Powered By Blogger

dimanche 13 mars 2016

Faites vous partie des crédules ?




Le grand complot

qui est-il,

quel est son réseau ?



Alimenté par la défiance envers les institutions,

répandu via Internet,

le conspirationnisme se renforce,

en particulier chez les moins diplômés et

ils sont 4 millions ?

Et y il en a 150000 de plus chaque années!



Le complotisme, c’est du sérieux. Si le phénomène ne date pas d’hier, il a pris, notamment chez les jeunes, une dimension préoccupante.
Entre défiance sévère vis-à-vis des institutions et méfiance croissante à l’égard des vérités établies ou des discours officiels.
Médias, chercheurs et éducation nationale voient leur magistère du savoir contesté par toute une «complosphère» de plus en plus active.



Les enseignants, en première ligne, sont nombreux à s’alarmer du succès des théories conspirationnistes auprès de leurs élèves, à une époque où Internet constitue une caisse de résonance inédite où toutes les sources semblent parfois se valoir.
Conscient que la situation n’a rien d’anecdotique et que nombre de profs ou de familles se sentent démunis face au redoutable prêt-à-penser complotiste, le gouvernement a lancé le mois dernier une campagne intitulée «On te manipule».
Dotée d’un site propre, elle s’appuie notamment sur une courte vidéo humoristique du «YouTuber» star Kevin Razy pour cibler en priorité les jeunes sur les réseaux sociaux.
En tournant en dérision les «théories conspis» les plus relayées, elle a pour objectif d’inciter les jeunes à vérifier leurs sources et à recouper les informations sur le Web avant de les partager.
«Le processus est toujours le même, les théories du complot partent d’une bonne volonté, celle de ne pas croire à tout, mais ce doute devient obsessionnel», analyse Romain Pigenel, directeur adjoint en charge du numérique au Service d’information du gouvernement (SIG), affirmant qu’«il y a eu une vraie prise de conscience générale».
Récemment, l’Observatoire des radicalités de la Fondation Jean Jaurès (think tank lié au PS), plus habitué à parler du FN et de la montée des populismes en Europe, a consacré un colloque au sujet à l’initiative de Rudy Reichstadt, animateur du site Conspiracy Watch .

«Vision manichéenne»

Après les attentats qui ont touché la France en janvier puis en novembre, comme après ceux du 11 Septembre aux Etats-Unis, moult théories ont illico vu le jour.
Rien qu’une vingtaine dans les heures qui ont suivi l’attaque contre Charlie et jusqu’à une centaine en une semaine.
Les conspirationnistes sont également très friands des crashs d’avion, des grandes épidémies ou des disparitions de célébrités, quand ils ne fantasment pas encore sur le passage ou non des Américains sur la Lune.
Au top du hit-parade, on trouve aussi le complot judéo-maçonnique et son cousin américano-sioniste, mais également les théories sur les sociétés secrètes de type Illuminati ou reptiliens .
Impossible de se contenter de balayer du revers de la main ces «délires» quand certains textes ou vidéos comptent jusqu’à plusieurs centaines de milliers de vues.
Le tout diffusé par une nébuleuse qui recense ses professionnels du complot, et dans laquelle la galaxie Soral-Dieudonné fait figure, avec Thierry Meyssan (autre héraut de la théorie du complot, en particulier celle du 11 Septembre), de tête de gondole hexagonale.
«On est à la fois dans une société saturée par l’information et sujette à une crise de sens», souligne le politologue Stéphane François, qui travaille notamment sur les nouvelles radicalités : «Ce complotisme, cette paranoïa se pare du voile de l’hypercriticisme : les personnes qui le formulent sont persuadées sincèrement - qu’elles sont des rebelles du système.»
Si les jeunes sont les cibles les plus fragiles, les théories du complot n’ont pas attendu Internet pour exister et séduisent tous types de publics en fournissant clés en main des théories explicatives face à la complexité du monde.
«Vous avez tout à coup une nouvelle lecture géopolitique basée sur des catégories grossières du bien et du mal, c’est une vision manichéenne du monde qui nous fait croire qu’on le comprend avec des éléments simplistes», analyse Gérald Bronner, auteur en 2013 de la Démocratie des crédules (PUF).
Il pointe la redoutable efficacité de «monstres argumentatifs» en forme de «millefeuilles» : «L’effet cumulé d’une avalanche d’arguments plus ou moins fondés finit par créer un doute dont les conspirationnistes tirent profit.» .
Pris de façon isolée, chaque argument est pourtant bien souvent aisément démontable.

