseau (Ministre chargée des Affaires européennes), Guy Verhofstadt (ancien Premier ministre belge et président du groupe ALDE), Christian Kern (ancien Chancelier d’Autriche et président du parti social-démocrate autrichien), Luis Garicano (chargé des questions économiques du parti espagnol Ciudadanos) et Sandro Gozi (membre du Bureau national du Parti démocrate italien) s’est penchée sur la question. Chacun a pu dresser le même constat : comme l’illustre la montée des extrêmes en Europe, le clivage gauche-droite est maintenant dépassé. Les progressistes doivent s’unir pour réveiller l’Europe parce que les pays européens font face aux mêmes défis et aux mêmes menaces.
Cette journée a permis de donner un cap au travail de fond que mène notre mouvement. Dans les mois qui viennent, ce travail sera complété avec les marcheurs et tous ce qui souhaitent s’y associer.
C’est ainsi ce qu’à dit avec force Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur et ancien Délégué Général de notre mouvement, dans son discours de conclusion : « Mesurons la chance exceptionnelle que nous avons : réinventer ensemble une nouvelle manière de penser la politique et d’agir au quotidien ». Cette journée, a-t-il dit en substance, nous engage parce « qu’En Marche porte un projet qui nous dépasse tous : ouvrir le champ des possibles à notre pays ».
À nous de relever le défi et de définir ensemble notre progressisme.
Comme l’a rappelé Philippe Grangeon, Délégué général par intérim, « cette conférence n’est que le début d’un travail de longue haleine qui se prolongera. Nous nous y engageons, dans les prochains mois une publication formalisera cette colonne vertébrale esquissée ici aujourd’hui. ».
Cette publication viendra concrétiser les réflexions que nous avons eu ce samedi, et les retours que plus de 10 000 de nos adhérents nous ont faits dans la consultation sur le progressisme lancée il y a quelques semaines.

vendredi 12 octobre 2018

Ile de France assasinnent ses lycéens



Pas d’amiante dans un 

lycée ?


Sauf que 

les 70 enseignants ont 

l’intime conviction du 

contraire.


Et des preuves à revendre.


Dans toute cette histoire, le 
décalage est saisissant entre 
l’angoisse et la colère du corps 
enseignant et le discours calme et 
rassurant des autorités, pourtant 
adeptes du principe de précaution, 
a fortiori quand il est question de 
santé et d’enfants.


Après l’épisode du 23 novembre 2017 et les six semaines de droit de retrait exercé par les professeurs, la région a diligenté des expertises et contre-expertises, par plusieurs sociétés.
«Toutes les analyses montrent que la qualité de l’air est normale. Il n’y a pas de dissimulation, d’aucune façon», insiste encore aujourd’hui la région, ne niant pas la présence d’amiante dans les plafonds.
Et celle réalisée par Innax, avec un taux deux fois supérieur ? «Cela reste un mystère», admet-on du côté de l’académie.


La salle où les taux ont été mesurés est néanmoins toujours fermée. «Nous avons mis en place le protocole requis», reprend la région.
Un technicien vient chaque semaine avec des «pompes à air» (pour prélever des échantillons en vue d’analyses) dans certaines classes.
Et la région de tacler les anciens élus d’Ile-de-France : «Le lycée Brassens est symptomatique de l’état dans lequel l’ancienne majorité a laissé les lycées franciliens. Un tiers d’entre eux sont vétustes.
Nous avons engagé un plan exceptionnel de 5 milliards d’euros entre 2017 et 2027.»
Les travaux de reconstruction de Brassens, promis depuis des lustres, doivent débuter prochainement.
Des préfabriqués sont en train d’être installés à l’arrière du lycée, le déménagement est prévu début novembre. «Il n’y aura plus de problème, il va être démoli et reconstruit.»
Braham, jeune prof de philo, parle bas. Son père a un cancer à cause de l’amiante. Pour lui,
M Piquemal de Liberation



lundi 8 octobre 2018

Chambres Consulaires




CCI du TARN

 
Son président Michel 

Bossi est "excédé".



A l’image de ses collègues, 

présidents des CCI territoriales, le 

président de la Chambre de 

Commerce et d’Industrie du Tarn 

sait que la décision du ministère des

 finances de ponctionner les  

Chambres Consulaires de 400 M.€ 


sur quatre ans, signerait l’arrêt de 

mort de l’antenne tarnaise, mettant 

en péril ses 95 emplois.

Alors, il sonne la mobilisation 

avant qu’il ne soit trop tard.


Combien d’entr’nous, sommes excédés de 

l’incompétence de ces structures ou tout est 

payant et ou tous les responsables sont 

grassement rémunérés  à voyager et à se 

restaurer?

jeudi 4 octobre 2018

26 de moins



Macron a perdu 26 points de

popularité depuis 3 mois



Auprès des plus bichonnés par les 
pouvoirs successifs : les retraités, 
les salariés syndiqués, les 
fonctionnaires !!!


C’est ceux qui remplissent les bateaux de croisières, qui filent vivre au Portugal ou au Maroc !!!
Et tous nos ex-ministres devenus patrons de Régions ou de collectivités locales qui ne supportent plus de vivre au pain sec… Ils sont pourtant les responsables de notre ENORME dette qui servait à faire leur fin de
mois et d’acheter la paix sociale depuis 40 ans?
On les malmène de petites phrases qui les blessent…
La méthode et la distance voire méprisante employées doivent être amplifiées vu les critiques aberrantes de certains de nos concitoyens !!!
Certains savent-ils encore traverser la rue et s’adresser dans un langage correct à un patron à qui ils sollicitent un poste de travail ?
Combien d’entr’eux sont conscients d’être assis sur une poudrière qui risque de nous exploser à la figure à tout moment ?
Et là ce sera le début d’une catastrophe mondiale, d’une barbarie inimaginable !!!