«Idées virales»

Stéphane François précise : «Pour les adeptes des théories conspirationnistes, la pensée dominante s’impose non par sa force argumentative ou son efficacité empirique, puisqu’elle est perçue comme fausse, mais par l’action d’organisations secrètes qui nous cachent la vérité et nous "désinforment" au travers de l’éducation et des médias.»


Invité d’une journée d’étude organisée début février par la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, sur le thème «Réagir face aux théories du complot»,
Bronner a eu cette mise en garde : «Inutile de répondre pied à pied […], vous y passeriez l’année.
Argumenter face à un complotiste sur le 11 Septembre est un job à plein temps. La piste, à mon avis, est plutôt d’étudier les ressorts psychiques qui rendent ces idées virales.» Un travail de «déradicalisation» en somme, qui sera par nature long et complexe car la raison ne peut suffire pour combattre la désinformation. A fortiori lorsque celle-ci se part des atours de la contre-culture. Muscler l’esprit critique de la jeunesse, cela relève aujourd’hui du sport de combat dans un monde où les images sont autant d’armes de poing.

J BOUCHET-PETERSEN—

lundi 7 mars 2016

NOUVELLE DONNE BIS


NOUVELLE DONNE BIS


Après une naissance prometteuse 



et une


adolescence chaotique, 


son géniteur la relance.



Cette expérience, n'a fait que nous démontrer 

que le

CAPITALO, LIBERALISME, DEBRIDE



Planétaire


Est une hydre à 12 têtes et que l'abattre 

nécessitera une révolution planétaire de 

millions d'humains de bonne volonté.


Sans le salariat et la distribution de revenus, l'économie ne serait pas une science.

La finance ne se résumerait qu'à deux opérations : soustraire et additionner.

Il faut en finir avec le « PRET à MACHER » que nos politiques nous servent depuis 60 ans .

Et créer une société dotée d'un véritable « LIBRE ARBITRE » et de citoyens conscients de leurs responsabilités individuelles et collectives.

Un adhérent, qui milite régulièrement afin d'améliorer les principes et convictions de son parti.

samedi 5 mars 2016

Nos agriculteurs se et nous tuent pour survivre ?



Des pesticides dangereux pour la santé retrouvés dans les maisons proches des cultures



L'association Générations Futures annonce 
avoir trouvé jusqu'à 30 pesticides dans des 
échantillons de poussières prélevés dans des 
habitations proches d'exploitations agricoles.
 
Dans le cadre de sa série d'enquêtes sur les pesticides 
perturbateurs endocriniens lancée en 2013, l'association de 
défense de l'environnement Générations Futures a révélé ce 
mardi les résultats de sa sixième étude EXPPERT (EXposition 
aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens), cette fois-ci 
focalisée sur la contamination des foyers voisins des 
exploitations agricoles. 
 
Les poussières de 22 habitations situées à côté 
d'exploitations céréalières, de vergers ou de vignes ont été 
prélevées et analysées. Le rapport annonce qu'entre 8 et 30 
pesticides destinés à l'agriculture ont été retrouvés dans ces 

échantillons prélevés dans des lieux de vie (salon, cuisine, chambres). 
Parmi ces produits, 60 % sont des perturbateurs endocriniens.



«Un perturbateur endocrinien est une substance susceptible d'interagir avec nos systèmes hormonaux, soit de manière agoniste quand il agit comme l'hormone qu'il perturbe et en augmente l'effet, soit de manière antagoniste en se fixant sur les récepteurs hormonaux et annulant ainsi l'effet ou en modifiant les quantités d'hormone sécrétées, explique le Pr Corinne Charlier, chef du service de toxicologie clinique du centre hospitalier de Liège.
L'exposition peu se faire par voie cutanée, alimentaire ou respiratoire et peut engendrer de nombreuses anomalies telles qu'une baisse de la fertilité masculine, une puberté précoce chez la jeune fille, ou encore des diabètes de type 2».

20 pesticides par habitation

Mais l'enquête de Générations Futures de permet pas de prendre la mesure de l'impact de ces poussières contaminées sur la santé. «En l'absence d'analyses biologiques sur les habitants concernés, on ne peut savoir les conséquences biologiques de la présence de ces perturbateurs endocriniens», précise la toxicologue liégeoise. Selon François Veillerette, porte-parole de Génération Futures, «ce n'était pas le but de cette enquête. 
Nous souhaitions ici mettre en avant la diversité des pesticides perturbateurs endocriniens issus de l'agriculture.» Le rapport EXPPERT 3 avait déjà établi en 2014 la présence de perturbarteurs endocriniens dans les cheveux d'enfants scolarisés en milieu agricole.
Comme le reconnaissent les auteurs de l'enquête, cette étude est limitée par son échantillonnage: vingt-deux foyers analysés sur toute la France ne sont pas représentatifs d'un problème à grande échelle. François Veillette justifie ce faible chiffre par les critères de sélections restrictifs pour rentrer dans l'étude.
 «Les foyers ont étés choisis parmi des sympathisants de l'association s'étant déjà fait connaître car confrontés aux pesticides. 
Nous avons exclu ceux qui utilisent des produits pouvant contenir des molécules similaires aux pesticides (produits de jardin, lasures,  )». Pour faire le lien entre la présence de ces perturbateurs endocriniens dans les maisons et l'exploitation agricole voisine, le porte-parole de l'association explique: «Avec la comparaison entre les prélèvements de juillet et ceux de janvier, on prouve sur cinq foyers que la quantité de pesticides présente est liée à la saisonnalité et donc à l'agriculture»

Les perturbateurs endocriniens sont partout

Les pesticides utilisés en agriculture sont une source déjà identifiée de perturbateurs hormonaux mais pas la seule, rappelle le Pr Charlier.
«Ils sont partout, sous forme de parabènes dans les cosmétiques ou de bisphénols
A dans les plastiques.
Ça ne sert à rien d'épingler le milieu agricole pour ça.»
Mais en cette première semaine de salon de l'agriculture et alors que la Commission européenne vient d'être condamnée par le Tribunal de l'Union européenne pour avoir trop tardé à établir une réglementation claire sur les perturbateurs endocriniens, il était urgent, estime l'association, de mettre en avant ces produits toxiques.
Objectif: influencer la future réglementation européenne et tirer vers le haut les futurs critères de restriction des pesticides perturbateurs endocriniens.
Par figaro icon Louis Grillet

La loi travail des socialistes






La Fronde contre la nouvelle


loi travail


est


surréaliste.



Voilà une proposition de loi sur une nouvelle 

régulation des devoirs des employeurs vis a vis 

de leurs salariés et de tous les droits légitimes 

de protections d'un arbitraire possible sur les 

travailleurs.



Cette loi ne sera applicable que sous 18 mois.

Nous ne connaissons pas encore la couleur du gouvernement 

qui va en hériter et qui rédigera les décrets d'application.

De plus, cette loi n'est toujours pas écrite et votée par nos 

deux assemblées qui ne vont pas manquer de l'amender et de 

l'améliorer…


Donc dans 18 mois, en fonction du vainqueur de la présidentielle et des 

législatives 2017.

Cette loi sera durcie par ordonnances par les RÉPUBLICAINS.

Si c'est le FN… c'est le MEDEF qui prendra le pouvoir.


Et tout cela, dans un contexte de l’éminence de l'explosion d'une crise 

financière et économique mondiale, qui va être porteur de lendemains 

qui déchantent, au son de tambours de guerre qui ne pourra être que 

planétaire.


Gilles BERTIN

vendredi 4 mars 2016

Une compilation de leurs turpitudes





Le Code du travail, les Normes, les 


lois :


qui perturbent nos créateurs de 


richesse … et


qui les rendraient frileux.


Ne sont que le résultat d'une jurisprudence 

constante des tribunaux depuis 60 ans

devant leurs comportements coupables, voire 

inhumains envers leurs salariés et clients de 

leurs prédécesseurs.

jeudi 3 mars 2016

RSA


Plus de 5 milliards d’€uros de RSA

ne sont pas versés chaque année à des ayants

droits qui pourraient en bénéficier.




Selon l’Observatoire des non-recours aux droits et services, l’Odenore,

Qui sont les «non-demandeurs» ?

La réponse pourrait ressembler à une liste à la Prévert – les femmes, les vieux, les jeunes, les chômeurs, les ménages à faibles revenus, les sans-domicile, etc.
Si on ne remarquait pas un trait commun : la vulnérabilité sociale.
En clair, ceux qui ne demandent rien ont besoin de demander mais ne s’y résolvent pas.
Ils s’y résolvent d’autant moins, pourrait-on ajouter, que leur vulnérabilité est récente.
C’est le cas, notamment, de jeunes ménages ayant accédé à la propriété juste avant que les effets de la crise économiques se fassent sentir et qu’ils perdent leur emploi.
D’autres phénomènes contemporains, comme l’augmentation des divorces chez les personnes âgées, ont fragilisé les femmes n’ayant jamais travaillé.
Ce que masquent les discours suspicieux sur la fraude sociale et l’assistanat, c’est combien il est difficile de franchir un jour la porte d’un service d’aide et d’y faire la queue avec à la main une chemise remplie des justificatifs prouvant qu’on est désormais pauvre, et se montrer prêt à exposer sa vie au regard de l’agent administratif qui instruira la demande.

Les trois non-recours

Il existe trois formes principales de non-recours : la non-information, la non-demande, la non-réception.

La non-information, c’est le fait de ne pas savoir qu’il existe un droit ou un service correspondant au besoin.
Une réalité liée principalement au fait qu’il revient au citoyen de connaître ses droits et non à l’administration de les détecter et les activer.
Petit test : connaissez-vous l’ACS ? Ou êtes-vous dans le cas des 66 % des personnes pouvant y prétendre qui ont répondu qu’ils ne connaissaient pas le dispositif [l’Aide au paiement d’une complémentaire santé, ndlr].
La non-demande signifie que des personnes informées de leurs droits renoncent à les faire valoir, principalement par crainte d’éventuelles contreparties et du fait de la complexité des démarches demandées.
De nombreuses personnes sont en effet convaincues que demander une aide implique une obligation de suivi auprès d’un assistant social.
Mais il existe d’autres cas plus spécifiques : les personnes âgées craignent que les aides versées soient reprises sur leur succession, privant ainsi leurs enfants d’héritage.
Quant à la complexité des démarches, une enquête conduite en Loire-Atlantique a montré que percevoir le RSA activité [devenu la prime d’activité en 2016] était quasiment une activité en soi, nécessitant de nombreux envois de courriers et des déplacements à chaque évolution de situation…
La non-réception concerne les personnes qui demandent une aide à laquelle elles sont éligibles et qui ne la reçoivent pas.
Dans ce cas précis, ce sont les méandres de l’administration et la complexité de l’examen des pièces justificatives qui sont en cause.
L’exemple le plus connu concerne la Couverture maladie universelle (CMU) pour laquelle il faut présenter des justificatifs de revenus sur les trois derniers mois…
Par ailleurs, l’éligibilité des travailleurs intérimaires peut changer d’un mois sur l’autre, et il faut savoir présenter la demande au bon moment sous peine de devoir refaire son dossier trois mois plus tard.
Plus largement, on notera le point commun entre non-information, non-demande et non-réception : la question du contact avec l’administration.
Il ne faut pas faire preuve de beaucoup d’imagination pour concevoir que cette entrée en relation peut être anxiogène.
Rappelons, à cet égard, que «cas soc» est une insulte dans le langage courant.
Mais ce premier contact n’est pas redouté uniquement par les usagers. L’administration le scrute aussi avec appréhension, car le non-recours ne permet pas d’économiser de l’argent. Bien au contraire, il coûte cher.

La peur du guichet

Entre, la fréquentation des urgences hospitalières a augmenté de 7 % : une partie de plus en plus importante des patients qui s’y présentent ont renoncé à recourir au système classique de santé.
Pour des raisons économiques, ils n’ont pas de médecin traitant et attendent souvent que leurs difficultés de santé empirent avant de se rendre aux urgences.
Le coût financier pour les hôpitaux et le coût social pour les individus à la santé dégradée sont ainsi loin d’être négligeables.
Résorber le non-recours aux aides sociales est donc un défi pour les organisations publiques.
Mais c’est aussi un puissant levier d’innovation qui conduit à des changements importants, principalement axés sur la lutte contre la non-information et contre la non-réception.
En matière de non-information, le guichet focalise l’attention.
Imposant, fixe et marquant une frontière entre l’usager et l’agent, il tend à être en partie délaissé pour des actions d’information de terrain sur l’espace public.
Cela s’appelle «l’aller-vers».
Un nom qui incarne un complet renversement de perspective : c’est désormais à l’administration d’aller au contact de ceux qui ignorent peut-être leurs droits.
Un objet incarne bien cette transformation : le triporteur.
En Loire-Atlantique, on en aperçoit aussi bien à la sortie des écoles que sur les marchés. Une telle évolution n’implique pas seulement que les agents doivent apprendre à pédaler, c’est un changement de posture radicale.
Dans l’espace public, ces agents doivent susciter la demande.
Toutefois, les offres de formation continue peinent à suivre le mouvement, mettant parfois les agents en difficulté.

Le dossier unique à la peine

En matière de non-réception, la tâche est encore plus ardue : elle suppose que différentes administrations s’entendent pour éviter aux usagers d’aller frapper à toutes les portes et fournir sans cesse les mêmes justificatifs chaque fois qu’ils se présentent à un guichet.
La tentative d’expérimentation du dossier unique en Loire-Atlantique et en Seine-et-Marne a montré la grande difficulté légale et technique à grouper les démarches administratives.
Seules les expériences de moindre ampleur semblent, aujourd’hui, réellement porter leurs fruits.
Il s’agit d’idées simples, frappées au coin du bon sens, comme la mise en place d’une ligne directe entre un centre communal d’action sociale (CCAS) et une caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) qui permet de dénouer directement entre êtres humains les arcanes des procédures administratives.
A travers ces exemples.
Dans les faits, l’action publique est traversée par deux logiques totalement contradictoires, révélant bien la difficulté de l’administration à appréhender les situations et les motivations des usagers auxquels elle s’adresse.

Le non-recours aux aides sociales, l’envers invisible de la fraude sociale

mercredi 2 mars 2016

LE CAPITALO-LIBERALIME DEBRIDE A LA BARRE



LE POIDS DES LOBBIES EN FRANCE

Pourrait conduire le gouvernement à déposer un amendement explosif sur le projet de loi biodiversité.

Il permettrait aux industriels voyous de ne rien payer en cas de préjudice écologique qu'ils auraient causé.



Le diable se cache souvent dans les détails. Et c’est un 

détail de taille, un détail énorme, qui se niche dans

sur le projet de loi biodiversité, examiné en deuxième 
lecture et en commission à l’Assemblée nationale à 
partir de ce mardi soir, 18 heures.

Un amendement qui serait à même de donner un 
«permis de polluer» aux industriels…
aux frais du contribuable.


Le gouvernement propose de rédiger ainsi un futur article 1386-19 du Code Civil :  « Art. 1386-19. -
Indépendamment des préjudices réparés suivant les modalités du droit commun, est réparable, dans les conditions prévues au présent titre, le préjudice écologique résultant d’une atteinte anormale aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement.
« N’est pas réparable, sur le fondement du présent titre, le préjudice résultant d’une atteinte autorisée par les lois, règlements et engagements internationaux de la France ou par un titre délivré pour leur application.»



L’énorme «détail»,
le voici, dans le deuxième alinéa ce dernier paragraphe et dans cette mention «n’est pas réparable».  «Il s’agit du "permis de polluer" qui avait déjà été défendu lors de l’élaboration de la loi sur la responsabilité environnementale, en 2008», sous un gouvernement de droite.

Et de détailler ce que cela signifie concrètement. «Une pollution causée par une activité qui a bénéficié d’une autorisation administrative (comme un permis de construire, une autorisation d’exploiter, une autorisation de forer, etc.) ne pourra jamais être qualifiée de préjudice écologique et ne pourra, à ce titre, faire l’objet d’aucune réparation.
Que l’autorisation administrative soit légale ou non. Il suffit de disposer d’un "titre" ou simplement de démontrer que l’atteinte a été "autorisée"


Le poids des lobbies?

«Il y a eu un lobbying monstrueux auprès du 
gouvernement de la part, principalement, du 

Medef et de l’Afep [la très puissante 
Association 
française des entreprises privées, ndlr].

Cet amendement a été rédigé directement au 
Medef, puis imposé par Bercy».